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15 Jan 2020

La fable des deux loups

Vous connaissez sans doute déjà la fable des deux loups :

Un vieil homme raconte à son petit-fils :

“Mon enfant, en chacun de nous se déroule une bataille entre deux loups.

Le premier est bon et ne fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tous ceux qui l’entourent et ne s’offense pas lorsqu’il n’y a pas lieu de s’offenser. Il combat uniquement lorsqu’il est juste de le faire, et il le fait de manière juste.

Mais l’autre loup… celui-là est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n’importe qui, tout le temps et sans raison. Il est incapable de penser parce que sa colère et sa haine prennent toute la place. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.

Et je peux t’avouer, qu’il m’est encore parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous les deux veulent avoir le dessus.”

Le petit fils regarde attentivement et longuement son grand-père dans les yeux et demande : “Et lequel des deux loups va gagner, grand-père ?”

Le grand-père sourit et répond simplement :
"Celui que je nourris.”

D'un côté de l'assiette : le jugement des autres, l'ignorance, et le renoncement.

De l'autre : l'amour, la connaissance, et le pardon.

Ces 3 ingrédients répondent aux 3 questions existentielles que se pose l'Homme depuis la nuit des temps :
- Qui suis-je ?
- Que dois-je faire ?
- Que puis-je espérer ?

29 Dec 2019

Se reconnecter à soi

Ce dernier livre, je l'ai publié sur la pointe des pieds, pas vraiment prêt à l'assumer. Mon intention était de l'inscrire dans un projet collectif qui ne fera finalement pas partie de mes priorités.

Une poignée d'exemplaires se sont écoulés. Genre 3 ou 4.
(Si, si. Le genre de score qui permet de vraiment savoir si tu fais partie de ceux qui écrivent pour devenir écrivain, ou de ceux qui le font parce que ça leur brûle au fond des tripes.)

Désormais, j'ai trouvé pour ce livre un nouveau nom d'auteur et une nouvelle couv'. Le concept ? Inverser complètement le mode de fonctionnement cérébral, en essayant de faire taire tout ce qui relève de nos croyances (les connaissances acquises) pour laisser le gouvernail à ce qui relève de ce qui vibre en nous indépendamment de tous ces programmes éducatifs, conventionnels et sociaux (une espèce de connaissance innée, instinctive, où la croyance s'appelle la foi, où la perception s'appelle l'intime conviction, et où le bonheur ne dépend pas du regard des autres mais de ce qui pousse d'abord à l'intérieur de soi).

Là, théoriquement, j'ai perdu 80% des quelques lecteurs qui sont tombés sur le post. Les 20% qui restent se disent "ah oui, je vois de quoi il veut parler !" :-D

Ma crainte au moment où j'ai publié ce livre était de faire face à des lecteurs qui auraient pu trouver ce contenu un peu "perché".
Cette crainte est infondée.
D'une part, ces personnes-là (les fameux 80%) ne liront pas ce livre, et d'autre part, depuis quelques semaines, j'ai enfin accédé à ce degré d'insouciance tant attendu qui me fait dire qu'en fait, je m'en fous. :-D

Suite sur : https://www.facebook.com/notes/charlie-bregman-auteur/se-reconnecter-à-soi/2752120548175311/
 

28 Dec 2019

Réussir sa vie ou réussir dans la vie, that is the question !

Il y a ceux qui veulent réussir "DANS" la vie ;
et il y a ceux qui veulent réussir leur "propre" vie.
(Parce que l'autre, ils la trouvent sale ! :-p)

Les premiers dépendent souvent du monde extérieur.
Les seconds dépendent toujours de leur inconscient.

Les premiers s'acharnent à paraître.
Normal, réussir DANS la vie ne présuppose jamais qu'il s'agit bien de leur vie à eux. Ils doivent donc jouer des rôles dans des limites et des scénarios qui ne leur appartiennent pas ;-)

Les seconds s'acharnent à être.
Le plus difficile pour eux est encore de savoir QUI ils sont parmi tous les rôles et costumes qu'ils ont eu l'habitude d'endosser. Ils s'aperçoivent d'abord qu'ils sont un peu schizos, et puis finalement qu'ils sont vraiment nombreux à habiter une seule et même tête. Devenir le grand chef de tous ces faux"-moi" qui vont devoir apprendre à se taire, ça, c'est du MANAGEMENT !!

Choisis ton camp, choisis ton bonheur.

Si ton bonheur ne tient qu'au regard que les autres portent sur toi, fuis ta propre solitude comme la peste.

Si tu as réussi à faire en sorte qu'il ne dépend plus de qui que ce soit, alors c'est ta zone de confort qu'il va te falloir fuir comme la peste ;-)

Pour reprendre une de mes expressions favorites :
Dans les deux cas : BON COURAGE !!!

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La meilleure façon de te lire entre les lignes, c'est de te trouver dans des livres qui parlent de toi :
http://charlie-bregman.iggybook.com/

19 Dec 2019

L'avenir collectif n’est pas compatible avec la raison

Aujourd’hui est un jour très particulier pour moi. En fait, je me serai demandé jusqu’au bout ce que j’allais faire de ce manuscrit. De quelle manière je pouvais le partager. Sous quel nom, sous quelle étiquette, et pour quelle raison.

Le dilemme a été difficile : assumer un côté sérieux que je déteste en moi, et partager un livre qui essaie de montrer à quel point la réussite et l’échec ne sont que les deux faces d’une seule et même expérience qui fait partie de notre processus naturel d’évolution.

Les questions métaphysiques nous éloignent du jeu, de la joie, de la spontanéité et de nos imperfections qui nous rendent tellement humains et vivants. J’ai un penseur en moi, et, entre nous, il n’est pas la facette de ma personnalité qui me procure le plus de joie ! Ce trait de caractère me constitue, mais il ne suffit pas à me définir. J’aime la philosophie, mais je ne suis pas un philosophe. Plus les années passent, et plus je me méfie des étiquettes. Les étiquettes nous cataloguent, nous résument et nous enferment dans des rôles qui nous privent de cette liberté si précieuse qui est celle de pouvoir VIVRE.

Mais notre monde est en pleine mutation. Il a besoin de sens. La clairvoyance est devenue douloureuse parce que nous l’avons redoutée et repoussée jusqu’au bout. Dans cette réalité dans laquelle nous baignons tous, nous projetons nos croyances et nos expériences, nos peurs et nos désirs, et à travers nos différences de « points de vue », qui a tort et qui a raison ?

La réalité collective n’est pas compatible avec la raison. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la raison nous divise et alimente le règne de nos inconsciences qui s’imposent à nous sous les traits d’une « normalité ».

Cette réalité qui s’étend au-delà de nos subjectivités, j’ai trouvé que certaines personnes en parlaient bien mieux que moi dans ce documentaire réalisé par Tistrya Productions, et qui s’intitule « En conscience » :

https://www.youtube.com/watch?v=sb2s7dbvChA

Je vous invite vivement à le regarder en posant vos convictions dans la pièce d’à côté.

Régulièrement, nos découvertes scientifiques ne cessent de s’ouvrir à l’évidence que notre réalité pourrait bien être une gigantesque illusion constituée de réalités multiples et parallèles entretenues par nos propres pensées.

Nos pensées auraient donc le pouvoir réel de changer notre réalité. Et, en y réfléchissant bien, est-ce que cela ne vous est pas déjà arrivé ?

 

Que ce livre puisse alors nous encourager à faire en sorte que nos pensées individuelles deviennent sources de joie et de paix au niveau collectif plutôt que de nous « enfermer » dans des interprétations subjectives de la réalité.

« Toi aussi, tu es prisonnier de ton imagination ? »

Alors écoute tes émotions, libère les blocages qui font de toi le poison inconscient de celles et ceux que tu côtoies, et vis ta vie en jouissant de chaque instant présent qui t’est donné d’expérimenter. Si c’est là que réside la sagesse, c’est là que nous trouvons le bonheur.

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Extrait de mon livre "Un sens à tout ça"
https://charlie-bregman.iggybook.com/fr/un-sens-a-tout-ca/

02 Dec 2019

Pourquoi écrire ?

 

Pendant longtemps, j'ai écrit sans savoir pourquoi j'écrivais. C'était un besoin, presque physique, d'entrer en état d'introspection. Une espèce d'exploration de la personne que j'étais quand j'avais à peine vingt ans. Une tentative de compréhension, ou en tout cas d'une "meilleure" compréhension, car plus j'écrivais et plus je me rendais compte de l'immensité du monde inconnu qui me constituait.

Écrire, c'est mettre de l'ordre dans son chaos. C'est tenter d'y voir plus clair. Comprendre ce qui se trame derrière ses propres automatismes comportementaux, affiner la connaissance de ses émotions, détecter leur véritable essence derrière les différents masques qu'elles présentent parfois. C'est aussi creuser ses propres idées. On a des idées sur tout, quand on a vingt ans. On sait tout, on est sûr de tout, et on ne veut rien savoir. Dès le moment où l'on se met à écrire, une meilleure lucidité s'invite sur le papier, car en vérité, tout ce que l'on croit savoir n'est souvent qu'illusion, et on n'a pas d'autre choix que de réaliser cet effort d'accouchement pour en prendre véritablement conscience.

Écrire a donc été une façon pour moi de mettre en lumière ces illusions. Les extirper des ténèbres qui étaient en moi. Et donc me permettre de mieux connaître la personne que j'étais et que je suis maintenant.

Ça, c'était pour répondre au pourquoi qui concerne la cause de l'écriture.

 

Pour le but de l'écriture, chez moi, c'est venu très tardivement : une fois que j'ai compris justement que tout cet effort que j'avais fait pour me connaître m'avait mené en réalité à une meilleure connaissance de ce qui touche à notre universalité.

Malgré le fait que nous vivons dans une société très individualiste, où l'affirmation de soi et le culte des égos sont très importants, notamment dans le monde du travail, je m'intéresse au fait que nos véritables personnalités sont plus souvent étouffées par la société… que développées.

Derrière les apparences, je crois que nous ne sommes pas si différents les uns les autres. Cette partie plus ou moins inconsciente qui nous manipule, en tout cas, demeure la même d'un individu à l'autre. En fonction du vécu, de notre propre parcours, de notre propre environnement, mais aussi en fonction des traumatismes vécus par nos ancêtres, qui survivent d'une certaine manière à travers nos gênes, nos réactions sont différentes. Mais le processus est le même, et c'est justement cette partie que l'on cache, qui m'intéresse, bien plus que tout ce que l'on montre.

Du coup, j'écris pour partager ce regard-là. Cette vision des choses.

J'écris parce que le monde dans lequel l'on vit est un monde en perdition, où tout repose sur le profit, au détriment du bon sens et de la survie des générations à venir. Où l'on juge avant de connaître. Où l'on se positionne avant d'accueillir. Où l'on massacre avant de comprendre. J'écris pour résister à ma manière contre ce monde que l'on m'oblige à subir sans me demander mon avis. J'écris pour faire corps avec celles et ceux qui sont comme moi (et je sais maintenant qu'ils sont nombreux), et j'écris aussi pour que d'autres puissent prendre conscience à leur tour que nous portons tous à l'intérieur de nous une petite pierre à apporter à l'édifice d'un monde meilleur.

En fait, j'écris parce que je suis un idéaliste ;-)

 

25 Sep 2019

Touche pas à ma Greta !

"Mais Greta n'est pas arrivée là toute seule..."
Au secours ! Réveillez-vous ! On la manipule !

Euh !?... Et nos politiciens qui nous gouvernent, on en parle, des pressions qui s'exercent sur eux ?

Fouttez la paix à Greta. Vous devriez avoir honte de vous en prendre comme ça à une gamine de 16 ans.

Ce déferlement de connerie humaine gonflée de certitudes orgueilleuses, d'ignorances abruties et de mauvaise foi sourde à toutes les évidences se veut sans doute à l'image de la quantité de glaces qui se déversent actuellement dans les océans ?

Reste à voir cependant si ces esprits de glace garderont leur grâce imaginaire bien longtemps devant la prise de conscience que leur temps est révolu !

Personnellement, j'ai hâte de fêter ça.

#IloveGreta 

23 Sep 2019

Il n'existe pas d'émotions négatives

La tristesse, émotion "négative" ou émotion "positive" ?

Certains stopperont la lecture de ce post dès les premières lignes, comme si écouter parler un "étranger" du rôle de nos émotions à nous et rien qu'à nous ("Mais merde à la fin ! C'est à moi, ça !), c'était faire face à un petit con prétentieux qui veut vous donner une leçon.

Je suis ce petit con prétentieux et je l'assume si cela peut vous rendre heureux.

Cependant, je ne veux pas vous donner une leçon.
Je veux juste partager ce que j'apprends moi-même de la vie, et donc de l'importance de rester enseignable devant elle et ceux qu'elle nous place sur le chemin.
Qui qu'ils soient.

Pour moi, il n'existe pas d'émotions négatives.
Les émotions ne sont que des indicateurs de trajectoire et de position sur le chemin du bonheur.


Elles nous plongent dans 3 états d'esprit différents, dont je n'ai d'ailleurs pris conscience qu'en écrivant mon livre L'envers de nos vies :

- états d'esprit "négatifs", dans lesquels l'accès à une réalité heureuse n'est pas possible

- états d'esprit "de lutte", dans lesquels les bonheurs sont éphémères, incomplets et instables, et dans lesquels la notion de "zone de confort" n'est en réalité qu'une zone de souffrances et de frustrations acceptées

- états d'esprit "positifs", dans lesquels on se sent à sa place, authentique et cohérent, en action et non plus en "réaction", et donc acteur de sa propre vie plutôt que dépendant de la vie que nous imposent les autres, pas toujours en phase avec ce à quoi on aspire

Dans l'un, on apprend le lâcher-prise. Accepter.
Dans l'autre, le positionnement. Refuser.
Et enfin, dans le troisième, la liberté. Exister.


Même si l'on peut avoir l'impression de stagner dans une situation, aucun de ces trois états n'est définitif et acquis.

Nous traversons tous des épreuves, des "échecs", des blessures plus ou moins douloureuses et des injustices.
Chacun y fait face comme il peut, avec sa conscience et sa capacité de résilience.
L'un sans l'autre ne suffit pas.

Je viens de lire une question posée dans un groupe sur Facebook : comment faites-vous pour surmonter une émotion négative, au point qu'elle s'empare de vous jusqu'à la tristesse ?

(... !!)

Voici ma réponse à moi, héritée des quelques déferlantes que je me suis prises sur la tronche parfois, des exploits silencieux et invisibles à remonter sur le ring de manière pas toujours très gracieuse, ou de ces moments pleins d'entrain durant lesquels je me sentais suffisamment invincible et aux commandes de mes aspirations à moi pour que tout devienne subitement magique, facile et évident.

Je ne cherche pas à surmonter la tristesse.
Mais voici la manière dont j'y fais face :


Laisser s'exprimer la tristesse, ne pas chercher à la faire taire. Pleurer, l'exprimer, l'évacuer et accepter que tout ce qui nous rend triste correspond à un sentiment de perte, et que pour qu'il y ait un sentiment de perte, c'est qu'il y a eu de belles et grandes choses qui nous ont accompagnés et fait grandir.
Donc dire merci à ça, et accepter qu'évoluer dans la vie consiste à vivre ces mues émotionnelles qui nous rendent sans cesse plus forts... et plus libres.

En quoi sommes-nous finalement si différents de ces serpents qui nous font pourtant si peur ?

11 Sep 2019

Le jour où Liberté et Paix se sont effondrées…

Le 11 septembre 2001, vers 15 heures en France (6 heures de moins à New York), au bureau dans lequel je travaillais, nous étions tous sous le choc d'un événement inimaginable. Une des tours du World Trade Center venait de se faire percuter par un Boeing détourné par des terroristes.

En live, une tour est tombée.

Puis la seconde...

Et enfin, un troisième bâtiment, situé à un pâté de constructions plus loin, tandis qu'un troisième avion, probablement prévu pour s'y crasher, s'écrasait loin des gratte-ciels grâce aux réactions héroïques de certains passagers...

Ce troisième bâtiment abritait les archives de la CIA.
De quoi alimenter les théories du complot les plus fantaisistes.

En Amérique, patrie des premiers hommes qui ont marché sur la lune, on abrite les archives de la CIA dans le seul bâtiment qui s'écroule sous l'effet des vibrations causées par un effondrement produit à des centaines de mètres de lui.
(Hic.)

De plus, les restes des poutrelles retrouvées dans les décombres des tours démontrent l'évidence que la chute n'a pas pu être causée par l'incendie, mais par le complément d'explosifs soigneusement disposés comme pour un projet de démolition contrôlé.
Tous les vrais experts sont unanimes sur le sujet, et je vous renvoie à cet excellent documentaire diffusé par Arte il y a qq années.

Tout cela doit être consigné dans des rapports... mais dans des rapports qui ne déboucheront sur rien.

Ce qui est désolant, dans ce monde, c'est autant la violence dont l'être humain est capable, que l'énergie déployée pour maintenir la vérité de certains faits historiques sous silence.

18 ans plus tard, le mystère reste donc entier.
Alimentant le fait que sur Internet, certains vont jusqu'à nier l'existence de cet événement, comme pour porter une ultime atteinte au respect de tous ces sauveteurs atteints d'un cancer aujourd'hui.

Déni quand tu nous tiens...

11 septembre 2001.

Ce jour-là, le monde moderne a basculé dans le douloureux rappel que rien n'est jamais acquis.

Et certainement pas la liberté, et encore moins la paix.

:-(

07 Sep 2019

Nous n'édifions pas nos vies

L’être humain fait beaucoup de mal à ses semblables, et souvent tout simplement parce qu’il a besoin d’évacuer ses propres tensions, sa propre souffrance, son propre mal-être en tenant les autres pour responsables de ce qui se passe qu’en lui-même.

Nous sommes profondément immatures.

Nous ne sommes que des esprits vénéneux, irresponsables de ne voir le poison qu’à travers les intentions et les actes de nos semblables.

Nos egos sont opaques. Ils sont blindés et inattaquables. Sans ces carapaces, nos vies se résumeraient à des enchevêtrements fragiles et incapables de se hisser au rang de véritables constructions.

Nous n’édifions pas nos vies : nous nous laissons édifier par leurs séismes.

L’immense partie de nos actions est constituée d’illusions, car nous sommes en réalité toujours dans la réaction à des forces contre lesquelles nous ne pouvons jamais rien.

Nous n’agissons que pour nous battre contre quelque chose. Contre des idées, contre une violence, contre autrui ou contre soi.

Le véritable fond de la nature humaine reste définitivement double, avec une partie innée constituée de « bon », et une autre acquise, dans laquelle s’accumule, au fur et à mesure que les années passent et que les renoncements gagnent du terrain sur les envies, toute une cargaison de quelque chose qu’il faut bien reconnaître comme étant de l’ordre du foncièrement « mauvais ».

La vie détient-t-elle à ce point le pouvoir de rendre les âmes pures plus mauvaises au final ?

Observe le comportement des gens entre eux avec clairvoyance, et plus jamais tu ne pourras être gentil ! Celui qui voit les fourberies, les mensonges et les véritables cicatrices qui se cachent derrière les apparences ne peut que finir dans la réserve et la méfiance. Être aimable, c’est avoir fait le choix conscient de passer l’éponge sur cette sinistre vérité, et faire comme si cela ne se voyait pas, comme si les ficelles n’étaient pas énormes, comme si les mensonges restaient invisibles pour mettre en évidence une nature humaine définitivement bonne et juste.

Je ne suis pas gentil. Ma gentillesse n’est que tristesse. Tristesse d’être le témoin impuissant de ce temps qui transforme les cœurs purs en petites fioles remplies d’aigreur. Tristesse de voir à quel point les mots les plus anodins et l’enthousiasme le plus spontané finissent par se gorger de venin, et à quel point l’écoute des autres vire le plus souvent au procès le plus injuste et intransigeant. Tristesse de voir à quel point la joie sincère dans les sourires finit par s’effacer derrière l’hypocrisie d’une compassion de circonstance, qui n’est en réalité qu’un reflet plus ou moins flatteur, plus ou moins implicite, de soi.

J’ai fait le choix non formulé de faire comme si cette tristesse ne faisait pas partie de mon regard. De faire comme si le bon côté des choses et des gens suffisait à me rendre invisible cette part d’ombre, si tragique et inéluctable, pour rendre systématiquement la victoire au temps.

Je ne vaux pas mieux que les autres. Moi aussi, j’alimente sans doute inconsciemment, chaque jour, cette nécessaire hypocrisie de la compassion. Pour me conformer à la manière de vivre des autres. Pour ne pas me couper d’eux. Pour jouer avec eux le jeu des mensonges et des stratagèmes, tout en taisant le secret espoir qu’un jour, ce jeu n’aura plus lieu d’être.

J’ai donc fait le choix de rester aimable avec les gens. Pour nous rendre la vie plus facile, plus supportable, pour faire en sorte que chaque instant ne puisse pas basculer dans la sauvagerie permanente. Pour respecter le choix des autres, le « devenir » des autres et pouvoir me frayer une survie viable parmi eux. Pour continuer d’aimer, le plus souvent en secret, cette part d’eux-mêmes qui relève de la grâce et de la bonté, de l’amour et de la bienveillance, de l’humour et de l’optimisme, et qui fait que, malgré tout, au-delà de tous leurs mensonges et éclats de voix qui sonnent faux, derrière leur attachante fragilité d’avoir fait ce choix de souffrir de tout ça ensemble et de manière si conforme et prévisible, perdure malgré tout une petite étincelle de gentillesse sincère et précieuse que l’on appelle l’insouciance.

Le reste d’une âme d’enfant à préserver.

J’ai fait le choix de faire en sorte de ne percevoir que cette flamme-là. De ne regarder que la part de lumière en chaque être, et de fermer les yeux sur le reste.

Mais cette façon de regarder les autres n’est donc pas le résultat d’une géniale et bienheureuse insouciance. J’ai eu tort de m’intéresser à la Connaissance. J’ai eu tort d’avoir voulu croquer dans la pomme moi aussi, d’avoir voulu comprendre les choses et les êtres au-delà de tout ce qui nous était permis de vivre tout simplement.

Celui qui croque la pomme de la connaissance renonce à son insouciance originelle. Lorsque tu découvres que le vrai prix de ta liberté ne consiste qu’à te laisser porter par les courants de l’enfer ou déployer les ailes de la paix bien haut au-dessus de cet enfer, il est trop tard. Tu fais déjà partie du jeu, et tu ne vis certainement pas sur la terre des dieux.

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Extrait de "Un sens à tout ça".

05 Sep 2019

Et cette rentrée, vous la vivez comment ?

Et cette rentrée, vous la vivez comment ?

Le silence est parfois la graine de la frustration pour celui qui s'y enferme.
La frustration est la graine de l'égo.
L'égo considère qu'il doit se battre et défendre ses propres intérêts pour survivre ou exister parmi les autres.
L'égo est donc l'exact contraire du respect, de la bienveillance et de l'amour.

Voilà pourquoi il vaut mieux prendre le risque de dire les choses, même si elles peuvent être difficiles à entendre pour ceux à qui vous les direz.
Exprimer ses besoins, ses attentes, ou entendre les besoins et les attentes de l'autre, c'est la base de toute relation, amicale, familiale, amoureuse ou professionnelle.

En cette semaine de rentrée 2019, j'encourage toutes celles et ceux qui liront ce message à sortir des non-dits, de prendre conscience des rapports de soumission ou de domination auxquels ils consacrent leur énergie, et de dire non, de dire STOP, et de prendre le temps de se positionner.

Vous faites un job qui ne respecte pas vos valeurs ?
Vous disposez pourtant aussi d'autres choix que de celui d'être un Collabo d'un système qui vous détruit, vous et les personnes comme vous.
98% des gens vous conseillent de vous taire ?
Parlent-ils de vous, ou vous parlent-ils d'eux-mêmes ? De leurs propres renoncements ?

La vie n'est pas l'apprentissage du renoncement.
Elle est l'apprentissage, parfois, de ce que l'on appelle le positionnement.

Aimez, respectez, écoutez et accueillez, entendez l'autre avec les défauts qui sont les siens, le parcours dont il est sorti plus ou moins victorieux, mais pour autant, considérez toujours avec objectivité de quel côté vous vous positionnez dans la balance de l'ÉQUITÉ. 

Bonne rentrée professionnelle et personnelle à tous !
Faites de vos partenaires les alliés de vos améliorations, de vos prises de conscience et de votre réussite.
La vie n'assemble que les pièces compatibles d'un puzzle que seul le temps permet de vraiment mettre en lumière.

Ni bourreaux, ni victimes.
Que des aveugles qui apprennent à ouvrir les yeux... rien qu'en ouvrant leur cœur ;-)

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