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20 Aug 2019

Un jour, tu vas mourir.

Un jour, tu vas mourir.
Qu'est-ce qui te pèsera le plus entre le fait d'avoir échoué dans l'expression de la meilleure version de toi-même, ou le fait de ne même pas avoir osé ?

Le bilan d'une vie ne tient pas dans la sécurité d'un compte en banque.
L'argent va et vient, il n'est qu'une forme d'énergie. Il est l'oxygène que tu donnes à la réalisation de ce qui t'est important à TOI.

Ce qu'en pensent les autres, tu t'en fous.

Certains naissent avec de l'argent plein le berceau, d'autres ne doivent leur réussite financière qu'à leurs propres exploits.

J'ai autant de respect pour les uns que pour les autres, tant que cet argent-là contribue parfois à rendre le monde un peu meilleur et d'autres gens un peu plus libres, éveillés, performants et créatifs.

De quoi est-il riche celui qui n'aurait que les regrets pour le ronger au moment du grand soir ?
Riche d'aventures, de rêves explorés et parfois réalisés, riche d'optimisme malgré les plus tristes évidences, riche de patience et de résilience, de curiosité et d'insouciance, d'amour donné et de confidences écoutées, de regards qui se comprennent, de rencontres improbables, de grands voyages et de nouveaux plaisirs partagés, de souvenirs indélébiles de ceux qui sont partis, d'émerveillement devant la beauté de la vie...

Veille à ce que ta richesse soit authentique.
Veille à ce qu'elle t'allège le cœur et celui de ceux qui te sont chers.
Veille à ce que le coffre de tes trésors leur soit définitivement laissé libre d'accès.

Écris !
Écris ce qui vibre, ce qui sonne juste, ce que tu respires de l'air de ton temps, ce que tu filtres des ignorances, ce que tu apprends de ceux qui dansent… ÉCRIS VITE, ÉCRIS TOUT, ÉCRIS EN RÉACTION À CEUX QUI VOUDRONT TE FAIRE CROIRE QUE TOUT LE MONDE S'EN FOUT, écris, peins, chante et danse, bouge, lance-toi, enivre-toi de la vitesse et de ce qui te rend vivant, sois le vivant qui bouscule ceux qui sont morts, sois le mort qui se relève, la vie qui reprend ses droits, les mots qui soignent, les mots qui hurlent, les mots qui révèlent, les mots qui invitent, les mots qui accueillent, les mots qui réconfortent et les mots qui reboostent.

Sois la caféine,
Sois l'oxygène,
Sois le vent,
Sois le souffle,
Sois celui qui se targue devant celui qui se tait
Sois les vagues…
Et l'immensité.

26 Jul 2019

Merci Gwënola… ❤

Elle m'avait fait la surprise de cette publication.
C'était ma première critique.
J'avais effectué un tirage discret de 30 exemplaires pour évaluer le potentiel (ou pas) de mon premier roman "Vivement l'amour".

Gwënola aurait eu 50 ans le 20 juillet dernier.

Quelques semaines après la publication de cet article, elle m'annonça qu'on venait de lui découvrir un cancer lors d'examens qui avaient pour but de comprendre d'où venaient ses douleurs dorsales.
Moins de 8 mois plus tard, la maladie l'a emportée.

Elle venait de publier son premier livre pour enfants : le premier épisode de son projet de saga Zébu Chaton.
http://zebu.kazeo.com/le-cas-charlie-bregman-a122366278


La disparition de Gwënola a été un électrochoc pour moi.
Un électrochoc pour m'encourager à vivre la vie d'une manière différente. Moins focalisée sur l'avenir et le besoin de sécurité.

Vivre au lieu de capitaliser.

Être au lieu de vouloir.

Faire au lieu d'avoir.

Aimer au lieu de retenir.

Rêver haut, rêver fort mais au moins essayer de s'accrocher à des rêves autres que ceux qui n'appartiennent qu'aux autres.

Tenter, travailler dur, construire et miser, au risque de ne pas être rémunéré pour tous ces efforts qui n'étaient que la manifestation des valeurs que je voulais défendre.


Et vous, que vous a appris la disparition de ceux qui étaient des anges à vos yeux ?


http://zebu.kazeo.com/le-cas-charlie-bregman-a122366278

19 Jun 2019

Comment se protéger des vampires énergétiques ?

Les états d'esprit négatifs vont naturellement se nourrir de l'énergie des états d'esprit positifs.
D'où le succès de ce que j'appelle les "coachs pansements" parfois.

Et puis si le phénomène peut se répéter de manière quotidienne (vie de couple, par exemple), l'état d'esprit négatif pompe toute l'énergie de l'état d'esprit positif. On peut alors parler de vampirisation. Et ce, jusqu'à ce que l'état d'esprit positif se retrouve lui-même "lobotomisé" en état d'esprit négatif et que l'association des deux partenaires ne puisse plus fonctionner.

La seule façon de palier à ça, c'est de prendre conscience de son propre état d'esprit, et d'être capable de se régénérer soi-même en énergie.

Pour cela : pratiquer des activités qui nourrissent l'âme (se réaliser, aimer, accompagner, exprimer son authenticité, transmettre un savoir, savourer le moment présent, contempler, respirer, méditer, jouer, être au contact de la nature, jardiner, prendre soin d'un animal...)

Toute notion de travail, si elle est associée à l'effort, est contradictoire avec le fait de pouvoir en retirer une compensation.
Car même lorsque le montant de la compensation est élevé, tout travail qui néglige l'âme jusqu'à l'étouffer mène tout droit à la douleur et à l'alimentation des souffrances tout autour de soi.

-> Lire la découverte scientifique en lien avec le sujet
-> Pour en savoir plus sur l'échelle des états d'esprit, lisez L'envers de nos vies, 9 histoires qui vous feront ressentir, réfléchir, rire ou vous questionner sur le rôle des émotions dans nos vies.

18 Jun 2019

Du poids de se sentir différent à l’hypothèse de se croire fou

Où sont les fous qui me ressemblent ?

Où sont les miens ?

Où sont ceux qui sont comme tombés de nulle part ou bien d’une autre planète ? Où sont-ils, ces extraterrestres de la reproduction comportementale ?

Je ne peux pas être le seul à être comme ça. Ce n’est pas possible. Qu’est-ce que j’aurais pu faire, pour mériter ça ? De quel karma ai-je donc bien pu être la conséquence ?

Il faut reconnaître que la vie n’apporte pas beaucoup de réponses à toutes les questions que l’on peut se poser. Alors on en revient toujours à cette étiquette maléfique que l’on ne peut pas faire autrement de se coller sur le front, en attendant de pouvoir devenir, peut-être un jour, quelqu’un comme tout le monde, bien rangé, bien discipliné, bien conformé aux attentes de toute une société.

La folie. La terrible étiquette, qui sépare et exclut. Oui. Du poids de se sentir différent à l’hypothèse de se croire fou, il n’y a qu’un tout petit espace que le devoir de conformité ne cesse de diminuer.

Assumer cette folie singulière pour la réduire au rang d’une petite folie ordinaire. Tel est mon défi imposé. Me faire l’explorateur de cette non-conformité inadaptée. Me faire l’étudiant de cette différence exclue de tous les contrats d’assurance !
 

[Extrait de Un sens à tout ça]

C'est en explorant les abysses de ses propres inconsciences que l'on parvient à en extraire ces parcelles d'universalité qui nous relient au cœur des autres…

 

12 Jun 2019

Combien de vies privées de leur propre liberté dans leur lutte à "obtenir" ?

Les individus que nous sommes peuvent donc se résumer à cette raison d’être qui les constituait avant même de pouvoir bénéficier d’une conscience d’exister parmi les autres.

C’est cette essence première, qu’il faut déceler. Cette essence, qu’il faut mettre en lumière. Car celui qui passe à côté de cette essence passe à côté de son existence, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de sa propre raison d’être. Combien d’hommes d’affaires qui, à l’heure du grand bilan de leur vie, s’aperçoivent qu’il sont finalement passés à côté de qui ils auraient aimé devenir s’ils ne s’étaient pas laissés entrainés par l’excitation jouissive d’accumuler sans cesse plus de succès et de richesses au regard de ceux devant qui ils se sentaient progressivement de plus en plus puissants ?

Combien de vies, privées de leur propre liberté dans leur lutte quotidienne à démontrer leurs capacités à « obtenir » plutôt qu’à exister ? N’y a-t-il pas un sens à trouver au-dessus de tout cela ? Une essence première à dénicher au-delà des rôles sociaux distribués au sein de la conscience collective ?

Une civilisation repose sur des besoins qui se font prioritaires sur la somme des besoins individuels. Mais jusqu’où l’abnégation des individus peut rester profitable à la véritable raison d’être d’une civilisation ? N’est-ce pas les prémices d’une fin inéluctable, lorsqu’une civilisation n’est plus capable de distribuer équitablement ses parts de bonheur à chacun des individus qui en constituent ses maillons ?

[Extrait de Un sens à tout ça]

05 Jun 2019

Rien n’est plus fondamental, dans la vie, que de découvrir qui l’on est

Chacun d’entre nous pourrait sans doute se résumer à une raison d’être : une sorte d’essence existentielle qui lui serait propre et qui suffirait sans doute à le définir en dehors des rôles qui lui sont imposés par ceux qui exercent une emprise sur lui. Prenez des tonnes de roses, et vous en tirerez quelques litres d’essence de rose. La rose a sa propre essence, singulière et suffisante, qui lui permet d’exprimer sa propre nature dans un environnement dans lequel elle pourra tout aussi bien faire figure de forme de vie totalement incongrue. Une rose ne cherche pas à manifester l’essence d’un baobab, d’un pissenlit, d’un rocher ou d’un escargot : elle est une rose, et n’a donc pas besoin de l’essence des autres pour exprimer sa véritable nature.

Les individus que nous sommes en société sont en revanche comme des parfums qui se construisent sur des essences multiples et parfois contradictoires, même lorsque certaines semblent nous laisser que de simples traces. Nous sommes tous le fruit de nos différents contacts avec les autres, qu’ils soient hostiles ou bienveillants, électriques ou charnels, impossibles ou miraculeux. Mais si l’essence fondamentale des individus que nous sommes était justement reléguée, à travers toutes nos peurs de ne pas être à la hauteur parmi les autres, à l’arrière plan de toutes ces influences inconscientes qui ne cessent de s’engouffrer en nous ? Si par ignorance de qui nous sommes, nous ne faisions que chercher à refléter l’essence plus ou moins erronée, plus ou moins frelatée, de celles et ceux que nous sommes amenés à côtoyer ? Si notre essence première avait été perdue ou déchue, au fur et à mesure des années, au fur et à mesure de notre parcours individuel ? Au fur et à mesure de nos petits renoncements à devenir qui nous sommes, pour mieux nous fondre dans la masse aveugle et informe de tout ce que nous ne sommes pas ?

 Je crois que rien n’est plus fondamental, dans la vie, que de découvrir qui l’on est. Combien y parviennent ? Combien ne renoncent jamais à cette terrible tâche que personne ne puisse nous épargner ?

Combien vivent leur existence entière sans être parvenus un seul instant à se rencontrer, après avoir fui sans cesse à travers leurs devoirs d’obéir à des maîtres immatures, égoïstes et inconscients ?

Combien courbent l’échine devant les responsabilités que la vie en communauté ne cesse d’exiger d’eux ?

Combien se vident de toute leur énergie à travers leurs combats contre les autres, à travers toutes leurs justifications à ne vouloir exister qu’en rébellion contre des modes de vie qui les éloignent jour après jour des rêves les plus précieux qui sommeillent en eux ?

Exister, n’est-ce pas plutôt chercher à trouver un sens vers une autre sérénité ? Un cheminement « pour » la paix, plutôt que « contre » des obstacles à une paix rendue impossible ?

[Extrait de Un sens à tout ça]

29 May 2019

L’avenir de l’humain, c’est la spiritualité.

L’école n’est pas faite pour ceux qui veulent devenir grands. L’école ne sert qu’à dérouler le linceul d’un cocon pour le remplacer par un autre encore bien plus résistant.

« Socialiser » ne doit pas signifier « rendre conforme à la masse ». Une société doit avant tout rester un ensemble d’individualités qui se complètent. Sinon, elle ne peut que s’asphyxier de ses propres contraintes et de ses propres murailles.

La peur collective qui subsiste est la suivante : du culte de l’individualité à l’anarchie, il n’y a qu’un pas.

L’individualité ne doit jamais devenir un prétexte pour se déconnecter des autres. Elle n’est que la manifestation d’une liberté commune à tous les êtres humains de pouvoir disposer librement de leur libre-arbitre concernant leur propre chemin d’évolution spirituelle.

Car l’avenir de l’humain n’est pas la civilisation, qui n’est qu’une étape de son cheminement.

L’avenir de l’humain, c’est la spiritualité.
Seule la spiritualité détient les clés de la paix de l’Humanité.

La notion de spiritualité est encore trop liée à un risque de division entre les êtres qui commencent à percevoir le pouvoir de la bienveillance et ceux qui vivent leur vie comme un combat à mener contre les autres.

L’avenir de l’humain, c’est la paix.

[Extrait de Un sens à tout ça]

22 May 2019

Nous n’édifions pas nos vies : nous nous laissons édifier par leurs séismes.

L’être humain fait beaucoup de mal à ses semblables, et souvent tout simplement parce qu’il a besoin d’évacuer ses propres tensions, sa propre souffrance, son propre mal-être en tenant les autres pour responsables de ce qui se passe qu’en lui-même.

Nous sommes profondément immatures.

Nous ne sommes que des esprits vénéneux, irresponsables de ne voir le poison qu’à travers les intentions et les actes de nos semblables.

Nos egos sont opaques. Ils sont blindés et inattaquables. Sans ces carapaces, nos vies se résumeraient à des enchevêtrements fragiles et incapables de se hisser au rang de véritables constructions.

Nous n’édifions pas nos vies : nous nous laissons édifier par leurs séismes.
L’immense partie de nos actions est constituée d’illusions, car nous sommes en réalité toujours dans la réaction à des forces contre lesquelles nous ne pouvons jamais rien.

Nous n’agissons que pour nous battre contre quelque chose. Contre des idées, contre une violence, contre autrui ou contre soi.

Le véritable fond de la nature humaine reste définitivement double, avec une partie innée constituée de « bon », et une autre acquise, dans laquelle s’accumule, au fur et à mesure que les années passent et que les renoncements gagnent du terrain sur les envies, toute une cargaison de quelque chose qu’il faut bien reconnaître comme étant de l’ordre du foncièrement « mauvais ».

La vie détient-t-elle à ce point le pouvoir de rendre les âmes pures plus mauvaises au final ?

Observe le comportement des gens entre eux avec clairvoyance, et plus jamais tu ne pourras être gentil ! Celui qui voit les fourberies, les mensonges et les véritables cicatrices qui se cachent derrière les apparences ne peut que finir dans la réserve et la méfiance. Être aimable, c’est avoir fait le choix conscient de passer l’éponge sur cette sinistre vérité, et faire comme si cela ne se voyait pas, comme si les ficelles n’étaient pas énormes, comme si les mensonges restaient invisibles pour mettre en évidence une nature humaine définitivement bonne et juste.

Je ne suis pas gentil. Ma gentillesse n’est que tristesse. Tristesse d’être le témoin impuissant de ce temps qui transforme les cœurs purs en petites fioles remplies d’aigreur. Tristesse de voir à quel point les mots les plus anodins et l’enthousiasme le plus spontané finissent par se gorger de venin, et à quel point l’écoute des autres vire le plus souvent au procès le plus injuste et intransigeant. Tristesse de voir à quel point la joie sincère dans les sourires finit par s’effacer derrière l’hypocrisie d’une compassion de circonstance, qui n’est en réalité qu’un reflet plus ou moins flatteur, plus ou moins implicite, de soi.

J’ai fait le choix non formulé de faire comme si cette tristesse ne faisait pas partie de mon regard. De faire comme si le bon côté des choses et des gens suffisait à me rendre invisible cette part d’ombre, si tragique et inéluctable, pour rendre systématiquement la victoire au temps.

Je ne vaux pas mieux que les autres. Moi aussi, j’alimente sans doute inconsciemment, chaque jour, cette nécessaire hypocrisie de la compassion. Pour me conformer à la manière de vivre des autres. Pour ne pas me couper d’eux. Pour jouer avec eux le jeu des mensonges et des stratagèmes, tout en taisant le secret espoir qu’un jour, ce jeu n’aura plus lieu d’être.

J’ai donc fait le choix de rester aimable avec les gens. Pour nous rendre la vie plus facile, plus supportable, pour faire en sorte que chaque instant ne puisse pas basculer dans la sauvagerie permanente. Pour respecter le choix des autres, le « devenir » des autres et pouvoir me frayer une survie viable parmi eux. Pour continuer d’aimer, le plus souvent en secret, cette part d’eux-mêmes qui relève de la grâce et de la bonté, de l’amour et de la bienveillance, de l’humour et de l’optimisme, et qui fait que, malgré tout, au-delà de tous leurs mensonges et éclats de voix qui sonnent faux, derrière leur attachante fragilité d’avoir fait ce choix de souffrir de tout ça ensemble et de manière si conforme et prévisible, perdure malgré tout une petite étincelle de gentillesse sincère et précieuse que l’on appelle l’insouciance.

Le reste d’une âme d’enfant à préserver.

J’ai fait le choix de faire en sorte de ne percevoir que cette flamme-là. De ne regarder que la part de lumière en chaque être, et de fermer les yeux sur le reste.

Mais cette façon de regarder les autres n’est donc pas le résultat d’une géniale et bienheureuse insouciance. J’ai eu tort de m’intéresser à la Connaissance. J’ai eu tort d’avoir voulu croquer dans la pomme moi aussi, d’avoir voulu comprendre les choses et les êtres au-delà de tout ce qui nous était permis de vivre tout simplement.

Celui qui croque la pomme de la connaissance renonce à son insouciance originelle. Lorsque tu découvres que le vrai prix de ta liberté ne consiste qu’à te laisser porter par les courants de l’enfer ou déployer les ailes de la paix bien haut au-dessus de cet enfer, il est trop tard. Tu fais déjà partie du jeu, et tu ne vis certainement pas sur la terre des dieux.

[Extrait de Un sens à tout ça]

15 May 2019

La souffrance n’est qu’une énergie d’amour immature.

Si l’amabilité consiste à se taire, alors elle n’est que blocage énergétique entre vous.

Là où il y a blocage, il y a souffrance ; et là où il y a souffrance, il y a séparation.

L’amabilité n’est alors qu’une forme d’empathie, qui n’est que bienveillance destinée à partager les souffrances d’autrui là où ces souffrances constituent pourtant la clé de son éclosion.

Si vous tentez d’aider un oisillon à sortir de sa coquille, ou un papillon de son cocon, il ne volera jamais.

La véritable bienveillance dont vous pouvez faire preuve vis-à-vis d’autrui consiste à devenir une source d’inspiration et d’évolution.

La souffrance n’est qu’une énergie d’amour immature.

Tout est question de temps.

[Extrait de Un sens à tout ça]

08 May 2019

L’inconscience mène à l’extinction.

La vie se charge de te rendre soit exploitable, soit mystique d’une certaine manière, mais à chacun de choisir son camp avec discernement :celui qui se rend exploitable, qu’il en ait conscience ou non, renonce, avant toute chose, à son propre pouvoir créateur, et cela au bénéfice d’autres âmes moins conscientes et moins louables ; et celui qui assume sa part mystique de soi accepte la responsabilité d’une cargaison précieuse et inconsciente qui lui aurait été confiée afin que sa vie tout entière puisse être le cargo qui la mène à bon port.

Devant cette évidence, l’être humain n’apparaît libre que de contribuer au toxique déversement d’une cargaison immature et malveillante par essence, ou d’œuvrer pour une cargaison qui lui demeure supérieure et donc bienveillante pour l’ensemble de la collectivité.

Chaque être humain demeure ainsi, pour l’ensemble de la collectivité, soit l’ouvrier inconscient d’une irréversible extinction, soit le germe d’une véritable mutation en devenir.

L’inconscience mène à l’extinction.

Voilà pourquoi il est fondamental de rester lucide quant aux agissements de chacun, et perspicace au regard des multiples mensonges et stratagèmes déployés pour ne avoir à affronter ce devoir de prise de conscience.

La naïveté consiste à ne spontanément considérer la nature humaine que sous son aspect positif et bienveillant, comme si le mal ne faisait pas partie de ses paramètres d’évolution les plus fondamentaux.

Or, le mal n’est qu’une forme d’ignorance. Il n’est que le signal d’un dysfonctionnement à résoudre.

Celui qui s’efforce d’être aimable a fait le choix de la patience de l’optimisme contre la paresse de l’ignorance.

La meilleure manière de contribuer à la lutte contre l’ignorance, c’est encore d’œuvrer dans l’ombre, dans l’anonymat, en secret et en silence.

Nul ne peut combattre l’ignorance autrement qu’en portant sa pierre à l’édifice de la connaissance ; mais en réaction à cette lutte, libre à chacun d’accueillir le bénéfice de cette connaissance et de se ranger ainsi parmi ceux qui cherchent à devenir les « bons », ou bien d’ignorer cette connaissance et se laisser corrompre par le mal qui ne cessera alors jamais de croître de sa propre ignorance.

Celui qui s’attaque à l’ignorance doit agir en guerrier.

Il doit être fort et lucide sur le fait que le poids de cette ignorance possède cet avantage terrible de pouvoir dresser des foules entières contre lui.

Préfère semer les graines de tes connaissances en cachette et dans l’anonymat plutôt que de courir le risque de voir ton travail ridiculisé par des ignorants. Fais confiance au temps. Laisse le temps arroser toutes ces graines que tu sèmes, et le hasard s’occupera du reste.

Tu sais bien qu’il n’y a pas de hasard, lorsque tout est utile !

[Extrait de Un sens à tout ça]

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