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Sourire aux coqs, pardonner aux ânes, et rester zèbre !

Sourire aux coqs, pardonner aux ânes, et rester zèbre !

Manifeste pour un monde plus bienveillant

Charlie Bregman

Leurs guerres à n’en plus finir, leurs démocraties mensongères, leurs trafics d’armes et leurs bombes chimiques, leurs étendards de la liberté au-dessus des réserves de pétrole, leurs images détournées et leurs foules manipulées, leurs pesticides à outrance, leurs produits chimiques qui nous stérilisent, leurs vaccins qui nous canalisent, tout ça, ça m’en donne la marée nauséeuse, le vomissement au bord des lèvres, et la honte de faire partie de ce genre humain suffisamment lobotomisé pour être devenu totalement déshumanisé.

« Il va falloir que tu deviennes adulte, bordel ! »

Bah oui, bah pourquoi pas, tiens ? Non mais c’est sûr qu’en voyant ce que vous êtes devenus, le produit me fait trop envie ! T’as raison ! Mais pourquoi j’hésiterais ? C’est où, qu’on signe ? Tu vas toucher une prime de parrainage ? T’auras droit à une retraite anticipée, quand tes enfants se seront bien rangés ?

Edva, premier retour de lecture : « Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà été aussi bousculée par un texte. Quelle claque ! Une bombe. J’ai craqué, pleuré… C’est tellement moi… C’en est même flippant… »

Et vous ?

Oserez-vous plonger au plus profond de la personne que vous êtes ?

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Genre : Littérature Langue : français
Sous-genre : Divers Sortie : 29 juin 2018

Disponible chez :

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Revue de presse

Des textes "piquants, drôles -mais tristement réalistes-"… qui nous parlent

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Extrait du dernier texte du livre

Au moment où j’écris ces lignes, j’hésite encore sur le titre à donner à cet ouvrage à cause de cette étiquette « zèbre » directement associée à la notion de « surdouance » des adultes, comme l’avait fait Jeanne Siaud-Facchin dans son ouvrage intitulé Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, paru en 2008.

Cette notion de « surdouance » me dérange dans le fait que nous tenons là, encore et toujours, une occasion de DIVISER l’humanité au lieu de chercher à mettre en lumière son UNIVERSALITÉ, et donc ce vers quoi elle tend à évoluer.

Car dans un jardin, lorsqu’une rose s’ouvre avant les autres, cela ne la rend ni supérieure, ni exclusive. Elle est juste annonciatrice du fait que tous les autres bourgeons sont eux aussi prédestinés à s’ouvrir.

Tout n’est qu’une question de temps.

J’aime par contre cette référence au zèbre pour l’expression « drôle de zèbre », qui souligne la bizarrerie des personnes concernées (dans un rosier rempli de bourgeons, l’éclosion d’une première rose pourrait sembler un peu étrange si l’on n’était pas déjà habitué à cette évolution naturelle), et aussi pour le fait que les zèbres sont des animaux particulièrement indépendants et têtus pour ne pas se laisser domestiquer. Il faut savoir par exemple qu’un zèbre peut casser la mâchoire d’un lion d’une simple ruade, et que ses capacités d’esquive rendent impossible la possibilité de l’attraper avec un lasso.

À mes yeux, les « zèbres » sont donc avant tout des personnes DIFFÉRENTES dans leur manière de percevoir le monde, et donc de s’y intégrer. Leur intelligence, s’il faut parler d’intelligence, se différencie surtout du point de vue émotionnel, et cela grâce à une meilleure interaction observée entre leurs deux hémisphères cérébraux, ainsi qu’une activité cérébrale plus importante, notamment dans des aires spécifiques et généralement peu développées dans notre civilisation occidentale.

Par ailleurs, leur cerveau serait plus « efficace », dans le sens où il consommerait moins de glucose pour des connexions neuronales beaucoup plus diversifiées.

Les « zèbres » sont des hypersensibles de la vie et de grands créatifs. Ils sont dotés d’une très forte empathie naturelle, mais sont souvent perçus par les autres comme des gens trop perfectionnistes, trop décalés, trop rêveurs, trop sensibles, trop émotifs, trop indépendants… et donc, à tort, comme des personnes qui seraient « trop vulnérables » dans une société dans laquelle toute idée de bonheur semble être réduite à un simple besoin de se conformer aux autres.

Vous avez dit « trop inaptes », ces drôles de zèbres ?

 

Peu importe qu’il s’agisse d’intelligence, de précocité, de haut potentiel ou de haut QI, ou je ne sais quoi encore. Le fait est que les « zèbres » possèdent surtout, grâce à leur hypersensibilité, une grande capacité d’écoute et d’empathie vis-à-vis des autres : deux qualités qui me semblent fondamentales pour réveiller le monde d’une folie collective et autodestructrice appelée la déshumanisation.

Notre monde est en perdition. De plus en plus, nos vies sont rythmées par des mégapuissances économiques et financières qui n’ont que les notions de « croissance » et de « profits » à la bouche, et cela au détriment de toute considération humaine et environnementale.

Je formule ici le rêve d’un monde meilleur, dans lequel les masses que nous sommes se réveilleront de leur passive collaboration aux rêves malveillants d’une élite aveuglée par son ambition de s’approprier la totalité de la planète en réduisant le reste de l’humanité au statut de main d’œuvre définitivement soumise et déconnectée de toute possibilité de libre arbitre.

Ce qui, reconnaissons-le, n’est qu’une autre forme d’esclavage et de dictature.

Régulièrement, les notions de collaboration et de résistance viennent me hanter l’esprit, comme si nous ne faisions aujourd’hui que revivre une autre version de cette folie collective que le monde a connue il n’y a que quelques décennies.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des gens avaient fait le choix de collaborer, non pas parce qu’ils adhéraient à la doctrine nazie, mais tout simplement parce qu’ils en avaient peur. Peur pour leur survie, peur de perdre leur confort, peur de ne pas se trouver du bon côté de ceux qui avaient le plus de chance de remporter la guerre…

L’être humain est opportuniste par nature, dès lors que son instinct de survie est bousculé.

Aujourd’hui, ceux qui ont vraiment pris conscience des dangers qui se profilent à l’horizon, avec l’émergence d’une intelligence artificielle et robotisée qui restera la propriété de ceux qui possèdent déjà la majeure partie des ressources naturelles de notre planète, ne peuvent plus accepter de collaborer, comme ils ont pu le faire dans un premier temps, à cette autodestruction contre laquelle de grands scientifiques comme Stephen Hawking ou Hubert Reeves nous ont déjà mis en garde à de multiples reprises.

Notre civilisation « Titanic » continue hélas de maintenir le cap tout droit sur un iceberg dont on connaît déjà les conséquences.

De plus en plus de burnouts ont lieu dans les entreprises, dans les bureaux, et chez les agriculteurs, sommés de pulvériser les poisons que nous connaissons sur les aliments de notre surconsommation.

Ces burnouts ne sont pas le fait de personnes fragilisées, mais la conséquence directe des perversions de notre civilisation occidentale. Toutes ces victimes de ce monde du travail de plus en plus déconnecté de notre « humanité » se retrouvent dans un tel état d’impuissance qu’elles perdent tout espoir d’un monde meilleur.

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Biographie

Charlie Bregman

« Connu comme le loup blanc dans le milieu des indépendants, Charlie Bregman a publié plusieurs ouvrages pour guider les auteurs souhaitant se lancer dans l'auto-édition. Au delà de son activité de prophète du livre numérique, il est aussi l'auteur de romans et de nouvelles humanistes dans lesquels les émotions qui nous gouvernent mènent la danse. »

Présentation par Selma Bodwinger, Salon du Livre de Paris 2016.

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