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28 Apr 2021

Si écrire, c'est souffrir, ne pas oublier que souffrir, c'est grandir

L'être humain partage plusieurs besoins fondamentaux.

Dit d'une autre manière, cela signifie que, sous les trais de nos individualités, nous partageons TOUS les mêmes besoins à satisfaire.

Lorsque nous entrons en conflit les uns avec les autres, nous nous coupons de cette part universelle qui pourrait facilement nous réconcilier si nous prenions conscience du fait que ces conflits n'expriment en réalité que différentes manières de souffrir du fait que ces besoins ne sont pas satisfaits.

 

Parmi ces besoins fondamentaux, chez moi, il y en a au moins deux qui sont à la base de mon besoin d'écrire.

Volontairement, je n'ai pas dit "mon besoin de publier", mais "mon besoin d'écrire".

Lorsque je décide de publier, il y a d'autres besoins fondamentaux qui entrent en compte.

Donc à travers l'écriture, j'exprime :

 

* MON BESOIN FONDAMENTAL DE RÊVER (notamment, pour faire référence à Jacques Salomé, rêver que demain sera meilleur qu'aujourd'hui, à mon niveau personnel, mais aussi pour mes enfants, mes proches, mes amis, et, plus idéalement, pour le collectif humain dans sa globalité)

Ce besoin est tout simplement UN BESOIN DE PAIX.

Consciemment, ou inconsciemment, nous le possédons tous.

Même ceux qui, a priori, ne semblent ne trouver leur place qu'à travers le conflit. En faisant la guerre aux autres, ils tentent d'imposer leur point de vue par la force afin de pouvoir vivre en paix, dans un monde où les autres ne deviennent que des serviteurs de leur refus de se remettre en question.

 

MON BESOIN FONDAMENTAL D'ÉVOLUER

Évoluer, cela signifie GRANDIR, m'enrichir de mes propres expériences, combler des ignorances, et donc faire face à mes propres paradoxes, mes zones d'ombres, mes parts d'inconsciences… pour les transmuter en plus grande part de conscience.

Nous venons tous au monde avec la soif d'apprendre et la joie de vivre des expériences au contact des autres. Cela constitue l'élan de notre évolution.

 

Le processus d'écriture est pour moi un accouchement, dans le sens où l'écriture me permet de transmuter des parts d'inconsciences en conscience.

Le langage, à travers les mots, constitue l'espace de conscience qui se nourrit des profondeurs de l'océan que constituent mes maux. Mes maux, ce sont mes besoins fondamentaux non satisfaits, mes blessures profondes, mes mémoires non nettoyées, mes frustrations, mes douleurs, etc

Il s'agit de mes pensées. Il s'agit de mon inconscient.

Une pensée qui devient consciente ne fait que remonter à la surface de la personne que je suis.

Nous sommes tous de grands névrosés en puissance, et parfois, c'est plus facile de renvoyer ces névroses dans les profondeurs de notre inconscient que de plonger en soi pour s'activer au grand nettoyage l'océan poubelle de notre être.

 

Notre tout petit espace de conscience de qui nous sommes, c'est la goutte d'eau que nous sommes à la surface de contact entre notre monde intérieur et le monde extérieur.

L'un et l'autre nous définissent.

L'un sans l'autre n'est qu'une illusion de ce que nous sommes.

Nous sommes à la fois l'eau et l'air.

C'est de là que nous tirons notre véritable matière.

Nous sommes la vague, nous sommes la tempête, nous sommes parfois la surface stagnante d'une présence que rien ne semble vouloir caresser.

Nous sommes des ondulations entre deux mondes.

Des ondulations plus ou moins fortes selon les déséquilibres provoqués entre le monde intérieur et le monde extérieur.

* Pour moi, ce monde intérieur est cet océan commun dont nous provenons (notre nature humaine, notre universalité inconsciente).

* Le monde extérieur est notre grand inconscient collectif.

Il porte nos croyances, nos valeurs, le poids de nos limites et de nos certitudes.

Notre espace de conscience individuel ou collectif, ce n'est que la rencontre de ces deux espaces d'inconscience complémentaires.

 

Lorsqu'une pensée remonte de ce que je considère comme étant "MON" inconscient, qui n'est donc, selon moi, qu'un espace inconscient que je partage entièrement avec tous ceux qui osent s'y aventurer, je ne fais pas qu'accroître mon espace de conscience.

Le rôle de cette pensée conscientisée n'est pas de stagner là au niveau de mon petit espace personnel jusqu'à ce qu'un courant intérieur la replonge au plus profond de moi.

Cette pensée a un voyage à effectuer : rejoindre l'inconscient collectif… pour mieux purifier les sources de notre espace commun d'inconscience individuelle.

 

À travers l'écriture, je m'oblige à vivre à la fois dans mon monde intérieur et dans l'esprit du monde extérieur.

Je m'oblige à changer de point de vue.

Changer de point de vue, c'est ce qui me permet de grandir.

Grandir au sens de m'enrichir humainement.

Je m'enrichis humainement lorsque, au niveau collectif, j'apporte ma contribution au travail de nettoyage de la grande poubelle de nos inconsciences individuelles !

 

* Lorsque nous lisons ou regardons un film, nous nous mettons dans la peau d'un personnage. Nous nous enrichissons d'un autre point de vue.

Que ce personnage soit bon ou mauvais, nous grandissons.

Nous grandissons parce que nous consolidons nos propres valeurs.

Consolider nos propres valeurs, c'est parfois comprendre que des valeurs que nous croyions identiques sont en réalité différentes, et d'autres que nous croyions opposées sont en réalité les deux polarités d'une seule et même valeur.

Exemple : 

L'égalité n'est pas la même chose que l'équité.

Deux enfants sont derrière une palissade pour regarder un match de foot.

L'un est grand et peut voir par-dessus la palissade, l'autre est petit et ne peut rien voir du match.

L'égalité, c'est quand les parents considèrent que les enfants ont les mêmes besoins, et que tout apport différent engendrera entre eux des jalousies. C'est donc ici comme si l'on considérait qu'ils ont accès au même bénéfice parce qu'on les a amenés tous les deux voir le match.

L'équité, en revanche, nécessite de débloquer une aide pour que l'enfant plus petit puisse voir le match.

On prend l'enfant sur ses épaules, et ainsi, il peut voir le match.

À noter que l'une ou l'autre de ces alternatives peuvent engendrer de la frustration chez l'un ou l'autre des enfants.

La frustration, parfois, c'est aussi ce qui naît de la non-considération du droit de l'autre à disposer de ressources supplémentaires afin d'accéder aux mêmes bénéfices que soi.

* Autre exemple : la liberté et le devoir sont les deux polarités d'une seul valeur : le PARTAGE.

La liberté est nécessaire pour que chacun puisse partager son propre point de vue, et éventuellement de "nouvelles" idées.

Le devoir est nécessaire quant à lui pour que le partage de ces idées n'impose pas la privation aux autres d'exprimer des idées qui seraient différentes.

Ensuite, on peut s'interroger sur les différences entre les valeurs de partage et de respect.

 

Un film propose une immersion courte, qui ne laisse pas toujours le temps nécessaire à la conscientisation.

Un livre est une expérience personnelle, que chaque lecteur peut effectuer à son rythme.

Entre deux scènes ou deux lignes, parfois, il peut y avoir la surprise d'y laisser émerger une nouvelle pensée.

Prendre le temps d'accueillir cette nouvelle pensée, c'est ça, s'enrichir.

Car lorsque nous ne le faisons pas, elle finit par se volatiliser comme elle était apparue.

Les valeurs sont pour le moment autant ce qui nous oppose que ce qui nous unifie.

Je suis convaincu que seule l'exploration active et courageuse de nos inconsciences individuelles et collectives peut permettre l'émergence des valeurs fondamentales qui nous relient tous les uns aux autres en tant qu'êtres humains.

Parmi elles, LA PAIX.

 

Pour revenir à mon travail d'écriture, il y a toujours un équilibre à trouver entre le travail en conscience (concept, thèmes, sujets, plan éventuel ou au moins sous forme de grandes balises) et le lâcher-prise total qui permet de laisser remonter des idées de mon inconscient sans les filtrer au préalable.

Ainsi, j'avance autant en supprimant les trois quarts de ce que j'écris qu'en écrivant réellement.

Quatre pas en avant, trois en arrière.

En gros, j'écris en analysant énormément ce que j'écris, jusqu'à y trouver une cohérence et un enseignement dont je n'avais pas conscience au départ.

 

* Je commence à écrire avec l'intuition d'un enseignement à partager, d'un bénéfice à obtenir, mais il est plus ou moins flou. Plus ou moins altéré par mes propres contradictions.

Pour ne pas le perdre de vue dans mon exploration sans repères, j'ai besoin de donner un titre à mon projet dès le départ.

Ce titre peut évoluer, mais il est nécessaire. Il contient le germe de ce que mon travail d'écriture va devoir arroser.

 

Pour mon roman Seul le résultat compte, le titre de départ était Sleep Zone.

Pendant longtemps, j'ai douté du fait que le titre actuel soit meilleur. Mais j'ai décidé de le garder car il contient toute la dualité de l'histoire.

"Seul le résultat compte", cela peut signifier : peu importe les dégâts collatéraux, l'essentiel est d'atteindre l'objectif qu'on s'est fixé.

Ou alors, cela peut signifier que la vision de ce résultat est nécessaire dès le départ, et donc, que ce résultat devient en quelque sorte le départ lui-même.

On est en pleine loi d'attraction.
Et on touche là un des sujets majeurs du livre : L'INTENTION.

20 Apr 2021

Qu'as-tu fait de ton enfant intérieur ?

Quand j’ai écrit Vivement l’amour, j’avais besoin de redonner du sourire à ma vie un peu trop métro boulot dodo.

Je me perdais dans une fuite en avant très sérieuse et très professionnelle, où l’argent gagné à la fin du mois me permettait de ne pas avoir à faire face à mon absence de raison d’ÊTRE.

Oui, la raison d’être, dans le monde professionnel, ça se réduit souvent à une simple raison de FAIRE.

Parce que celui qui fait bien son boulot, il obtient beaucoup. Et AVOIR, il n’y a rien de plus rassurant quand on ne sait pas ce que c’est que d’être.

 

On peut vivre très longtemps, dans des rôles très sérieux !

Cela permet de porter de beaux costumes, d’afficher des titres glorieux, des résultats prestigieux, bref, de se construire un ego fort dans lequel on se sent parfaitement en sécurité, presque pour des siècles et des siècles.

Le premier problème, c’est que « des siècles et des siècles », ça ne se déroule pas tout à fait de la bonne manière.

L’être humain est mortel.

La maladie, les accidents, tout ça, ça vient semer son grain de sel.

On a beau avoir de grands titres et de grandes richesses, quand on a des problèmes de santé, les egos que nous sommes redeviennent tous égaux.

EGOS EGAUX : là, on commence à se rapprocher d’une meilleure universalité !

 

Et puis il y a un autre problème : les gens sérieux finissent rapidement par perdre leur humour.

Et donc leur sourire.

Et donc leur pouvoir de contribuer au bonheur de ceux qu’ils côtoient.

Ils se déconnectent de cette partie de personnalité que l’on appelle L’ENFANT INTÉRIEUR.

 

Rester un enfant, c’est précieux.

Quand j’avais dix-huit ans, je m’étais fait le serment de toujours faire de mon mieux pour rester un enfant.

Certains diraient que j’étais sacrément immature.

Pourtant, un enfant, ça a de la magie dans les yeux, c’est curieux, ça a la soif d’apprendre, de découvrir, de vivre et de rayonner.

Un enfant, ça a l’élan de vie nécessaire pour devenir un grand enfant.

Un adulte ou un parent qui ne serait plus un grand enfant, ce n’est plus un être vivant.

C’est un être faisant.

Et de l’être faisant à l’être malfaisant, il n’y a de mon point de vue de grand enfant qu’un tout petit pas que nous franchissons tous allègrement tant que nous refusons de redevenir de joyeux enfants.

 

Bref.

Vivement l’amour est un roman initiatique.

Un roman initiatique, c’est un roman qui apprend à désapprendre tout ce que l’on a appris pour oublier que nous étions des enfants.

 

La prochaine fois, je vous parlerai du roman suivant, Seul le résultat compte.

Mais mieux vaut commencer par le commencement.

La première étape, c’est l’ego.

Qui suis-je ?

 

La réponse, on s’en fout.

Chacun l’exprimera avec ses propres mots.

L’essentiel tient pour moi en une phrase, que je trouvais suffisamment inspirante pour la noter sur la couverture de mon bouquin :

On ne devient vivant qu’au moment où le cœur se réveille.

 

Oui, parce que, je ne vous ai pas dit :

Pour apprendre à désapprendre, il faut faire un petit voyage.

De la tête au cœur.

 

Je vous invite ?

24 Mar 2021

Du jardin secret à la découverte de soi

Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent combien je me suis engagé dans le travail d'exploration de ma propre conscience.

Ce travail a commencé chez moi assez tôt, durant l'adolescence, à travers l'écriture.

Je vivais cette écriture en cachette, personne ne savait que j'écrivais, c'était ce que certains appellent mon "jardin secret", et j'attire votre attention aujourd'hui sur la signification de ces mots.

Un jardin secret, c'est là où vous allez cultiver la meilleure partie de vous : celle qui échappera aux conditionnements conscients ou inconscients des autres, j'ai nommé VOTRE VÉRITABLE NATURE.

L'écriture a ce pouvoir très particulier de sortir votre inconscient à l'extérieur de vous.

Une fois que votre inconscient sous les yeux, c'est plus facile d'y voir plus clair en soi.

Pendant très longtemps, j'ai utilisé l'écriture comme s'il s'agissait de vider ma poubelle intérieure.

Je n'écrivais pas mes douleurs, mais je sentais bien qu'elles étaient cachées là, quelque part sur le papier, et que c'était à moi de les identifier.

Un extrait d'une lettre que j'avais écrite à un ami, à l'âge de 20 ans, que vous retrouverez aussi dans mon livre consacré à l'exploration du corps spirituel [Un sens à tout ça] :

"J’aime écrire parce que, lorsque tu prends le stylo, tu as une idée, et au fur et à mesure que tu es lancé, cette idée se transforme dans les mots pour faire en sorte que ce sont les mots qui finissent par te dicter leur suite.

C’est fascinant ou inquiétant, suivant comme on voit les choses.

Pour moi, c’est fascinant. La pensée prend forme dans les mots, et non pas à l’intérieur de soi. Ce n’est pas la conscience, que tu fais travailler : c’est le subconscient que tu laisses s’exprimer… et parfois, ce qui en ressort t’étonne, parce que tu ne te reconnais pas vraiment dans cette nouvelle façon d’écrire, dans ces idées que tu ne savais pas qu’elles dormaient là, quelque part en toi."

Il m'a fallu des années avant d'estimer que je pouvais commencer à partager mes écrits.

Ce n'est qu'à travers ce pseudo de Charlie que j'ai commencé à le faire, sur un blog, il y a 15 ans.

Charlie était un masque pour me permettre de rester à l'abri des jugements dans la vraie vie.

Il m'a fallu encore 5 ans pour laisser tomber le masque, et publier mon premier bouquin.

À partir de 2012, c'est la facture de tous mes rêves refoulés qui m'est arrivé en pleine tronche.

Le corps a dit stop.

Cette collision frontale avec "le mur de moi-même" a été le plus précieux cadeau que la vie m'ait apporté : l'évidence d'une reconnexion obligatoire à ma véritable nature.

Ne négligez jamais le développement personnel.

Oubliez tout ce que vous pensez savoir du développement personnel si cela réveille des peurs de gourous, de manipulation mentale ou je ne sais quoi, et concentrez-vous sur le fait qu'il s'agit de votre travail à vous, PERSONNEL, que vous seul(e) pourrez emprunter suivant le chemin que vous seul(e) choisirez.

Si vous ne le choisissez pas, la vie choisira à votre place.

Et plus vous attendrez, plus le prix à payer sera élevé.

Pour moi, taire ce qui vibrait au fond de mes tripes pendant 38 ans m'a imposé un travail de déconstruction-reconstruction (transmutation) pendant quasiment 10 ans.

À combien estimez-vous le prix à payer pour vous éviter ça ?

Je dis ça, je dis rien, mais tous mes livres n'ont qu'un seul fil conducteur : accompagner mes lecteurs sur le chemin de cet éveil sur lequel je me suis moi-même engagé.

Je n'ai jamais écrit un seul livre qui ne m'ait pas apporté une prise de conscience à moi-même.

Mon but n'est pas de donner des leçons (au contraire, j'utilise souvent l'autodérision), mais de partager avec ceux qui me liront les trésors les plus précieux de ce que je prends le temps de comprendre de ma propre expérience de vie.

Lorsque j'écris un roman, par exemple, je détermine le sujet, et je me lance dans l'aventure.

Tant qu'il ne m'a pas apporté une clé que je n'avais pas au départ de l'écriture, je considère que le travail n'est pas terminé.

Parmi 8 livres publiés à ce jour (dont un guide uniquement en numérique), je n'ai écrit que 2 romans.

Ceux qui m'ont côtoyé pendant l'écriture de SEUL LE RÉSULTAT COMPTE savent combien de versions successives sont passées à la poubelle.

Un livre sur l'éveil de conscience, forcément, c'est une sacrée aventure… (pour ne pas dire une aventure sacrée) !

Allez fouiller.

Allez dénicher ce dont vous avez besoin.

D'autres livres viendront, comme autant de passages secrets pour vous reconnecter à qui vous êtes derrière tous les mensonges auxquels vous-mêmes vous croyez.

23 Mar 2021

Aimer la peur

La peur est à l'évolution ce que l'hiver est aux saisons.
Les années se suivent et se ressemblent mais elles ne sont jamais les mêmes.
Supprimez l'hiver qui permet à la nature de déployer toutes ses énergies et vous n'aurez jamais le bonheur du printemps.

Une vie sans la peur, ça ressemblerait à un printemps sans bourgeons.
Il y aurait sans doute un peu de soleil dans nos cœurs mais ça ne donnerait jamais rien.
Tout resterait désespérément stérile.

Aimer la peur, c'est accueillir une bombe contre sa zone de confort pour s'intéresser au cadeau qu'elle nous apporte à l'intérieur.

Quand on aime la peur, on ouvre son cœur.
On agit avec le cœur.

Ça s'appelle le courage.
Le cœur qui agit.

Aimer la peur, ou bien mourir de ne pas avoir osé exister.

Bon courage !
Bonne ouverture du cœur !

22 Mar 2021

Pas essentiel du tout

Tout est dit.

Ah non. Pas tout.

« Tout » est devenu « pas essentiel ».

Donc ce qui est désormais étiqueté « pas essentiel » a été dit et c'est l'essentiel à retenir, puisque vous ne pouvez pas retenir tout.

Évidemment, comme ce n'est pas essentiel, ça n'a pas vocation à être dit.

Donc on remet les masques, et on ne parle plus du tout.

Si ça n'a pas vocation à être dit, ça n'a pas vocation à être entendu non plus.

Donc circulez mais circulez en restant chez vous !

Dehors, il n'y a forcément rien à voir puisque tout est désormais chez vous !

Tâchez juste de rester de-bout si vous ne voulez pas mourir avant la fin.

La législation a changé.

La norme K1984 a été modifiée.

Elle change la définition du terme « essentiel » en redéfinissant l'essentiel de ce qui fait référence à tout… en prenant en compte la notion du rien qui générait la souffrance et la dualité à base de tout.

Vous ne comprenez rien ?

Alors c'est que vous savez déjà tout.

Bravo. Vous avez fini la course, vous pouvez nous rendre vos diplômes, vos médailles, votre tee-shirts et vos caleçons, et vous diriger vers la douche en essayant de pas tout mettre sens dessus dessous.

La douche froide sera votre douche chaude.

Accueillez !

L'essentiel intègre désormais la quantité non nulle de ce qui ne valait rien.

Rien à faire. On n'y peut rien.

Il n'y a rien à ajouter puisque dans le tout, il y a forcément les choses qui ne valent rien.

C'est l'avènement de la nouvelle démocratie.

La nouvelle définition de la démocratie figure dans l'alinéa 747 Civilisation en péril pour Situlani.

Si tu la nies, c’est la nouvelle destination de la démocratie.

La démocratie nouvelle est bonne pour toi.

Elle veut t'obliger à lâcher prise sur ce qui ne tient plus à rien, puisque tout continuer comme avant n'est plus possible dans un monde où plus rien ne ressemblera à ce qui représentait tout.

Seul le résultat compte.

Reste concentré s’il te plaît.

Si tu as du mal à comprendre de quel genre de non-essentiel on parle quand on parle de ce qui est nouvellement devenu essentiel, lis des livres qui te montrent que ce que tu crois non essentiel en vrai, c'est justement l’inverse de ce que tu considérais comme essentiel pour de faux.

Prends note : lire des livres.

Lire délivre.

Tu as peur de perdre tes re-pères ?

Alors plonge en toi et reconnecte-toi avec le père en toi.

Suis le fil, s’il te plaît. Suis le fil ou sois le fils, mais arrête de chercher tes repères si tu ne veux pas devenir le père !

Tu vas rester concentré, oui ?

C’est l’ère du Verseau.

On va bientôt pouvoir ranger le Mono-poli du nombrilisme masculin au fond du placard, ça commençait à faire chier toute la famille tellement que les perdants creusaient leur trou.

Ça tombe bien, c’est le printemps.

On va enfin pouvoir faire un grand ménage et sortir le nez dehors pour reprendre contact avec Mère Nature.

C’est l’ère du Verseau, je répète.

Comment ça, t’étais pas au courant ?

Maintenant qu'internet te donne accès à tout et que « tout » est égal à « rien », comment se fait-il que tu ne sois pas au courant si tu t’intéresses justement à rien ?

Et puis ne me fais pas le coup de la peur de l’inconnu, hein ?

Elle n’a plus lieu d’être, la peur de l’inconnu !

On est en train de remplacer la dangerosité de l’inconnu par les remparts de ton monde connu : chez toi !

Ne me dis pas non plus que tu as peur du vide : le seul vide qu’il te reste, c’est le volume d’air qui te permet de rester en vie dans ta zone d’un confort accepté.

Ta zone d’inconfort accepté.

Bref. C’est vraiment chiant, que je sois obligé de tout répéter.

Tu veux pas essayer de rester vraiment concentré ?

Donc tu ne devrais plus avoir peur de rien, puisque tout est en train de se faire remplacer partout.

Ou alors c'est qu'il y a une autre peur chez toi.

Un cadavre dans le placard.

Non, ne me regarde pas comme ça, c’est une image !

Je veux simplement dire que le problème pourrait venir d'ailleurs.

Le problème vient d’ailleurs ?

Si le problème vient d'ailleurs, c'est que la vérité est ailleurs ! [musique X-Files]

Donc, comme tu n'as jamais cessé de la chercher à l'extérieur, il ne te reste plus qu'à la trouver ici.

Et ici, à partir de maintenant, c’est à l'intérieur.

Tu vas donc désormais écouter avec la plus grande attention les directives du Ministère de l'Intérieur en cessant de considérer qu'il ne s'occupe que de l'Extérieur.

Les mots sont pourtant très explicites, mais tu as toujours eu un peu de mal à écouter.

Les directives gouverne-mental ont toujours joué cartes sur table.

Cesse de désigner (désirs-niés) des menteurs là où tu souffrais juste de lenteur pour accueillir une autre interprétation des faits.

C'est toi qui interprètes toujours tout de travers.

Fais le vide en toi et autour de toi, et puis recentre-toi.

Quand tu auras enfin recyclé les déchets de ta poubelle intérieure, tu commenceras à regarder le monde extérieur d'une autre manière.

C’est comme les carreaux à la fin de l’hiver.

La pollution extérieure n'est peut-être au final que la mauvaise interprétation de ta pollution intérieure.

Donc, en gros, peut-être que tu considérais la météo de l’extérieur comme une donnée essentielle, mais elle ne l’était pas.

Tu ne veux plus entendre parler de ce qui est essentiel et de ce qui ne l’est pas ?

Super ! Quel concours de circonstances formidable !

Tout est donc juste et parfait dans le meilleur des mondes possibles, puisque ce qui n'était pas essentiel jusqu'à présent, c'est justement ce qui va devenir essentiel dans ta tête demain !

Tu comprends ?

Nouveau printemps, nouvelle année.

Nouvelle année, nouvelles données.

Nouvelles données, nouvel apprentissage.

Nouvel apprentissage, nouvelle programmation.

Tu peux donc ouvrir mon livre.

Il est dans l'ère du temps.

L'air du temps, ou le R du tant.

Il n'y a rien qui ressemble à un R dans le tant ?

Ah ben voilà ! C’est peut-être le soupçon du R du grand Rien qui se cachait quelque part sous nos yeux entre le double T du grand TouT…

Si on t'avait mis dans la tête à l'école que tu n'étais qu'un bon à rien, le moment est venu de prendre ta revanche.

De savourer le délice de la revanche des cancres.

Tout est désormais inversé.

Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers.

Ça fait des siècles et des siècles que des générations se succèdent en attendant cet événement, et toi, tu l'as sous les yeux et tu ne le vois même pas ?

Nan ?!

Sérieusement ?

L’ère du Verseau, tu ne la sens vraiment pas ?

Tu as peur de ressentir des choses qu’on t’a toujours dit que tu ne devais pas ressentir ?

Mais tu n'as plus rien à craindre : ce qui était faux devient juste, et ce qui était juste devient faux.

Alors profite !

Le meilleur reste à venir, puisque le pire est désormais remplacé !

Tu comprends ?

Non ?

Alors tais-toi, fais-moi confiance, ajuste ton masque et accueille !

Le virus n’impose pas encore les boules Quies. Profitons-en !

Respire.

Mmmmhh…

C'est bon, hein ?

T’as mangé de l’ail et tu t’es pas lavé les dents avant de mettre ton masque ?

On s’en fout. C’est ta bouffe, tu l’assumes.

Respire encore.

Allez ! Fais-le encore 2 fois !

Comment ça, à quoi bon, tu ne vaux plus rien ?

Cesse de parler à la négative, et prends conscience que dans ce rien qui quantifiait ta valeur, il y a aujourd’hui tout l'essentiel du nouveau monde qui s'offre enfin à toi : un monde nouveau qui impose une transition durant laquelle ce qui était négatif va devenir le positif, et ce qui était considéré comme positif fera partie du négatif.

C'est comme un jeu de changement de rôles.

Dans l'antiquité romaine, un jour par an, les esclaves devenaient les maîtres, et les maîtres devenaient les esclaves.

Ça s’appelait les Saturnales, elles avaient lieu durant le solstice d’hiver.

On faisait tourner les classes sociales en organisant une grande fête, on se faisait des cadeaux, on s’échangeait des anneaux (bon, ça, c’est vraiment un clin d’œil minuscule pour les fanas de l’observation astronomique), et on faisait entrer la nature dans les maisons en y apportant du gui, du houx et des nouvelles chansons.

(Les chansons, je sais pas, je trouvais que ça faisait mieux de trouver une fin qui rime avec maisons.)

Là, on n’est plus au temps des Romains, mais c'est pareil. Le but est le même : réintégrer le RESPECT.

Intègre ça.

⇨ Ne juge pas, ne rejette pas, ne combats pas, ne souffre plus.

Enlève toutes les négations de cette phrase et reformule cette manière de percevoir la réalité en 4 nouvelles façons de la lire en mode positif.

Tu as du mal ?

Je vais t’aider :

⇨ AIME !

⇨ ACCUEILLE !

⇨ INTÈGRE !

⇨ SAVOURE !

Si tout s’inverse, alors ce que tu croyais avoir compris de ce titre « Seul le résultat compte » s’ouvre vers une autre signification.

Seul le résultat compte, dans ce livre, ça veut dire : prends soin de toi.

Si ce n'est pas écrit noir sur blanc, c'est que c'est écrit entre les lignes.

Il faut que tu apprennes à lire désormais plus ce qu'il y a entre les lignes que ce qu'il y a d'écrit sur les lignes.

L'essentiel d'un texte, c'est toujours ce qu'il y a entre les lignes.

Un livre ne fournit que ses mots à lui.

Le cœur du message bat déjà en toi.

Même quand tu ne le sais pas.

C’est écrit en gros sur la page d’accueil de mon site et on peut penser que c’est pour faire bien ou pour faire joli, mais c’est juste un indice précieux pour toi, pour le Fort Boyard que tu joues tous les jours dans la course de ta vie.

SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, c’est le dernier grand bouquin que j’ai publié.

J’ai vraiment galéré à l’écrire, tellement je suis comme toi, tellement il y a avait de choses à trier dans l’énergie que je voulais te laisser entre les lignes.

Je suis Charlie Bregman.

Je suis un auteur de livres qui délivrent.

Je vis dans un endroit qui s’appelle la vallée de larves.

Bien sûr, vous ne la trouverez jamais écrite de cette manière. Mais j’insiste.

Je crois que nous vivons tous plus ou moins dans une vallée de larves dès lors qu’on a compris que la vie, c’est ce qui nous sert d’école avant de nous métamorphoser.

Pour le moment, j’ai fait le choix d’être un auteur indépendant.

J’écris des livres en accordant beaucoup d’importance à ce que les larves déjà métamorphosées appellent la phase de l’ermite.

Avant de trouver des gens avec qui on se sent sur la même longueur d’ondes, je crois qu’il faut d’abord faire du tri dans les fréquences qu’on émet, et puis aussi attendre que le système de fréquences du système en arrive à se propager au-delà de ses précédentes limites.

Si toi aussi tu te situes à un moment de ta vie où le poids des maux doit maintenant céder à l’énergie positive qui les relie, je crois que le moment de nous rencontrer est enfin arrivé.

Enfin… Je te dis tout, mais je dis rien, hein ?

En vrai, peut-être bien que pour toi, seul le point de départ compte.

https://charlie-bregman.iggybook.com

#écrire #lire #lecture #lecturedumoment #lecturedujour #bouquin #conscience #consciencedesoi #changement #accepter #grandir #voirautrement #voirlepositif #optimisme #mindset #motivation #résilience #ikigai #developpementpersonnel

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19 Mar 2021

Et s’il n’y avait que le rêve pour vraiment vivre la réalité ?

Je vous embarque dans les coulisses de mon travail d'écriture ?
 

SEUL LE RÉSULTAT COMPTE est mon deuxième roman.

Il s'inscrit dans un projet de trilogie ayant pour thème l'évolution de la conscience.

J'ai intitulé cette série MA VIE EST UN SKETCH.
 

MA VIE EST UN SKETCH retrace l’évolution d’un personnage hypersensible, qui se sent comme parachuté d’un autre monde, et qui doit pourtant faire face, tant bien que mal, aux différentes épreuves de la vie.

Chaque volet peut se lire indépendamment des autres.

⇨ Tags à titre indicatif :

#Hypersensible #Zèbre #Hautpotentiel #ProfilAtypique

#ConscienceInconsciente #Caméléon #Grandir


Idéalement, une deuxième série de 4 autres livres viendrait la compléter. Elle porterait un autre nom, qu'il est encore prématuré de dévoiler.

Idem pour les tags.

Pour ceux qui ont déjà compté, le tout ferait 7 livres…

Un indice ?
 

* CHAKRAS

Dans VIVEMENT L'AMOUR, le premier opus de la série (chaque opus peut se lire indépendamment des autres), je me suis inspiré de la notion de premier chakra, qui fait référence à la racine, à l'ancrage.

Le plan de conscience exploré est la conscience instinctive.

Dans SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, le deuxième opus, je fais référence au deuxième chakra, qui signifie "notre demeure", et dont le principe fondamental est la reproduction créatrice de l'essence (l'âme).

Le plan de conscience exploré est la conscience collective.

Dans mon prochain opus, vous l'aurez compris, je me réfère au troisième chakra, qui signifie "la cité des joyaux", et dont le principe fondamental est la réalisation de l'essence…

Le plan de conscience exploré sera celui du mental. De l'ego.
 

* DUALITÉ

Dans chaque roman, il y a un côté sombre, et un côté lumineux.

Le côté sombre, c'est la problématique à résoudre de mon lecteur.

Le côté lumineux, c'est la clé avec laquelle je veux qu'il reparte.
 

VIVEMENT L'AMOUR, par exemple, oppose le manque d'amour (et donc l'illusion de séparation vis-à-vis des autres), à la joie et à l'amour.

Pour les lecteurs, le bénéfice de la lecture, c'est une reconnexion à l'humour et à l'amour.

Une lectrice a laissé un commentaire en disant qu'elle avait ri dans le RER. Une autre a expliqué que son mari était très agacé de l'entendre pouffer de rire à chaque page sans avoir le droit de l'interrompre…

L'angle d'approche à travers les péripéties de mon (anti-)héros, c'est le courage de passer à l'action malgré les obstacles et les peurs qu'ils engendrent.

Pour rappel, le courage, c'est le fait d'agir avec le cœur.

SEUL LE RÉSULTAT COMPTE oppose les désirs exacerbés (pouvoir, emprise, besoin d'accumulation…) au besoin de créativité et de liberté.

Pour mes lecteurs, le bénéfice de la lecture, c'est une reconnexion à leur essence (l'âme), et donc au monde invisible.

L'angle d'approche, c'est la nécessité de se reconnecter à leur raison d'être, donc leur intention originelle (ikigaï).

Tout cela s'effectue dans une institution qui explore/exploite l'univers des rêves.

Extrait :

"— Enfin ! Comprends-tu maintenant l’importance de l’intention ? L’intention, c’est ta raison d’être. Sans elle, il n’y a pas de conscience. Sans conscience, il n’y a pas de respect. Sans respect, la vie ensemble est impossible. Le respect, c’est la base de tout. Sans le respect, il n’y a aucun équilibre. Aucune vie durable. Posséder, dominer, contrôler, prendre le dessus sur la moindre entité vivante, c’est interrompre le mouvement essentiel de la vie. Donc, la détruire. C’est œuvrer pour le compte de la mort et du néant. Pourquoi es-tu en vie ? Tu veux que je te dise ? Tu es en vie parce que chacune des milliards de cellules de ton corps a réussi à manifester sa propre intention sans entrer en conflit avec les autres, et ce, dans le respect d’une dimension de conscience plus grande qu’elle ! Si l’une d’elles commençait à « perdre conscience », à perdre l’évidence de sa propre raison d’être, elle deviendrait un danger pour ton équilibre intérieur, et tout ton organisme commencerait à tomber malade. L’intention, c’est la seule et unique force qui maintient la vie possible. Elle n’a rien à voir avec une production de ton mental. Elle en est la source. À ton avis, pourquoi pouvons-nous communiquer tous les trois, ici, rien qu’en partageant les pensées qui nous traversent la tête ?

« Nous sommes connectés. »

Télépathie encore. Nous ne sommes qu’un.

— Sois capable de comprendre pourquoi nous sommes connectés, et tu seras capable d’exprimer ta propre intention ! ajoute-t-il.

Je ressens l’imminence d’un réveil. Vite !…

— Te souviens-tu de quelle manière tu es arrivé dans ce rêve lucide ? m’aide Sébastien."

⇨ Mon troisième opus n'échappera pas à la règle : un coté sombre, un côté lumineux… Et une nouvelle clé offerte à mes lecteurs.

Mais pour en savoir plus, il faudra attendre.

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17 Mar 2021

L'appel de Soi

Il y a bientôt 10 ans maintenant, j’ai ressenti le besoin d’aller faire du hors-piste professionnel.

J’étais concepteur indépendant en architecture depuis trois ans, après dix années passées dans la zone de confort du salariat.

À un moment donné de ma vie, cette zone de confort est devenue pour moi une zone d’inconfort acceptée… qui devenait un vrai poison.

Je n’étais pas à ma place.

Ma vie, c’était métro boulot dodo, et bien que mon salaire ne faisait qu’augmenter, je me sentais de plus en plus malheureux car je donnais mon âme contre une prospérité dont je n'avais même pas le temps de profiter.

Pendant ce long hors-piste, j'ai vécu 10 années d'une richesse incroyable, qu'une vie entière sur les rails du confort ne m'aurait jamais apportée.

J'ai fait partie des pionniers de l'autoédition numérique, et mon expérience a permis à des gens qui rêvaient d'écrire de réaliser ce défi.

Dans cette aventure, j'ai eu l'opportunité d'interviewer des auteurs indépendants bourrés de talent.

Parmi eux, Agnès Martin-Lugand et Aurélie Valognes se sont maintenant positionnées parmi la liste des écrivains francophones qui ont le plus de succès.

J'ai exploré le monde des blogs.

À travers eux, j'ai inspiré des tas de lecteurs, dont certains qui sont devenus de formidables clients pour mon activité d'architecture maintenue en partie.

J'ai accompagné à plein temps, pendant deux ans, le développement de deux projets de startups.

Tout cela a généré de profondes tensions avec la femme que j'avais décidé d'épouser une quinzaine d'années plus tôt.

Il était évident que nous n'étions plus sur la même longueur d'ondes.

J'avais changé, je regardais dans d'autres directions. Là où celle qui était ma femme voulait de la sécurité et un abri pour ses peurs grandissantes, j'avais besoin de grand air, d'exploration, d'une vie qui apprend et d'une expérience de vie qui grandit.

J'ai vécu mon divorce comme le pire échec de ma vie.

En demandant ce divorce, j'ai accepté d'endosser le rôle du salaud. Celui qui part. Celui qui quitte. Celui qui abandonne.

Et même celui qui trahit, bien que je ne sois pas partie pour une autre femme mais bel et bien parce que j'étais devenu un poison pour ma femme tout comme ma femme était devenue un poison pour moi.

C'est absolument triste d'écrire des choses pareilles. Le constat est amer.

Pourtant, regarder la réalité en face nous met au devant de deux choix possibles :

- la résignation

- ou le courage


Se résigner, c'est mourir.

Le courage, c'est de dépasser d'autres peurs de mourir, d'une autre manière.
 

J'ai choisi le courage parce que j'estime que la vie n'est pas une récréation. Ici, c'est l'école.

Quand on meurt, on rentre à la maison.

Je suis profondément croyant.

Je suis anti-religions. Anti-sectes, anti-gourous, anti-prières et anti-prêt-à-penser-spirituel.

J'explore mes propres convictions. Mes doutes, mes ressentis, ma propre manière de me connecter à ce que je qualifie de vraie spiritualité.

Je ne prends rien de ce dont je n'ai pas fait moi-même l'expérience. Je n'écris rien de ce que j'aurais pu repiquer dans d'autres bouquins. Sinon, à quoi ça servirait ?

J'entends sans juger a priori, sans rejeter par principe, avec la possibilité que ce que j'entends soit vrai ou bien faux, mais je ne l'intègre pas tant que je n'en ai pas fait ma propre expérience.

Je me suis fait escroquer de 20.000€.

Certaines leçons de la vie vous donnent de vrais coups de pied au cul jusqu'à ce que vous compreniez que rien n'est définitivement acquis à celui qui croit que le but de la vie, c'est d'accumuler.

J'ai collaboré avec d'excellents professionnels et des personnes humainement irréprochables, et puis aussi avec de vrais professionnels du baratin, du genre de ceux qui font croire monts et merveilles à leurs clients alors qu'ils n'ont aucune compétence en la matière, et qu'il faut relancer pendant six mois pour qu'ils vous règlent une prestation à 1500€. Parce que ces gens-là considèrent les affaires comme une grande exploitation des ressources humaines. Vous êtes parfaits si vous servez. Vous devenez un pestiféré si vous vous positionnez.

J'ai vécu les mensonges, les calomnies, les malversations et le harcèlement.

On apprend à pardonner quand on apprend à se pardonner à soi-même d'avoir dû traverser des expériences pareilles.

J'ai fait ma propre expérience de l'au-delà.

Une partie tout du moins.

Je ressens avec de plus en plus de finesse la consistance de certaines énergies.

Je ressens ainsi les émotions des gens, depuis tout petit, à un point que pendant longtemps, je ne savais pas la faire la différence entre leurs émotions et les miennes.

J'ai mis plus de quarante ans pour savoir que cela s'appelle de l'hypersensibilité.

Je ressens la bienveillance d'un auditoire, ou bien son hostilité.

La bienveillance me déroule un vrai tapis rouge pour que je donne le meilleur de moi-même.

L'hostilité, ou le simple fait de pouvoir être jugé si je ne rentre pas dans les bonnes cases préparées à l'avance, m'oblige à me fermer comme une huitre, et à ne donner aux autres que la petite réplique de mon rôle de caméléon.

J'ai appris il y a quelques années que j'étais un "haut-potentiel".

Je me suis dit qu'il y en avait quand même beaucoup qui racontaient beaucoup de conneries.

Il m'a fallu des mois avant de m'intéresser plus attentivement au sujet.

Dès lors, il m'a fallu quelques minutes pour comprendre le point commun entre toutes les personnes que la vie avait mis sur mon chemin.

"Hypersensibles"…

"Zèbres"…

"Haut-potentiels"…

Dans "haut-potentiels", les conditionnés de la position sociale ou de la comparaison aux autres focalisent sur le "haut".

Une fois qu'on a dépassé ça, on entend mieux le fait que dans "haut-potentiel", il y a surtout POTENTIEL.

J'AI TOUJOURS SENTI AU FOND DE MOI QUE J'AVAIS UN HAUT-POTENTIEL.


Je ne l'avais en revanche jamais vraiment conscientisé.

Je l'ai toujours vécu comme un fardeau, une différence honteuse, comme une malédiction, comme un boulet que l'on traîne partout où on va ou un défi que personne ne pourra jamais relever à notre place.

Passer du "haut-potentiel" aux pleins pouvoirs de soi, cela exige beaucoup de travail.

Un travail que la société entière ne considère pas comme un travail.

C'est con. La société entière se porterait beaucoup mieux si tous les haut-potentiels étaient encouragés à développer leur plein potentiel !

J'ai donc été un travailleur illicite.

Un rebelle, un marginal.

Mon travail ne m'a rien rapporté en terme d'argent jusqu'à aujourd'hui.

Pire, il m'a fait tout perdre de la sécurité que je m'étais construite comme une forteresse devant le désert des Tartares.

Je me suis éjecté tout seul de la classe moyenne dans des chemins de traverse dans lesquels je n'aurais peut-être jamais dû vouloir partir seul.

Je fais clairement partie des pauvres, même si je mange encore à ma faim et que rien du train de vie de mes enfants n'a été impacté jusqu'à maintenant.

Bien au contraire.

Actuellement, je suis une formation en ligne que je me suis payé avec mes dernières économies, et je touche le RSA depuis l'automne, étant donné que les rentrées d'argent en archi ont disparu depuis le premier confinement de mars 2020.

Ce revenu ne couvre pas le tiers de mes dépenses mensuelles.

Pour les jaloux, les mauvaises langues, ou les aigris de la fiche d'imposition défavorable, pendant des années, j'aurais pu bénéficier de cette aide tout comme l'APL. Je n'ai rien demandé parce que je n'en avais pas besoin.

Je n'ai rien réclamé parce que ce n'est pas dans mes convictions d'espérer se voir pousser des ailes quand tout tombe dans le bec sans efforts.

La France est un pays merveilleux.

Il faut avoir besoin de ces aides pour se rendre compte à quel point elles sont précieuses.

Moi, le "haut-potentiel", l'ex-premier-de-la-classe, mention bien au bac scientifique, l'employé modèle, le père de famille exemplaire, le beau-fils idéal, le voisin sympa, le copain ou le prestataire de services toujours à l'écoute, j'ai donc, aux yeux de 98% des gens qui liront ce long texte, quasiment tout perdu.

Il y a dix ans, je me serais suicidé pour moins que ça.

Il y a ne serait-ce que quelques années, cette idée m'a traversé la tête plusieurs fois chaque semaine, durant des mois entiers, sans que je n'aille voir un médecin pour qu'il me gave de produits chimiques pour me donner l'illusion que ma vie était belle.

Quand tu souffres, tu apprends.

Quand tu perds, tu apprends.

Quand tu apprends, tu gagnes.


La vie m'a donc appris une chose :

Nous ne sommes pas notre position sociale.

Nous ne sommes pas l'image envieuse que nous renvoyons aux autres.

Nous ne sommes pas ce que nous possédons ni ce que nous faisons dans la vie.

NOUS SOMMES CE QUE NOUS AVONS APPRIS ET COMPRIS DE LA VIE.


Pour cela, je ne me suis jamais senti aussi riche et heureux d'avoir appris tout ce que j'ai appris.

De gros impératifs financiers ressurgissent sur l'horizon de mon futur très proche.

C'est normal.

Cela réveille des peurs. C'est normal.

Cela réactive chez moi un réflexe de fermeture au monde extérieur.

Ce n'est sans doute pas normal, mais c'est comme ça que je fonctionne. Donc c'est normal.

Je demande pardon ici, d'avance, à tous ceux qui voudraient prendre de mes nouvelles, se rendre utiles ou quoi que ce soit, et à qui je ne répondrai pas.

J'ai besoin de temps, et j'ai besoin de rester concentré sur mes objectifs.

Rester aligné dans l'énergie de ma foi plutôt que celle des peurs que ma situation pourrait réveiller chez vous.

Les miracles n'ont pas lieu parce que nous les méritons.

Ils ont lieu parce que ce que nous vibrons est en adéquation avec ce qu'ils nous apportent.

Je ne sais pas si je réussirai à rester dans le bon état d'esprit.

Mais je sais que je n'ai pas le choix parce que c'est l'état d'esprit qui détermine le potentiel de nos vies.

Et donc, je sais que je vais devoir profiter de cette dernière grosse vague de la vie, non plus pour boire la tasse à nouveau, mais pour prendre le large.

Je vais continuer d'écrire des livres, car j'ai beaucoup à partager.

Beaucoup à donner de ce que j'ai appris, de tout ce qui m'a fait grandir.

Je prends ma place qui est la mienne.

J'ai longtemps douté de la qualité de mes livres.

Je sais maintenant qu'ils sont cohérents, pertinents, et adaptés à tous ceux qui vont se reconnaître en partie à travers ces lignes.

De tous ceux que j'ai publiés depuis bientôt dix ans, pas un seul ne m'a réveillé le moindre remord.

Normal. Dès le départ, je m'étais fixé pour objectif de tirer mes lecteurs vers le haut. Jamais vers le bas.

Des personnes dans ma situation actuelle, ou qui seront bientôt dans ma situation, il y en a des tas.

Ce qu'elles vont traverser sera d'autant plus terrible que la situation économique actuelle va tout accentuer.

Je serai là.

Maintenant, je n'ai plus rien à craindre de l'argent qui ne venait pas.

La vie, c'est du karma.

Ce que tu es venu apprendre fait de toi tout ce que tu as à vendre.

Fais le premier pas, la vie t'aidera.

Toi aussi, tu traverses de grosses difficultés ?

Accepte l'épreuve.

Ne résiste pas.

Lâche tout ce que la vie te demande de lâcher.

Accepte.

Et apprends.

Ne te plains pas.

Ne joue pas à ta victime.

Ne maudis pas ton patron, tes collègues, ta famille, tes amis, la situation économique, les politiciens, le président de la République.

Ne maudis pas les coups et les blessures de la vie.

Tu seras tenté de le faire des tas de fois, mais sors de là dès que tu peux. N'y reste pas.

Fais face à tes traumatismes.

Plus ils sont grands, plus le trésor que tu portes en toi est grand.

Trouve-le.

Traverse ça, trouve-le, et partage-le.

C'est ça, ta seule richesse.

Tout le reste n'est que vent et poussière.

Tout ce que tu auras réussi à apprendre en dehors des sentiers battus fera de toi une personne de grande valeur aux yeux de ceux qui n'ont pas encore pris conscience de la leur.

Belle journée à toi.
 

Tombe le masque et prends une longue respiration.

Entre nous, tu sais très bien que tu es quelqu'un de bien.

Alors prends soin de toi.

N'accuse pas les autres d'être responsable de ce que tes propres peurs ont fait de toi.

Dépasse tes peurs.

Bouge-toi.

Dis pardon, dis merci, dis je t'aime, et souris.

Même si tu es dans la mouise.

-------

Il y a quelques années, j'ai publié des articles sur un site qui s'intitule lesmotspositifs.com.

En voici un extrait.

Parce que je sais que mon post n'est pas encore assez long pour toi.

Que tu vas en redemander si tu es arrivé jusque là.

Parce que tout ce qui parle à l'âme, on n'en a jamais assez.

Donc :

"La vie m’a appris que le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais le jugement.

Là où vous jugez quelqu’un, là vous essayez de le contraindre à votre système de pensées, vos convictions à vous et vos croyances personnelles, la relation que vous tissez avec cette personne est une illusion complète, dans laquelle « l’autre » ne fait que jouer inconsciemment un rôle de révélateur de quelque chose que vous refusez de reconnaître en vous.

L’autre vous met en colère ? Et si cette colère n’appartenait en réalité qu’à vous ?

C’est un des enseignements les plus précieux que la vie m’ait apporté.

JE suis responsable de mes émotions."

https://www.lesmotspositifs.com/blogue/pour-que-la-bienveillance-ne-soit-plus-consideree-comme-une-faiblesse/

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Et si tout ça te parle et que tu as l'impression que tu n'as pas lu ce texte par hasard, alors pousse la curiosité plus loin en venant balader tes besoins sur ce site, ou en retrouvant mes bouquins sur Amazon.

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#sagesse

28 Jan 2021

Qui suis-je : et si la réponse se trouvait d'abord entre les lignes ?

Quand j’écris des livres, je prends la décision de nourrir et partager ce que je considère être la meilleure part de moi.

Charlie Bregman n’est pas moi, mais une part de moi parmi tant d’autres.
Nous ne sommes pas UN, mais plusieurs consciences en devenir qui se disputent la place de notre avenir.

Nous ne nous adressons pas de la même manière à nos enfants, nos ados, nos parents, nos professeurs, nos employeurs, nos élèves, nos voisins, nos amis, notre conjoint ou notre miroir.

(Quoi, vous ne parlez pas à votre miroir ?! :-p )

 

À chaque instant, nous nous laissons traverser par des dizaines de pensées, influences, émotions ou souvenirs différents, plus ou moins palpables.

Nous nous définissons par notre poids, notre taille, notre nom, notre prénom, notre profession… La valeur que nous nous accordons ne repose que sur la manière dont les autres nous regardent. Nos titres, nos salaires, nos signes extérieurs de richesse, nos posts Facebook, nos sourires et nos plus belles vacances sont le reflet de toute cette illusion-là : nous sommes fiers de jouer le grand rôle de ceux qui savent qui ils sont… juste parce qu'ils font ces choses qui les rendent conformes à ce pour quoi leur culture les a programmés.

Pourtant, nous ne savons pas.

La première question fondamentale de tous les êtres humains continue de nous hanter : qui suis-je ?

 

Quand j’ai écrit mon premier roman VIVEMENT L’AMOUR, c’est cette question que j’ai voulu explorer. Mon projet était d’écrire une trilogie philosophico-existentielle. Oui, je sais, le terme ne veut rien dire mais ça fait classe. C’est comme maniaco-caractériel, politico-démentiel ou hystérico-présentiel. Ça ouvre des pistes, non, les mots qui ne veulent rien dire ?

Donc, pendant les 3 premiers chapitres de ma première version (l’un d’eux a été supprimé aujourd’hui), mon personnage n’a pas de nom. Il est le fils de, l’élève de, le copain de, le voisin de…

C’est pas un oubli, c’est pas un doigt d’honneur dressé aux convenances de la littérature moderne, c’est fait exprès.

L’identité de mon personnage n’existe qu’à travers tout ce petit monde qui lui tourne autour et qui lui accorde généreusement une place à lui, malgré le fait qu’il ne sait pas du tout qui il est.

Faut dire qu’il n’a que 15 ans, le pauvre. On ne peut pas reprocher à un garçon de 15 ans de ne pas avoir le recul de celui qui a vécu trois fois 15 ans.

Et puis soudain, au quatrième chapitre (au troisième, donc, pour ceux qui sont montés dans le train plus tard), une fille qui s’appelle Marina déboule dans sa vie et elle l’appelle Charlie.

Il vient de prendre vie.
 

C’est pour ça que j’ai choisi d’écrire sur la couverture de mon livre :
On ne devient vivant qu’au moment où le cœur se réveille.

 

Parce que Charlie tombe bien évidemment amoureux de Marina, mais surtout, durant tout le reste de notre vie, peu importe l’âge, peu importe de si ou comment on est sorti de cette abominable adolescence des neiges, on se bat avec ça : rester vivant parmi les autres avec le cœur bien ouvert, ou bien rester vivant à l’intérieur de soi en se coupant des autres.

Car c’est bien connu. JP Sartre a même implanté sa petite graine en gros et en gras dans tous les livres de philo : « L’enfer, c’est les autres. » (Sous-entendu : moi, je suis forcément formidable, donc ce sont les autres qui sont les grands saligauds.)

 

Tout est donc question d’équilibre.

Intérieur, extérieur ;
avoir peur, aimer ;
alimenter une conscience collective qui nous échappe, ou s’en couper au risque de ne plus en être alimenté ;
exister à travers ce que l’on fait et tous les biens que l’on acquiert, ou bien être aligné avec ce qui vibre à l’intérieur de soi ;
inspirer, expirer ;
avancer un pied, avancer l’autre…
 

Apprendre à marcher.

Apprendre l’équilibre.


Comprendre que la personne que l’on est n’a finalement de réelle identité que lorsqu’elle est en mouvement.

En perpétuelle évolution. En perpétuel cheminement dans le choix de sa direction.
Telle le funambule qui n’aurait pas d’autre choix que de faire sa traversée en entier avant de pouvoir prétendre haut et fort à son si prestigieux titre de funambule ;-) 

 

Bref.
Il faut donc vivre au risque de tomber, et puis enfin se sentir rassuré quant au fait qu’on aura vraiment vécu.

Seul le résultat compte.

Ah ben voilà. Tout vient à point. C'est justement le titre de la suite de Vivement l'amour.
J'y explore une autre question tout aussi turlupinante, intello-putain-ce-qu'elle-est-chiante, bref : obsédante.

Que dois-je faire ?
 

Dans cette vie, que dois-je faire ?

Vous croyiez avoir la réponse en vous précipitant dans l'action, la fuite en avant, la mise en place de vos filets de sécurité ou bien l'apprentissage de votre capacité à jouer au funambule ?

Eh bien perdu ! Je vous donne rdv au lit.
Dans votre sommeil. À l'exploration du continent interdit de votre inconscient !
 

À bientôt. Bonne journée à vous !
 

PS. Ah, au fait : je ne m'appelle pas Charlie. :-D 
https://charlie-bregman.iggybook.com

14 Sep 2020

Faut-il vraiment s'adapter ?

#ultralibéralisme #société #paradigme

#conscience #économie #transhumanisme

Interview de Barbara Stiegler, auteure de l'essai Il faut s'adapter (Gallimard).
https://youtu.be/DKS32lu6DhQ

Format un peu court pour une spécialiste qui a beaucoup plus à dire, mais il se dégage de cette vision des choses que le néolibéralisme ne parviendra pas à tirer son épingle du jeu autrement que dans l'ultralibéralisme, et que dans cette perspective, la question environnementale est vouée à l'impasse.

Car l'ultralibéralisme repose sur le fait qu'il faut sans cesse produire plus, échanger plus et de plus en plus vite depuis les 4 coins du globe, et donc consommer, surconsommer et continuer de détruire notre environnement comme cela est devenu la norme depuis les années 80 environ.

Aucun modèle économique actuel ne parvient à inverser la tendance, en proposant par exemple un modèle de "reprise" totalement boosté par la remise en état de notre planète.

Notre salut n'est pas dans l'être humain augmenté (je suis surpris de ne pas entendre prononcer le terme de "transhumanisme") mais au contraire dans l'être humain reconnecté en conscience à son propre environnement.

Pour moi, l'économie mondiale est comme un énorme château de cartes fondé sur l'inconscience collective.

À chaque problème engendré, nous nous adaptons avec des remèdes de pacotille, mais notre adaptation est illusoire car nous détruisons tout.

Tout ce qui ruisselle depuis le haut du système n'est que de la misère humaine et environnementale, et cela engendre progressivement le réveil de toutes ces consciences endormies que nous sommes.

Je crois fermement à l'avènement de la génération RESET, avènement que les événements climatiques et les conséquences qu'ils engendreront au niveau géopolitique ne feront qu'accélérer et développer.

Je ne sais pas si cela se fera en 30 ans ou en 200 ans, mais il est évident que la confrontation de ces nouvelles consciences avec l'inconscience autodestructrice de notre système ne se fera pas dans la douceur.

L'ultralibéralisme en crise n'a pas fini de sortir les matraques et les bombes lacrymo.

Pour tous ceux qui ouvrent les yeux sur la toxicité de notre système collectif, l'interview de cette philosophe (certes un peu high-level quand on se penche sur son travail) a l'avantage d'être très succincte, et elle proposera donc un angle de vue assez instructif sur tout ce qui se passe actuellement.

Les solutions globales ne viendront plus du système.

D'ailleurs, cela a déjà commencé. Elle proviennent des idées et initiatives prises à petite échelle. Il n'y a rien qu'à voir l'immense créativité de toutes ces startups qui explorent des pistes, souvent envers et contre tous les risques encourus.

01 Sep 2020

Êtes-vous prêts pour le meilleur des mondes ?

La rentrée est arrivée, les apprentis-masqués ont repris le chemin des écoles, le monde d'avant a remis en route ses meilleures machines à construire le #foutur (non, ce n'est pas une coquille), et tout va bien dans le meilleur des mondes d'Aldous #Huxley.

Dans ce monde #futur, les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement programmés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population, de la plus intelligente à la plus stupide : les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
Le "meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite : une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

(source : https://www.bacfrancais.com/bac_francais/resume-le-meilleur-des-mondes.php)

Depuis ce meilleur des mondes de #fiction, notre #civilisation a "évolué" vers le monde que nous connaissons aujourd'hui.
Un monde dans lequel une élite se dessine grâce au pouvoir total de l'argent roi, qui permet par exemple aux multinationales milliardaires de prendre le contrôle officieux des politiciens que nous élisons.
Dans cette #démocratie de marionnettes, l'avenir du monde, ses lois comme le chamboulement de son climat, se décident sur de simples estimations de pertes et de profits.
Et si possible, vous nous les servirez colossaux, ces profits. Merci d'avance pour votre coopération si vous tenez à toucher une retraite quand le moment sera venu.

Dans mon nouveau roman, mon personnage naïf et rêveur, héros malgré lui d'un cri de naissance que toute une société ne cherchait qu'à étouffer ("Vivement l'amour !") bascule dans ce qu'il faut qualifier de monde parallèle des adultes.
Dans ce monde, il découvre (ou plutôt on l'y envoie avec un bon coup de pied dans le c…) le grand Monopoly du jeu de la vie, où la réussite financière est le seul but à atteindre, la seule vraie raison de vivre, la seule représentation du bonheur, et surtout, le seul moyen de décrocher tous les honneurs.
Dans ce monde, une #multinationale au-dessus de toutes les autres ambitionne de s'approprier l'intégralité des ressources physiques, énergétiques, intellectuelles, humaines, animales et végétales de la planète, dans le but ultime d'asseoir son contrôle total sur une menace terrible amorcée par des mutations d'ADN découvertes chez un certain type d'êtres humains : j'ai nommé les #HYPERSENSIBLES.

Science-fiction ? Fiction ? Documentaire ? Chacun trouvera dans ce livre ce que ses peurs auront sans doute toujours cherché à lui dissimuler…

Mais en attendant, si dans ce livre il est question de faire main basse sur des ressources à la base accessibles à tous, dans notre réalité déjà, certains détails tendraient à montrer que la SF est déjà bien plus qu'à nos portes : elle fait déjà partie de notre réalité présente.

ref. 5 mai 2018 : "Selon le PDG de Nestlé, l’accès à l’eau ne fait pas partie des droits de l’Homme, elle doit être privatisée…"
https://hybrideaeau.fr/lacces-a-leau-ne-fait-pas-partie-des-droits/

Alors SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, c'est peut-être bien l'histoire d'un présent en train de s'écrire.
Dans lequel chacun pourra soit se réveiller… soit dormir.
Pour manifester un futur vraiment "différent"… au lieu d'un véritable foutur pour nos enfants.

Belle rentrée littéraire à tous.
Si vous lisez peu, profitez-en pour découvrir des Indés.

Annonce à venir concernant la possibilité de commander mon livre chez n'importe quel libraire de votre choix.
Merci d'avance pour votre patience.

Pour les autres, qui savent déjà pourquoi je suis sur Amazon malgré ce que je pense des multinationales :
https://www.amazon.fr/Seul-résultat-compte-Charlie-BREGMAN/dp/B08C8YKDMG
 

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