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17 Sep 2021

L’habitude rend tout facile

Je suis un humain. Il m’arrive parfois d’en douter, mais toujours est-il que j’ai toutes les caractéristiques d’un humain. Mon miroir est formel. Il faut dire qu’il a beau être l’objet phare de ma salle de bains, il n’est pas du genre à trop réfléchir avant de me réfléchir sa vision des choses, justement. Pas du genre à prendre des gants pour balancer sa perception du monde : Et paf ! Sérieusement, t’as vraiment l’impression d’avoir l’air d’un homme ?!

Mon corps est constitué de tissus organiques. Expliqué comme ça, évidemment, ce n’est pas forcément très vendeur, mais c’est un détail qui a pourtant son importance : si par malheur, à l’avenir, il m’arrivait de devenir une pourriture, le côté positif, c’est que tout cela resterait parfaitement biodégradable.

Ceux qu’il convient d’appeler mes semblables (sérieusement, on parle bien de mes « semblables » ?) ne cessent de me répéter depuis que je suis né que ma vie a une durée strictement limitée. C’est marrant, parce que moi, personnellement, je ne parviens pas à me faire à cette idée que je suis né du ventre de ma mère uniquement pour grandir, exister, vieillir et crever… avec plus rien qui ne se passera jamais plus après ! Le vide. Le néant. Un truc tout aussi inconcevable pour mon esprit, d’ailleurs, que le fait de pouvoir disposer bêtement, ici et maintenant, d’une vie sortie tout droit de nulle part.

J’aurais pu être un mollusque. Une espèce de truc informe avec sa maison en permanence sur le dos, condamné à en baver pour découvrir le monde. Mais heureusement, j’ai eu de la chance : mon corps possède une structure osseuse qui me permet de me tenir debout, sur mes deux jambes. Pratique pour regarder une jolie chanteuse, par exemple, par-dessus la tête de tous ceux qui sont arrivés au spectacle avant moi. Si je me mets à crier trop fort que je l’adore, pour l’encourager à chanter son programme jusqu’au bout malgré la froideur légendaire du public de mes montagnes, et que des jaloux plus costauds que moi veulent me démolir les dents de devant que mon orthodontiste a mis des années à replacer dans le bon ordre, cela me permet de déguerpir un peu plus vite que si j’avais à le faire en rampant. Si ce n’est qu’un couple de petits vieux inoffensifs qui essaie de m’intimider en me faisant les gros yeux, le fait d’être debout me permet au contraire de camper sur mes positions, défendre ma place et mon point de vue, et de leur imposer, par là même, tout l’aplomb de la jeunesse qui considère naïvement comme acquis son droit à la liberté d’expression.

Je ne sais pas qui a créé les humains. Je n’étais pas là pour le voir. Pas là pour le savoir. Du coup, désolé pour les fanatiques de la soutane ou du chant liturgique, mais moi, je me méfie particulièrement de tous ceux qui prétendent détenir ce secret de nos origines tout en nous promettant le paradis si nous acceptons de les croire sans trop poser de questions, et l’enfer si nous décidons de n’en faire qu’à notre tête. Tout ce dont je suis certain, en revanche, c’est que nous existons au même titre que tout ce qui existe sur cette planète pleine d’eau que nous avons nommée « Terre », comme les animaux, les insectes, les poissons, les végétaux, les coraux, les oiseaux et les cieux ; la pierre, la terre, l’air, l’eau, l’énergie et le feu ; la musique, le cinéma, la littérature ; la danse, l’été, l’amour, et ces pâtisseries délicieuses que l’on appelle les merveilleux.

 

Je possède une conscience, en majeure partie stockée dans l’organe qui demeure le grand privilégié de mon squelette : le cerveau, entièrement recouvert d’une structure osseuse appelée la boîte crânienne.

Si j’écris que cette conscience est stockée « en majeure partie » dans mon cerveau, ce n’est pas parce que chez nous, les garçons, elle a parfois la très exclusive tendance à venir se loger dans notre caleçon. Le fait est qu’elle ne peut pas être contenue de manière intégrale dans un espace aussi réduit qu’une petite tête, aussi pleine soit-elle. En vérité, cette conscience naît d’une capacité à élaborer des formes de pensée directement issues des différentes expériences vécues. Chaque partie de moi, par conséquent, chaque cellule, chaque particule qui me constitue possède son propre degré de conscience, en lien direct avec son bon fonctionnement et sa propre espérance de vie.

Moi, je n’ai pas accès à ces formes de conscience microscopiques. Je dois juste composer avec leurs différents points de vue, et ce n’est pas toujours facile, notamment lorsque mes papilles crèvent d’envie de se payer un quatrième croque-monsieur Nutella banane, et que les cellules de mon estomac, qui ont parfaitement mémorisé ce à quoi je m’expose, ont décrété qu’elles renverraient tout à l’expéditeur si je m’y amusais.

Bref, ces différentes formes de conscience me constituent.

En secret, elles me définissent.

Elles sont la part de moi que je ne connais pas, qui œuvre dans l’ombre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qui m’oriente, qui m’influence, et qui me dirige dans chacun de mes choix.

Elles constituent la force invisible de tout mon système de pensées. La forteresse de toutes mes croyances. De toutes mes convictions.

Elles sont le réservoir de toutes mes peurs. Du moindre doute aux pires phobies qui me pétrifient.

Elles sont devenues mes programmes. Ce qui m’anime, ce qui m’émeut. Ce qui me réveille l’envie ou la colère, la tristesse ou l’excitation, la sourde oreille devant les jaloux ou bien tout simplement le réflexe de prendre devant eux les jambes à mon cou, et ce qui fait que tout ce qui existe entre nous ne se cantonne finalement pas qu’à une simple affaire de goûts.

Ces différentes formes de conscience sont ce qui me rend vivant.

Elles sont mon énergie et ma fatalité.

Et pendant que cette fatalité s’opère en toute impunité, moi, je dors. Profondément.

Je dors.

Ou plutôt : je rêve…

=> Ce chapitre vous mènera au suivant, intitulé :

Programmation acquise 2 : 
L’habitude rend tout facile


Il commence ainsi :
 

Je suis dans une salle de classe, en cours de français.

Rien ne me semble étrange : ni le fait que rien ne m’explique comment je suis arrivé ici, et encore moins que ce professeur de français, cela fait en réalité des années que je ne l’ai pas revu. La dernière fois, c’était au collège. L’année de mon premier amour. Autant dire que tout ça, c’est du passé, et que le train du sommeil m’a donc apparemment bien arnaqué sur sa destination faite d’images incohérentes et mensongères, toutes enchevêtrées.

Le spectacle est gratuit. Heureusement. Il ne manquerait plus qu’on me demande de payer ma place ! Ce doit être une forme de tout inclus du pack « grand sommeil, gros répit ». Tout ce que l’on attend implicitement de moi, c’est de ne pas être trop critique envers le scénario et la représentation. Ne pas faire trop de vagues et ne pas prendre la parole si personne n’a décidé de me la donner.

En fait, pour être honnête, je crois que je pourrais parfaitement être invisible, ou bien un arbre, une table, un échantillon de pierre ou encore un jeune homme mystérieusement métamorphosé du jour au lendemain en monstrueux insecte, que cela ne changerait absolument rien au fait que je n’aurais pas la moindre conscience du sommeil profond dans lequel je suis plongé.

M. Durand, lui, est bel et bien vivant. Il se lève brusquement de sa chaise pour ramasser les copies.

Je crois qu’il a toujours été gros, M. Durand. Même en rêve, personne ne pourrait l’imaginer moins imposant, comme s’il traînait avec lui tout le poids des années faites de culture bien assimilée. Et visiblement, il est extrêmement cultivé, M. Durand.

Les silhouettes frêles de mes camarades, en revanche, me donnent l’impression de bilboquets dont les têtes voudraient bien disparaître sous les tables. Ils continuent de griffonner frénétiquement de nouveaux débuts de phrases qu’ils n’auront jamais le temps de terminer. Je les connais : ils essaient tous de grappiller quelques secondes salvatrices qui leur permettront de formuler, de manière plus ou moins compréhensible, une demande de grâce à un massacre général auquel ils ne parviendront évidemment pas à échapper.

La voix grave et puissante de notre professeur ne tarde d’ailleurs pas à les rappeler à l’ordre :

— J’ai dit STOP ! Nom d’un bonhomme !


[Extrait de SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, la deuxième saison de ma série zébrée MA VIE EST UN SKETCH]
[Chaque saison peut se lire indifféremment de l'autre, même si chronologiquement, la 2 se déroule quelques années après la 1. Pour chaque saison, un seul et même concept : passer d'un état de conscience à un autre. Éveilleurs de conscience et passeurs d'âme en herbe, ça vous inspire ? ;-) ]

06 Aug 2021

Alors ils se transforment en rêves lucides

Je fais rarement des cauchemars. Vraiment très rarement. Un tous les cinq à dix ans.

Je fais en revanche des rêves bizarres, et plus ils sont bizarres, plus ils m’aident à prendre conscience que je suis dans un rêve.

Alors ils se transforment en rêves lucides.

Un rêve lucide, c’est quand tu es en train de dormir. Tu es en train de rêver mais tu sais que tu es dans un rêve.

Alors tu as le contrôle total sur tout ce qui t’arrive.

 

J’ai toujours fait des rêves lucides.

Je veux dire, je n’en fais pas tout le temps, mais j’en fais régulièrement, et à chaque fois, ils m’apportent des réponses à des problèmes que je rencontre dans ma vie.

Parfois, ils m’aident à explorer la journée qui m’attend, pour mieux pouvoir y faire face ; parfois, ils m’aident à résoudre un nœud émotionnel ; parfois, ils m’aident à entrer en communication avec des formes de conscience plus évoluées que moi.

Leurs messages me servent alors de guides dans ma vie.

 

Cette nuit, j’ai obtenu le message suivant concernant la situation actuelle, qui ne cesse de diviser plus en profondeur la société.

Nous allons tous être amenés à faire face à nos conditionnements.

La vie collective va nous pousser à nous positionner de l’intérieur, au niveau individuel, vis-à-vis de ce à quoi nous aspirons.

D’un côté, l’existence sous conditions, pleine de relations conditionnelles ; de l’autre, le switch vers une nouvelle ère à travers laquelle nous ferons l’apprentissage de l’inconditionnel.

 

D’un côté, la dépendance comme ciment de tous nos rapports sociaux…

Et donc la poursuite de l’expérience existentielle de l’impuissance.

De l’autre, la souveraineté comme nouveau fondement civilisationnel… et donc comme germe de la puissance cocréative.

 

Ce ne sont pas que des concepts abstraits, des élucubrations bancales d’un cerveau en quête de sens.

Après cette longue période qui a commencé en 2012, que j’appelle la Grande Essoreuse et qui nous propulse aux limites de ce à quoi nous nous accrochons, nous arrivons à l’aube d’un grand aiguillage.

Chacun est libre de faire son choix.

Chacun dispose de son libre-arbitre.

La souveraineté, c’est aussi cela. La liberté de faire le choix de la non-souveraineté.

 

Pour tous ceux à qui ce post parlera, mon roman "Seul le résultat compte" vous proposera un grand voyage aux portes de cette nouvelle ère consciente qui émerge.

J’ai construit cette aventure inclassable à partir de ce que j’ai tiré de centaines d'heures d'explorations du sommeil, des rêves et de la méditation.

 

Lâcher prise, c’est LÂCHER ce qui nous retient, nous empêche et nous détruit, pour SAISIR L’OPPORTUNITÉ de ce qui nous allège et nous transforme.

Peu importe la manière dont on regarde les choses : l’être humain est au seuil d’une profonde mutation.

Que cette mutation soit envisagée sous des perspectives différentes, peu importe : seul le résultat compte.

 

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Sur mon site :

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01 Aug 2021

Vers un nouveau paradigme inévitable

Depuis quelques temps, je vire systématiquement de mes pages d'actualité Facebook les médias qui diffusent de l'intox que je sais être de l'intox.
J'ai viré France Inter de mes actus Facebook durant les trois prochains semaines et je renouvellerai la décision le nombre de fois nécessaire.
Face aux informations journalistiques qui ne seraient que le relai de bonnes paroles gouverne-mentales, le boycott reste la meilleure manière d'agir.

La raison ? Un article publié concernant les manifestations en France hier samedi 31 juillet 2021. Je cite : "Plus de 200.000 manifestants dans toute la France, contre 160.000 samedi dernier."
Or, vendredi, une centaine de manifestations étaient déjà annoncées dans une centaine de grandes villes.
Soit, si l'on se fie aux chiffres de l'AFP, une moyenne de 2000 personnes par manifestation alors que les rues de Paris, Marseille, Pau, etc. étaient noires de monde, avec notamment des CRS absolument dépassés et qui se sont parfois ralliés, casques à la main, avec les manifestants.

En tant que citoyen, je demande des informations justes, objectives, et qui poussent à la réflexion et à l'éducation et non à la désorientation et à l'obéissance aveugle.

La liberté est l'essence de l'être humain.
Que cette liberté génère des désaccords et des discussions même virulentes fait partie de notre nature.
Sans cette liberté, nous renonçons à notre souveraineté d'être humain pour un monde dans lequel les robots dotés d'intelligence artificielle auront vite fait de nous rendre définitivement obsolètes.
Ramener la privation de liberté de ce pass-sanitaire au niveau d'un accès autorisé ou pas au restaurant et au cinéma est tout autant un acte d'inconscience que de n'écouter qu'un seul son de cloche médiatique (j'avais d'abord écrit merdiatique) et pro-vaccin-covid alors que les avis scientifiques sont loin d'être unanimes sur la question.

Faire acte de citoyenneté, d'intelligence, et d'honnêteté intellectuelle, c'est porter son regard plus loin que la sphère des peurs et méconnaissances individuelles, même si elle entre en résonance avec une partie de la cacophonie collective.

Peur du vaccin ou peur de ne pas pouvoir aller au restaurant, tout ça n'est que réplique d'un seul et même état d'esprit (la peur) qui ne permet pas la décision à froid.

L'enjeu n'est pas là. L'enjeu, c'est de remettre la vraie philosophie, au sens étymologique, càd comme quête de la sagesse, au cœur du bien-vivre ensemble.

Devant autant de divisions sociales, n'importe quel responsable d'envergure devrait avoir recours au minimum à deux moyens d'action : le référendum (mesurer de manière honnête et objective les positionnements individuels), puis la mise en place de cellules d'information indépendantes afin de se couper de l'influence des lobbies.
Si cela nécessite de recourir à déléguer la politique à une intelligence artificielle calibrée pour arbitrer dans un cadre définitivement borné par l'objectif de paix, d'équilibre et de protection humaine et environnementale, alors qu'on s'y attèle.
Nous sommes trop nombreux.
La politique telle qu'on l'exerce n'est plus praticable.


L'ex-premier ministre Edouard Philippe avait reconnu lui-même l'impossibilité de gouverner avec autant de rapports contradictoires qui remontent au sommet de l'administration. Nicolas Hulot l'a dénoncé avant lui lors de sa démission du gouvernement.

Fin inévitable de l'organisation bureaucratique telle qu'on la connaît ? Limites atteintes du pouvoir décisionnel satellisé bien au-dessus de la réalité quotidienne ?
Des tas de questions concernant notre organisation collective devraient être soulevées.
Au lieu de cela, nous assistons à l'évidence de l'impuissance autant individuelle que collective, avec toute l'inconscience et la violence que cela engendre.


L'immense Kafka avait déjà capté l'inexorabilité de cette impasse il y a un siècle.
C'est malheureux de voir combien les artistes et les intellectuels les plus sensibles aux signaux invisibles pour les masses restent non entendus, voire ridiculisés et marginalisés, jusqu'à ce que leurs visions se manifestent entièrement dans la réalité…

C'est toujours la même loi du changement qui s'applique.
Tout changement radical qui s'impose passe par 3 étapes (loi de Schopenhauer) :

-> Ridicule 
-> Dangereux 
-> Évident
 

Personnellement, je suis déjà au stade de l'évidence que l'intelligence artificielle sera la seule solution pour maintenir un équilibre de civilisation à flots.
Il faudra simplement qu'elle soit entièrement verrouillée par un conseil de sages, de visionnaires et d'humanistes qui portent le regard bien plus loin que leur intérêt personnel ou la préservation des sièges sur lesquels eux et leur descendance sont assis.

Aucun avenir optimiste n'est possible dans la société dans laquelle nous vivons.
Ce système doit s'effondrer complètement pour qu'un nouvel équilibre émerge.

La casse actuelle n'est malheureusement, je le crains, qu'un tout petit aperçu de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas au plus vite.

“Que ce monde soit absurde, c'est l'affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu'il soit injuste, c'est notre affaire à tous.”
Gilbert Cesbron

27 Jul 2021

#LaVieEstHumour

Il y a des jours où rien ne va.

Devant les emmerdes qui s'accumulent, l'expérience de vie accentue deux sortes d'aspiration personnelle :

Il y a ceux qui soupirent, soupirent, soupirent, et à chaque soupir, c'est comme si tout devenait encore pire…

Et puis il y a ceux qui découvrent le trésor de l'autodérision.

La vie a de l'humour.

Toujours.

#lavieesthumour

Devant les emmerdes qui s'accumulent, maintenant, je me surprends de plus en plus à sourire.

Oui, devant les emmerdes qui s'accumulent, c'est comme si l'on se retrouvait devant l'évidence que la vie fait tout pour nous mettre ce qu'il faut juste devant les yeux pour provoquer le déclic du changement qui s'impose.

Un meilleur alignement.

Un meilleur positionnement.

Une meilleure écoute de ce qui est juste au fond de soi.

Parce qu'en fait, on a toujours le choix entre subir ou bien vivre.

Ce sont nos croyances, nos devoirs, nos pseudo-consciences de l'engagement qui nous maintiennent dans nos zones merdiques de non-évolution.

Il y a toujours un juste équilibre à trouver entre la sécurité et la liberté.

L'un et l'autre sans la présence de l'autre deviennent des poisons.

Plus que jamais, je considère que nos émotions ne sont que des boussoles dans le grand océan agité de la paix intérieure à laquelle nous aspirons.

En tant qu'auteur, je défends des idées récurrentes :

-> Ma vie est un sketch, la vôtre aussi, et si l'on accepte d'en rire alors un monde meilleur devient possible

-> De même qu'à un moment donné dans l'histoire de l'humanité, on a compris que c'était important de se laver tous les jours (oui, je sais, ce n'est pas forcément acquis pour tout le monde), on fera un grand bond quand on aura compris que nos émotions impactent gravement les autres autour de nous, et qu'un devoir d'hygiène émotionnelle quotidien ne serait pas du luxe pour un véritable avenir du bien-vivre ensemble

-> En ce sens, la liberté individuelle n'est pas un but mais un outil nécessaire pour que chacun ait le temps et l'espace nécessaire pour effectuer ce grand voyage de toute une vie qui consiste à se déplacer d'une perception mentale du monde à une perception intuitive au niveau du cœur.

Lorsque la majorité des gens seront capables de se reconnecter à ça, alors nous cesserons de nous laisser nous enfoncer collectivement d'une société du droit et de la diversité vers une société de la norme et de la robotisation.

#lisez #Souriez #SouriezAlaVie

#mieuxvautenrire #thinkdifferent #osez

#reconnection #conscience #déshumanisation

#lecture #lectureaddict #livresque #idéeslecture

Lire, C'est chiant, ça vous rappelle l'école et la notion de devoir ?

Et si justement c'est à travers tout l'espace entre les lignes d'un texte qu'on se reconnectait le mieux à ce qui vibre en soi ?

26 Jul 2021

Timide, hypersensible et optimiste : le lot des insoumis ?

Parfois, je me pose une question…

Bon, ok, cette phrase est ridicule.

Je me pose toujours des tas de questions…

Parmi elles :

Est-ce que la timidité est la pudeur des hypersensibles ?

Est-ce que les timides sont des hauts potentiels qui se peaufinent en attendant le moment le plus évident pour leur éclosion ?

Est-ce que les timides sont des conquérants qui protègent leur optimisme ?…

Bref.

Je suis timide, je suis hypersensible, je suis optimiste.

Et parfois, je me dis que ce n'est peut-être pas un hasard si je suis tout cela à la fois.

Et vous, êtes-vous timide ?

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Extrait de VIVEMENT L'AMOUR, mon premier roman dédié aux hypersensibles qui s'ignorent :
 

"C’est un sacré fardeau, d’être un grand timide. Il faut sans cesse trouver un artifice à la défaillance, une espèce de camouflage, une dérobade… Le meilleur moyen, c’est encore de jouer le rôle de celui qui est toujours sûr de lui. L’astuce est bien connue. Comment font-ils, tous ces artistes qui montent sur les planches, ces bêtes de scènes, ces acteurs de cinéma, ces présentateurs de télé ? Ne me dites pas qu’ils ne connaissent pas la timidité ? Un mec qui ne connaît pas la timidité, ce n’est pas un mec normal. C’est un mec louche. Un mec dont il faut se méfier.

Moi, les vrais timides, je les reconnais parmi cent mille.

Les vrais timides, ce sont ceux qui continuent de jouer la comédie au moment même où leur public s’arrête d’exister. Bien sûr, il faut parfois s’introduire jusque dans leur salle de bain pour les dénicher, mais quand vous en tenez un, vous n’avez plus qu’à le suivre partout dans les autres pièces et vous avez droit à un vrai spectacle gratuit ! Car le timide commence toujours son spectacle devant son miroir, là où le regard des autres n’existe que par l’intermédiaire de son propre regard, là où la honte n’a plus la moindre raison d’être, là où les brosses à dents sont là pour applaudir et les tubes de dentifrice pour se fendre la poire.

Le timide, il fait son one man show à lui tout seul, il oriente ses spots, choisit ses costumes, fabrique son texte, se procure ses accents. Il réduit la scène de théâtre à la surface de sa salle de bain, et se nourrit des acclamations de ses spectateurs en faisant couler l’eau dans le lavabo. Quand il se prend un vent, il s’invente le sketch de la brosse à cheveux, et quand le public reste de marbre, il transforme le radiateur en guitare. Et puis ça continue. En secret. Devant la fenêtre du séjour quand il n’y a pas de vis-à-vis, au pied de l’immeuble quand il fait nuit, ou au volant de la voiture quand les vitres sont teintées.

À force de répétitions illicites, à force de connaître ses personnages par cœur, de leur donner vie dix à vingt fois par jour, cent à mille fois par mois, le timide se lance à l’assaut de la grande ville, là où il y a du monde, là où le million de gens rend l’individu anonyme, là où l’excès de regards transforme toute impression d’être regardé : vitre baissée, l’avant-bras contre la portière, dans l’espoir secret que les piétons apprécieront la performance, l’artiste offre soudain ses mimiques et ses grimaces, déballe ses grands gestes et ses petites phrases, et improvise le sketch de l’automobilisme seul sur la route.

Les vrais timides, c’est ça.

Ce sont ceux qui ne remontent la vitre que lorsqu’ils se sentent vraiment observés, et puis ils disparaissent, illico presto, l’air de rien, au carrefour d’une rue, à l’angle d’une vie, en rougissant honteusement d’avoir eu à quitter le devant de la scène aussi misérablement.

Un mec qui ne connaît pas la timidité, il ne sait pas ce que c’est, que de vivre toute sa vie à espérer pouvoir faire un jour des choses que l’on n’osera jamais faire. Il ne sait pas ce que c’est que de rêver, de s’accrocher à un lendemain meilleur, là où le sourire est facile, là où les phrases ne tremblent pas et où les jambes ne défaillent pas. Les timides, en réalité, ils n’ont pas le choix entre être et ne pas être, parce que lorsqu’ils manquent une marche, c’est toute leur vie qu’ils ont ratée."

 

28 Apr 2021

Si écrire, c'est souffrir, ne pas oublier que souffrir, c'est grandir

L'être humain partage plusieurs besoins fondamentaux.

Dit d'une autre manière, cela signifie que, sous les trais de nos individualités, nous partageons TOUS les mêmes besoins à satisfaire.

Lorsque nous entrons en conflit les uns avec les autres, nous nous coupons de cette part universelle qui pourrait facilement nous réconcilier si nous prenions conscience du fait que ces conflits n'expriment en réalité que différentes manières de souffrir du fait que ces besoins ne sont pas satisfaits.

 

Parmi ces besoins fondamentaux, chez moi, il y en a au moins deux qui sont à la base de mon besoin d'écrire.

Volontairement, je n'ai pas dit "mon besoin de publier", mais "mon besoin d'écrire".

Lorsque je décide de publier, il y a d'autres besoins fondamentaux qui entrent en compte.

Donc à travers l'écriture, j'exprime :

 

* MON BESOIN FONDAMENTAL DE RÊVER (notamment, pour faire référence à Jacques Salomé, rêver que demain sera meilleur qu'aujourd'hui, à mon niveau personnel, mais aussi pour mes enfants, mes proches, mes amis, et, plus idéalement, pour le collectif humain dans sa globalité)

Ce besoin est tout simplement UN BESOIN DE PAIX.

Consciemment, ou inconsciemment, nous le possédons tous.

Même ceux qui, a priori, ne semblent ne trouver leur place qu'à travers le conflit. En faisant la guerre aux autres, ils tentent d'imposer leur point de vue par la force afin de pouvoir vivre en paix, dans un monde où les autres ne deviennent que des serviteurs de leur refus de se remettre en question.

 

MON BESOIN FONDAMENTAL D'ÉVOLUER

Évoluer, cela signifie GRANDIR, m'enrichir de mes propres expériences, combler des ignorances, et donc faire face à mes propres paradoxes, mes zones d'ombres, mes parts d'inconsciences… pour les transmuter en plus grande part de conscience.

Nous venons tous au monde avec la soif d'apprendre et la joie de vivre des expériences au contact des autres. Cela constitue l'élan de notre évolution.

 

Le processus d'écriture est pour moi un accouchement, dans le sens où l'écriture me permet de transmuter des parts d'inconsciences en conscience.

Le langage, à travers les mots, constitue l'espace de conscience qui se nourrit des profondeurs de l'océan que constituent mes maux. Mes maux, ce sont mes besoins fondamentaux non satisfaits, mes blessures profondes, mes mémoires non nettoyées, mes frustrations, mes douleurs, etc

Il s'agit de mes pensées. Il s'agit de mon inconscient.

Une pensée qui devient consciente ne fait que remonter à la surface de la personne que je suis.

Nous sommes tous de grands névrosés en puissance, et parfois, c'est plus facile de renvoyer ces névroses dans les profondeurs de notre inconscient que de plonger en soi pour s'activer au grand nettoyage l'océan poubelle de notre être.

 

Notre tout petit espace de conscience de qui nous sommes, c'est la goutte d'eau que nous sommes à la surface de contact entre notre monde intérieur et le monde extérieur.

L'un et l'autre nous définissent.

L'un sans l'autre n'est qu'une illusion de ce que nous sommes.

Nous sommes à la fois l'eau et l'air.

C'est de là que nous tirons notre véritable matière.

Nous sommes la vague, nous sommes la tempête, nous sommes parfois la surface stagnante d'une présence que rien ne semble vouloir caresser.

Nous sommes des ondulations entre deux mondes.

Des ondulations plus ou moins fortes selon les déséquilibres provoqués entre le monde intérieur et le monde extérieur.

* Pour moi, ce monde intérieur est cet océan commun dont nous provenons (notre nature humaine, notre universalité inconsciente).

* Le monde extérieur est notre grand inconscient collectif.

Il porte nos croyances, nos valeurs, le poids de nos limites et de nos certitudes.

Notre espace de conscience individuel ou collectif, ce n'est que la rencontre de ces deux espaces d'inconscience complémentaires.

 

Lorsqu'une pensée remonte de ce que je considère comme étant "MON" inconscient, qui n'est donc, selon moi, qu'un espace inconscient que je partage entièrement avec tous ceux qui osent s'y aventurer, je ne fais pas qu'accroître mon espace de conscience.

Le rôle de cette pensée conscientisée n'est pas de stagner là au niveau de mon petit espace personnel jusqu'à ce qu'un courant intérieur la replonge au plus profond de moi.

Cette pensée a un voyage à effectuer : rejoindre l'inconscient collectif… pour mieux purifier les sources de notre espace commun d'inconscience individuelle.

 

À travers l'écriture, je m'oblige à vivre à la fois dans mon monde intérieur et dans l'esprit du monde extérieur.

Je m'oblige à changer de point de vue.

Changer de point de vue, c'est ce qui me permet de grandir.

Grandir au sens de m'enrichir humainement.

Je m'enrichis humainement lorsque, au niveau collectif, j'apporte ma contribution au travail de nettoyage de la grande poubelle de nos inconsciences individuelles !

 

* Lorsque nous lisons ou regardons un film, nous nous mettons dans la peau d'un personnage. Nous nous enrichissons d'un autre point de vue.

Que ce personnage soit bon ou mauvais, nous grandissons.

Nous grandissons parce que nous consolidons nos propres valeurs.

Consolider nos propres valeurs, c'est parfois comprendre que des valeurs que nous croyions identiques sont en réalité différentes, et d'autres que nous croyions opposées sont en réalité les deux polarités d'une seule et même valeur.

Exemple : 

L'égalité n'est pas la même chose que l'équité.

Deux enfants sont derrière une palissade pour regarder un match de foot.

L'un est grand et peut voir par-dessus la palissade, l'autre est petit et ne peut rien voir du match.

L'égalité, c'est quand les parents considèrent que les enfants ont les mêmes besoins, et que tout apport différent engendrera entre eux des jalousies. C'est donc ici comme si l'on considérait qu'ils ont accès au même bénéfice parce qu'on les a amenés tous les deux voir le match.

L'équité, en revanche, nécessite de débloquer une aide pour que l'enfant plus petit puisse voir le match.

On prend l'enfant sur ses épaules, et ainsi, il peut voir le match.

À noter que l'une ou l'autre de ces alternatives peuvent engendrer de la frustration chez l'un ou l'autre des enfants.

La frustration, parfois, c'est aussi ce qui naît de la non-considération du droit de l'autre à disposer de ressources supplémentaires afin d'accéder aux mêmes bénéfices que soi.

* Autre exemple : la liberté et le devoir sont les deux polarités d'une seul valeur : le PARTAGE.

La liberté est nécessaire pour que chacun puisse partager son propre point de vue, et éventuellement de "nouvelles" idées.

Le devoir est nécessaire quant à lui pour que le partage de ces idées n'impose pas la privation aux autres d'exprimer des idées qui seraient différentes.

Ensuite, on peut s'interroger sur les différences entre les valeurs de partage et de respect.

 

Un film propose une immersion courte, qui ne laisse pas toujours le temps nécessaire à la conscientisation.

Un livre est une expérience personnelle, que chaque lecteur peut effectuer à son rythme.

Entre deux scènes ou deux lignes, parfois, il peut y avoir la surprise d'y laisser émerger une nouvelle pensée.

Prendre le temps d'accueillir cette nouvelle pensée, c'est ça, s'enrichir.

Car lorsque nous ne le faisons pas, elle finit par se volatiliser comme elle était apparue.

Les valeurs sont pour le moment autant ce qui nous oppose que ce qui nous unifie.

Je suis convaincu que seule l'exploration active et courageuse de nos inconsciences individuelles et collectives peut permettre l'émergence des valeurs fondamentales qui nous relient tous les uns aux autres en tant qu'êtres humains.

Parmi elles, LA PAIX.

 

Pour revenir à mon travail d'écriture, il y a toujours un équilibre à trouver entre le travail en conscience (concept, thèmes, sujets, plan éventuel ou au moins sous forme de grandes balises) et le lâcher-prise total qui permet de laisser remonter des idées de mon inconscient sans les filtrer au préalable.

Ainsi, j'avance autant en supprimant les trois quarts de ce que j'écris qu'en écrivant réellement.

Quatre pas en avant, trois en arrière.

En gros, j'écris en analysant énormément ce que j'écris, jusqu'à y trouver une cohérence et un enseignement dont je n'avais pas conscience au départ.

 

* Je commence à écrire avec l'intuition d'un enseignement à partager, d'un bénéfice à obtenir, mais il est plus ou moins flou. Plus ou moins altéré par mes propres contradictions.

Pour ne pas le perdre de vue dans mon exploration sans repères, j'ai besoin de donner un titre à mon projet dès le départ.

Ce titre peut évoluer, mais il est nécessaire. Il contient le germe de ce que mon travail d'écriture va devoir arroser.

 

Pour mon roman Seul le résultat compte, le titre de départ était Sleep Zone.

Pendant longtemps, j'ai douté du fait que le titre actuel soit meilleur. Mais j'ai décidé de le garder car il contient toute la dualité de l'histoire.

"Seul le résultat compte", cela peut signifier : peu importe les dégâts collatéraux, l'essentiel est d'atteindre l'objectif qu'on s'est fixé.

Ou alors, cela peut signifier que la vision de ce résultat est nécessaire dès le départ, et donc, que ce résultat devient en quelque sorte le départ lui-même.

On est en pleine loi d'attraction.
Et on touche là un des sujets majeurs du livre : L'INTENTION.

20 Apr 2021

Qu'as-tu fait de ton enfant intérieur ?

Quand j’ai écrit Vivement l’amour, j’avais besoin de redonner du sourire à ma vie un peu trop métro boulot dodo.

Je me perdais dans une fuite en avant très sérieuse et très professionnelle, où l’argent gagné à la fin du mois me permettait de ne pas avoir à faire face à mon absence de raison d’ÊTRE.

Oui, la raison d’être, dans le monde professionnel, ça se réduit souvent à une simple raison de FAIRE.

Parce que celui qui fait bien son boulot, il obtient beaucoup. Et AVOIR, il n’y a rien de plus rassurant quand on ne sait pas ce que c’est que d’être.

 

On peut vivre très longtemps, dans des rôles très sérieux !

Cela permet de porter de beaux costumes, d’afficher des titres glorieux, des résultats prestigieux, bref, de se construire un ego fort dans lequel on se sent parfaitement en sécurité, presque pour des siècles et des siècles.

Le premier problème, c’est que « des siècles et des siècles », ça ne se déroule pas tout à fait de la bonne manière.

L’être humain est mortel.

La maladie, les accidents, tout ça, ça vient semer son grain de sel.

On a beau avoir de grands titres et de grandes richesses, quand on a des problèmes de santé, les egos que nous sommes redeviennent tous égaux.

EGOS EGAUX : là, on commence à se rapprocher d’une meilleure universalité !

 

Et puis il y a un autre problème : les gens sérieux finissent rapidement par perdre leur humour.

Et donc leur sourire.

Et donc leur pouvoir de contribuer au bonheur de ceux qu’ils côtoient.

Ils se déconnectent de cette partie de personnalité que l’on appelle L’ENFANT INTÉRIEUR.

 

Rester un enfant, c’est précieux.

Quand j’avais dix-huit ans, je m’étais fait le serment de toujours faire de mon mieux pour rester un enfant.

Certains diraient que j’étais sacrément immature.

Pourtant, un enfant, ça a de la magie dans les yeux, c’est curieux, ça a la soif d’apprendre, de découvrir, de vivre et de rayonner.

Un enfant, ça a l’élan de vie nécessaire pour devenir un grand enfant.

Un adulte ou un parent qui ne serait plus un grand enfant, ce n’est plus un être vivant.

C’est un être faisant.

Et de l’être faisant à l’être malfaisant, il n’y a de mon point de vue de grand enfant qu’un tout petit pas que nous franchissons tous allègrement tant que nous refusons de redevenir de joyeux enfants.

 

Bref.

Vivement l’amour est un roman initiatique.

Un roman initiatique, c’est un roman qui apprend à désapprendre tout ce que l’on a appris pour oublier que nous étions des enfants.

 

La prochaine fois, je vous parlerai du roman suivant, Seul le résultat compte.

Mais mieux vaut commencer par le commencement.

La première étape, c’est l’ego.

Qui suis-je ?

 

La réponse, on s’en fout.

Chacun l’exprimera avec ses propres mots.

L’essentiel tient pour moi en une phrase, que je trouvais suffisamment inspirante pour la noter sur la couverture de mon bouquin :

On ne devient vivant qu’au moment où le cœur se réveille.

 

Oui, parce que, je ne vous ai pas dit :

Pour apprendre à désapprendre, il faut faire un petit voyage.

De la tête au cœur.

 

Je vous invite ?

24 Mar 2021

Du jardin secret à la découverte de soi

Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent combien je me suis engagé dans le travail d'exploration de ma propre conscience.

Ce travail a commencé chez moi assez tôt, durant l'adolescence, à travers l'écriture.

Je vivais cette écriture en cachette, personne ne savait que j'écrivais, c'était ce que certains appellent mon "jardin secret", et j'attire votre attention aujourd'hui sur la signification de ces mots.

Un jardin secret, c'est là où vous allez cultiver la meilleure partie de vous : celle qui échappera aux conditionnements conscients ou inconscients des autres, j'ai nommé VOTRE VÉRITABLE NATURE.

L'écriture a ce pouvoir très particulier de sortir votre inconscient à l'extérieur de vous.

Une fois que votre inconscient sous les yeux, c'est plus facile d'y voir plus clair en soi.

Pendant très longtemps, j'ai utilisé l'écriture comme s'il s'agissait de vider ma poubelle intérieure.

Je n'écrivais pas mes douleurs, mais je sentais bien qu'elles étaient cachées là, quelque part sur le papier, et que c'était à moi de les identifier.

Un extrait d'une lettre que j'avais écrite à un ami, à l'âge de 20 ans, que vous retrouverez aussi dans mon livre consacré à l'exploration du corps spirituel [Un sens à tout ça] :

"J’aime écrire parce que, lorsque tu prends le stylo, tu as une idée, et au fur et à mesure que tu es lancé, cette idée se transforme dans les mots pour faire en sorte que ce sont les mots qui finissent par te dicter leur suite.

C’est fascinant ou inquiétant, suivant comme on voit les choses.

Pour moi, c’est fascinant. La pensée prend forme dans les mots, et non pas à l’intérieur de soi. Ce n’est pas la conscience, que tu fais travailler : c’est le subconscient que tu laisses s’exprimer… et parfois, ce qui en ressort t’étonne, parce que tu ne te reconnais pas vraiment dans cette nouvelle façon d’écrire, dans ces idées que tu ne savais pas qu’elles dormaient là, quelque part en toi."

Il m'a fallu des années avant d'estimer que je pouvais commencer à partager mes écrits.

Ce n'est qu'à travers ce pseudo de Charlie que j'ai commencé à le faire, sur un blog, il y a 15 ans.

Charlie était un masque pour me permettre de rester à l'abri des jugements dans la vraie vie.

Il m'a fallu encore 5 ans pour laisser tomber le masque, et publier mon premier bouquin.

À partir de 2012, c'est la facture de tous mes rêves refoulés qui m'est arrivé en pleine tronche.

Le corps a dit stop.

Cette collision frontale avec "le mur de moi-même" a été le plus précieux cadeau que la vie m'ait apporté : l'évidence d'une reconnexion obligatoire à ma véritable nature.

Ne négligez jamais le développement personnel.

Oubliez tout ce que vous pensez savoir du développement personnel si cela réveille des peurs de gourous, de manipulation mentale ou je ne sais quoi, et concentrez-vous sur le fait qu'il s'agit de votre travail à vous, PERSONNEL, que vous seul(e) pourrez emprunter suivant le chemin que vous seul(e) choisirez.

Si vous ne le choisissez pas, la vie choisira à votre place.

Et plus vous attendrez, plus le prix à payer sera élevé.

Pour moi, taire ce qui vibrait au fond de mes tripes pendant 38 ans m'a imposé un travail de déconstruction-reconstruction (transmutation) pendant quasiment 10 ans.

À combien estimez-vous le prix à payer pour vous éviter ça ?

Je dis ça, je dis rien, mais tous mes livres n'ont qu'un seul fil conducteur : accompagner mes lecteurs sur le chemin de cet éveil sur lequel je me suis moi-même engagé.

Je n'ai jamais écrit un seul livre qui ne m'ait pas apporté une prise de conscience à moi-même.

Mon but n'est pas de donner des leçons (au contraire, j'utilise souvent l'autodérision), mais de partager avec ceux qui me liront les trésors les plus précieux de ce que je prends le temps de comprendre de ma propre expérience de vie.

Lorsque j'écris un roman, par exemple, je détermine le sujet, et je me lance dans l'aventure.

Tant qu'il ne m'a pas apporté une clé que je n'avais pas au départ de l'écriture, je considère que le travail n'est pas terminé.

Parmi 8 livres publiés à ce jour (dont un guide uniquement en numérique), je n'ai écrit que 2 romans.

Ceux qui m'ont côtoyé pendant l'écriture de SEUL LE RÉSULTAT COMPTE savent combien de versions successives sont passées à la poubelle.

Un livre sur l'éveil de conscience, forcément, c'est une sacrée aventure… (pour ne pas dire une aventure sacrée) !

Allez fouiller.

Allez dénicher ce dont vous avez besoin.

D'autres livres viendront, comme autant de passages secrets pour vous reconnecter à qui vous êtes derrière tous les mensonges auxquels vous-mêmes vous croyez.

23 Mar 2021

Aimer la peur

La peur est à l'évolution ce que l'hiver est aux saisons.
Les années se suivent et se ressemblent mais elles ne sont jamais les mêmes.
Supprimez l'hiver qui permet à la nature de déployer toutes ses énergies et vous n'aurez jamais le bonheur du printemps.

Une vie sans la peur, ça ressemblerait à un printemps sans bourgeons.
Il y aurait sans doute un peu de soleil dans nos cœurs mais ça ne donnerait jamais rien.
Tout resterait désespérément stérile.

Aimer la peur, c'est accueillir une bombe contre sa zone de confort pour s'intéresser au cadeau qu'elle nous apporte à l'intérieur.

Quand on aime la peur, on ouvre son cœur.
On agit avec le cœur.

Ça s'appelle le courage.
Le cœur qui agit.

Aimer la peur, ou bien mourir de ne pas avoir osé exister.

Bon courage !
Bonne ouverture du cœur !

22 Mar 2021

Pas essentiel du tout

Tout est dit.

Ah non. Pas tout.

« Tout » est devenu « pas essentiel ».

Donc ce qui est désormais étiqueté « pas essentiel » a été dit et c'est l'essentiel à retenir, puisque vous ne pouvez pas retenir tout.

Évidemment, comme ce n'est pas essentiel, ça n'a pas vocation à être dit.

Donc on remet les masques, et on ne parle plus du tout.

Si ça n'a pas vocation à être dit, ça n'a pas vocation à être entendu non plus.

Donc circulez mais circulez en restant chez vous !

Dehors, il n'y a forcément rien à voir puisque tout est désormais chez vous !

Tâchez juste de rester de-bout si vous ne voulez pas mourir avant la fin.

La législation a changé.

La norme K1984 a été modifiée.

Elle change la définition du terme « essentiel » en redéfinissant l'essentiel de ce qui fait référence à tout… en prenant en compte la notion du rien qui générait la souffrance et la dualité à base de tout.

Vous ne comprenez rien ?

Alors c'est que vous savez déjà tout.

Bravo. Vous avez fini la course, vous pouvez nous rendre vos diplômes, vos médailles, votre tee-shirts et vos caleçons, et vous diriger vers la douche en essayant de pas tout mettre sens dessus dessous.

La douche froide sera votre douche chaude.

Accueillez !

L'essentiel intègre désormais la quantité non nulle de ce qui ne valait rien.

Rien à faire. On n'y peut rien.

Il n'y a rien à ajouter puisque dans le tout, il y a forcément les choses qui ne valent rien.

C'est l'avènement de la nouvelle démocratie.

La nouvelle définition de la démocratie figure dans l'alinéa 747 Civilisation en péril pour Situlani.

Si tu la nies, c’est la nouvelle destination de la démocratie.

La démocratie nouvelle est bonne pour toi.

Elle veut t'obliger à lâcher prise sur ce qui ne tient plus à rien, puisque tout continuer comme avant n'est plus possible dans un monde où plus rien ne ressemblera à ce qui représentait tout.

Seul le résultat compte.

Reste concentré s’il te plaît.

Si tu as du mal à comprendre de quel genre de non-essentiel on parle quand on parle de ce qui est nouvellement devenu essentiel, lis des livres qui te montrent que ce que tu crois non essentiel en vrai, c'est justement l’inverse de ce que tu considérais comme essentiel pour de faux.

Prends note : lire des livres.

Lire délivre.

Tu as peur de perdre tes re-pères ?

Alors plonge en toi et reconnecte-toi avec le père en toi.

Suis le fil, s’il te plaît. Suis le fil ou sois le fils, mais arrête de chercher tes repères si tu ne veux pas devenir le père !

Tu vas rester concentré, oui ?

C’est l’ère du Verseau.

On va bientôt pouvoir ranger le Mono-poli du nombrilisme masculin au fond du placard, ça commençait à faire chier toute la famille tellement que les perdants creusaient leur trou.

Ça tombe bien, c’est le printemps.

On va enfin pouvoir faire un grand ménage et sortir le nez dehors pour reprendre contact avec Mère Nature.

C’est l’ère du Verseau, je répète.

Comment ça, t’étais pas au courant ?

Maintenant qu'internet te donne accès à tout et que « tout » est égal à « rien », comment se fait-il que tu ne sois pas au courant si tu t’intéresses justement à rien ?

Et puis ne me fais pas le coup de la peur de l’inconnu, hein ?

Elle n’a plus lieu d’être, la peur de l’inconnu !

On est en train de remplacer la dangerosité de l’inconnu par les remparts de ton monde connu : chez toi !

Ne me dis pas non plus que tu as peur du vide : le seul vide qu’il te reste, c’est le volume d’air qui te permet de rester en vie dans ta zone d’un confort accepté.

Ta zone d’inconfort accepté.

Bref. C’est vraiment chiant, que je sois obligé de tout répéter.

Tu veux pas essayer de rester vraiment concentré ?

Donc tu ne devrais plus avoir peur de rien, puisque tout est en train de se faire remplacer partout.

Ou alors c'est qu'il y a une autre peur chez toi.

Un cadavre dans le placard.

Non, ne me regarde pas comme ça, c’est une image !

Je veux simplement dire que le problème pourrait venir d'ailleurs.

Le problème vient d’ailleurs ?

Si le problème vient d'ailleurs, c'est que la vérité est ailleurs ! [musique X-Files]

Donc, comme tu n'as jamais cessé de la chercher à l'extérieur, il ne te reste plus qu'à la trouver ici.

Et ici, à partir de maintenant, c’est à l'intérieur.

Tu vas donc désormais écouter avec la plus grande attention les directives du Ministère de l'Intérieur en cessant de considérer qu'il ne s'occupe que de l'Extérieur.

Les mots sont pourtant très explicites, mais tu as toujours eu un peu de mal à écouter.

Les directives gouverne-mental ont toujours joué cartes sur table.

Cesse de désigner (désirs-niés) des menteurs là où tu souffrais juste de lenteur pour accueillir une autre interprétation des faits.

C'est toi qui interprètes toujours tout de travers.

Fais le vide en toi et autour de toi, et puis recentre-toi.

Quand tu auras enfin recyclé les déchets de ta poubelle intérieure, tu commenceras à regarder le monde extérieur d'une autre manière.

C’est comme les carreaux à la fin de l’hiver.

La pollution extérieure n'est peut-être au final que la mauvaise interprétation de ta pollution intérieure.

Donc, en gros, peut-être que tu considérais la météo de l’extérieur comme une donnée essentielle, mais elle ne l’était pas.

Tu ne veux plus entendre parler de ce qui est essentiel et de ce qui ne l’est pas ?

Super ! Quel concours de circonstances formidable !

Tout est donc juste et parfait dans le meilleur des mondes possibles, puisque ce qui n'était pas essentiel jusqu'à présent, c'est justement ce qui va devenir essentiel dans ta tête demain !

Tu comprends ?

Nouveau printemps, nouvelle année.

Nouvelle année, nouvelles données.

Nouvelles données, nouvel apprentissage.

Nouvel apprentissage, nouvelle programmation.

Tu peux donc ouvrir mon livre.

Il est dans l'ère du temps.

L'air du temps, ou le R du tant.

Il n'y a rien qui ressemble à un R dans le tant ?

Ah ben voilà ! C’est peut-être le soupçon du R du grand Rien qui se cachait quelque part sous nos yeux entre le double T du grand TouT…

Si on t'avait mis dans la tête à l'école que tu n'étais qu'un bon à rien, le moment est venu de prendre ta revanche.

De savourer le délice de la revanche des cancres.

Tout est désormais inversé.

Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers.

Ça fait des siècles et des siècles que des générations se succèdent en attendant cet événement, et toi, tu l'as sous les yeux et tu ne le vois même pas ?

Nan ?!

Sérieusement ?

L’ère du Verseau, tu ne la sens vraiment pas ?

Tu as peur de ressentir des choses qu’on t’a toujours dit que tu ne devais pas ressentir ?

Mais tu n'as plus rien à craindre : ce qui était faux devient juste, et ce qui était juste devient faux.

Alors profite !

Le meilleur reste à venir, puisque le pire est désormais remplacé !

Tu comprends ?

Non ?

Alors tais-toi, fais-moi confiance, ajuste ton masque et accueille !

Le virus n’impose pas encore les boules Quies. Profitons-en !

Respire.

Mmmmhh…

C'est bon, hein ?

T’as mangé de l’ail et tu t’es pas lavé les dents avant de mettre ton masque ?

On s’en fout. C’est ta bouffe, tu l’assumes.

Respire encore.

Allez ! Fais-le encore 2 fois !

Comment ça, à quoi bon, tu ne vaux plus rien ?

Cesse de parler à la négative, et prends conscience que dans ce rien qui quantifiait ta valeur, il y a aujourd’hui tout l'essentiel du nouveau monde qui s'offre enfin à toi : un monde nouveau qui impose une transition durant laquelle ce qui était négatif va devenir le positif, et ce qui était considéré comme positif fera partie du négatif.

C'est comme un jeu de changement de rôles.

Dans l'antiquité romaine, un jour par an, les esclaves devenaient les maîtres, et les maîtres devenaient les esclaves.

Ça s’appelait les Saturnales, elles avaient lieu durant le solstice d’hiver.

On faisait tourner les classes sociales en organisant une grande fête, on se faisait des cadeaux, on s’échangeait des anneaux (bon, ça, c’est vraiment un clin d’œil minuscule pour les fanas de l’observation astronomique), et on faisait entrer la nature dans les maisons en y apportant du gui, du houx et des nouvelles chansons.

(Les chansons, je sais pas, je trouvais que ça faisait mieux de trouver une fin qui rime avec maisons.)

Là, on n’est plus au temps des Romains, mais c'est pareil. Le but est le même : réintégrer le RESPECT.

Intègre ça.

⇨ Ne juge pas, ne rejette pas, ne combats pas, ne souffre plus.

Enlève toutes les négations de cette phrase et reformule cette manière de percevoir la réalité en 4 nouvelles façons de la lire en mode positif.

Tu as du mal ?

Je vais t’aider :

⇨ AIME !

⇨ ACCUEILLE !

⇨ INTÈGRE !

⇨ SAVOURE !

Si tout s’inverse, alors ce que tu croyais avoir compris de ce titre « Seul le résultat compte » s’ouvre vers une autre signification.

Seul le résultat compte, dans ce livre, ça veut dire : prends soin de toi.

Si ce n'est pas écrit noir sur blanc, c'est que c'est écrit entre les lignes.

Il faut que tu apprennes à lire désormais plus ce qu'il y a entre les lignes que ce qu'il y a d'écrit sur les lignes.

L'essentiel d'un texte, c'est toujours ce qu'il y a entre les lignes.

Un livre ne fournit que ses mots à lui.

Le cœur du message bat déjà en toi.

Même quand tu ne le sais pas.

C’est écrit en gros sur la page d’accueil de mon site et on peut penser que c’est pour faire bien ou pour faire joli, mais c’est juste un indice précieux pour toi, pour le Fort Boyard que tu joues tous les jours dans la course de ta vie.

SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, c’est le dernier grand bouquin que j’ai publié.

J’ai vraiment galéré à l’écrire, tellement je suis comme toi, tellement il y a avait de choses à trier dans l’énergie que je voulais te laisser entre les lignes.

Je suis Charlie Bregman.

Je suis un auteur de livres qui délivrent.

Je vis dans un endroit qui s’appelle la vallée de larves.

Bien sûr, vous ne la trouverez jamais écrite de cette manière. Mais j’insiste.

Je crois que nous vivons tous plus ou moins dans une vallée de larves dès lors qu’on a compris que la vie, c’est ce qui nous sert d’école avant de nous métamorphoser.

Pour le moment, j’ai fait le choix d’être un auteur indépendant.

J’écris des livres en accordant beaucoup d’importance à ce que les larves déjà métamorphosées appellent la phase de l’ermite.

Avant de trouver des gens avec qui on se sent sur la même longueur d’ondes, je crois qu’il faut d’abord faire du tri dans les fréquences qu’on émet, et puis aussi attendre que le système de fréquences du système en arrive à se propager au-delà de ses précédentes limites.

Si toi aussi tu te situes à un moment de ta vie où le poids des maux doit maintenant céder à l’énergie positive qui les relie, je crois que le moment de nous rencontrer est enfin arrivé.

Enfin… Je te dis tout, mais je dis rien, hein ?

En vrai, peut-être bien que pour toi, seul le point de départ compte.

https://charlie-bregman.iggybook.com

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