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14 Sep 2020

Faut-il vraiment s'adapter ?

#ultralibéralisme #société #paradigme

#conscience #économie #transhumanisme

Interview de Barbara Stiegler, auteure de l'essai Il faut s'adapter (Gallimard).
https://youtu.be/DKS32lu6DhQ

Format un peu court pour une spécialiste qui a beaucoup plus à dire, mais il se dégage de cette vision des choses que le néolibéralisme ne parviendra pas à tirer son épingle du jeu autrement que dans l'ultralibéralisme, et que dans cette perspective, la question environnementale est vouée à l'impasse.

Car l'ultralibéralisme repose sur le fait qu'il faut sans cesse produire plus, échanger plus et de plus en plus vite depuis les 4 coins du globe, et donc consommer, surconsommer et continuer de détruire notre environnement comme cela est devenu la norme depuis les années 80 environ.

Aucun modèle économique actuel ne parvient à inverser la tendance, en proposant par exemple un modèle de "reprise" totalement boosté par la remise en état de notre planète.

Notre salut n'est pas dans l'être humain augmenté (je suis surpris de ne pas entendre prononcer le terme de "transhumanisme") mais au contraire dans l'être humain reconnecté en conscience à son propre environnement.

Pour moi, l'économie mondiale est comme un énorme château de cartes fondé sur l'inconscience collective.

À chaque problème engendré, nous nous adaptons avec des remèdes de pacotille, mais notre adaptation est illusoire car nous détruisons tout.

Tout ce qui ruisselle depuis le haut du système n'est que de la misère humaine et environnementale, et cela engendre progressivement le réveil de toutes ces consciences endormies que nous sommes.

Je crois fermement à l'avènement de la génération RESET, avènement que les événements climatiques et les conséquences qu'ils engendreront au niveau géopolitique ne feront qu'accélérer et développer.

Je ne sais pas si cela se fera en 30 ans ou en 200 ans, mais il est évident que la confrontation de ces nouvelles consciences avec l'inconscience autodestructrice de notre système ne se fera pas dans la douceur.

L'ultralibéralisme en crise n'a pas fini de sortir les matraques et les bombes lacrymo.

Pour tous ceux qui ouvrent les yeux sur la toxicité de notre système collectif, l'interview de cette philosophe (certes un peu high-level quand on se penche sur son travail) a l'avantage d'être très succincte, et elle proposera donc un angle de vue assez instructif sur tout ce qui se passe actuellement.

Les solutions globales ne viendront plus du système.

D'ailleurs, cela a déjà commencé. Elle proviennent des idées et initiatives prises à petite échelle. Il n'y a rien qu'à voir l'immense créativité de toutes ces startups qui explorent des pistes, souvent envers et contre tous les risques encourus.

01 Sep 2020

Êtes-vous prêts pour le meilleur des mondes ?

La rentrée est arrivée, les apprentis-masqués ont repris le chemin des écoles, le monde d'avant a remis en route ses meilleures machines à construire le #foutur (non, ce n'est pas une coquille), et tout va bien dans le meilleur des mondes d'Aldous #Huxley.

Dans ce monde #futur, les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement programmés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population, de la plus intelligente à la plus stupide : les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
Le "meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite : une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

(source : https://www.bacfrancais.com/bac_francais/resume-le-meilleur-des-mondes.php)

Depuis ce meilleur des mondes de #fiction, notre #civilisation a "évolué" vers le monde que nous connaissons aujourd'hui.
Un monde dans lequel une élite se dessine grâce au pouvoir total de l'argent roi, qui permet par exemple aux multinationales milliardaires de prendre le contrôle officieux des politiciens que nous élisons.
Dans cette #démocratie de marionnettes, l'avenir du monde, ses lois comme le chamboulement de son climat, se décident sur de simples estimations de pertes et de profits.
Et si possible, vous nous les servirez colossaux, ces profits. Merci d'avance pour votre coopération si vous tenez à toucher une retraite quand le moment sera venu.

Dans mon nouveau roman, mon personnage naïf et rêveur, héros malgré lui d'un cri de naissance que toute une société ne cherchait qu'à étouffer ("Vivement l'amour !") bascule dans ce qu'il faut qualifier de monde parallèle des adultes.
Dans ce monde, il découvre (ou plutôt on l'y envoie avec un bon coup de pied dans le c…) le grand Monopoly du jeu de la vie, où la réussite financière est le seul but à atteindre, la seule vraie raison de vivre, la seule représentation du bonheur, et surtout, le seul moyen de décrocher tous les honneurs.
Dans ce monde, une #multinationale au-dessus de toutes les autres ambitionne de s'approprier l'intégralité des ressources physiques, énergétiques, intellectuelles, humaines, animales et végétales de la planète, dans le but ultime d'asseoir son contrôle total sur une menace terrible amorcée par des mutations d'ADN découvertes chez un certain type d'êtres humains : j'ai nommé les #HYPERSENSIBLES.

Science-fiction ? Fiction ? Documentaire ? Chacun trouvera dans ce livre ce que ses peurs auront sans doute toujours cherché à lui dissimuler…

Mais en attendant, si dans ce livre il est question de faire main basse sur des ressources à la base accessibles à tous, dans notre réalité déjà, certains détails tendraient à montrer que la SF est déjà bien plus qu'à nos portes : elle fait déjà partie de notre réalité présente.

ref. 5 mai 2018 : "Selon le PDG de Nestlé, l’accès à l’eau ne fait pas partie des droits de l’Homme, elle doit être privatisée…"
https://hybrideaeau.fr/lacces-a-leau-ne-fait-pas-partie-des-droits/

Alors SEUL LE RÉSULTAT COMPTE, c'est peut-être bien l'histoire d'un présent en train de s'écrire.
Dans lequel chacun pourra soit se réveiller… soit dormir.
Pour manifester un futur vraiment "différent"… au lieu d'un véritable foutur pour nos enfants.

Belle rentrée littéraire à tous.
Si vous lisez peu, profitez-en pour découvrir des Indés.

Annonce à venir concernant la possibilité de commander mon livre chez n'importe quel libraire de votre choix.
Merci d'avance pour votre patience.

Pour les autres, qui savent déjà pourquoi je suis sur Amazon malgré ce que je pense des multinationales :
https://www.amazon.fr/Seul-résultat-compte-Charlie-BREGMAN/dp/B08C8YKDMG
 

24 Aug 2020

De deux choses l'une…

Un jour, on pourra trier à la naissance deux types d'êtres à venir :

- ceux qui sont nés pour dire

- et ceux qui sont nés pour interdire

 

Cela se fera par le biais de robots dotés d'une Intelligence Artificielle qui aura fait la plus grande fierté de l'humanité : créer Dieu.

Dieu aura tous les pouvoirs.

Il saura ce qui est est bon, ce qui ne l'est pas.

Il saura ce qui est Amour, et ce qui n'en est pas.

Et son rôle sera de veiller à ce que chacun puisse vivre librement sans pouvoir empiéter sur les libertés de l'autre camp.

 

Les êtres humains pourront enfin vivre comme des enfants heureux, parmi des adultes de métal et d'électronique, d'Intelligence Artificielle et de processeurs quantiques.

 

Il y aura un endroit dans lequel ceux qui sont nés pour dire resteront toujours maintenus à l'abri de la Connaissance complète. Ainsi, ils vivront heureux, en ayant toujours quelque chose à dire à chaque fois qu'ils feront l'expérience de découvrir.

 

Et puis il y aura un autre endroit dans lequel ceux qui sont nés pour interdire pourront vivre tranquilles dans leurs peurs.

Sans risque de se laisser contaminer par ceux qui pourraient leur dire que leurs peurs ne sont que les premières pierres de tous leurs conflits.

Parce qu'ils aimeront les conflits.

Parce qu'ils n'aimeront que ça.

Parce qu'ils les aimeront tellement qu'ils ne devront jamais savoir qu'il existe un autre endroit à vivre ailleurs.

 

Belle semaine à vous, et bons préparatifs de rentrée.

 

De rentrée ou de sortie.

À vous de voir.

 

23 Jul 2020

Non mais franchement…

Le plus difficile n'est pas d'écouter un autre point de vue que le sien.
Le plus difficile est d'accepter que toute vérité n'est toujours que subjective, car toujours conditionnée par la somme des négligences à ne pas avoir cherché à se défaire de ces pensées qui ne sont pourtant que celles de ceux qui monopolisent le bâton de parole.

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Donc voici un mail trouvé dans ma boîte ce matin.
Et voici ma réponse.
Je sais qu'elle ne plaira pas à tout le monde, mais je ne cherche pas à plaire. Je cherche à montrer les choses telles qu'elles sont, au-delà de ce que nous montrent les conventions exigées par le politiquement correct.
J'ai passé 45 ans. Donc en théorie passé l'âge de me considérer comme encore dans la première moitié de ma vie.
Autour de moi, beaucoup de gens malades, beaucoup de décès, et en tant que personne positive, je considère que tout cela possède au moins l'avantage de nous rappeler sans cesse que ce n'est pas en cherchant à donner raison à ceux qui ne savent pas que l'on peut vraiment se sentir heureux d'être profondément vivant.
J'ai passé plus de 40 ans à me taire de peur d'être rejeté à cause de mes différences, aujourd'hui, je m'en fiche et je vous encourage tous à faire de même si vous voulez être heureux.

Donc :
Aujourd'hui, bing. Gros coup de pied dans la fourmilière.
Amazon, la grosse bête noire ?
Désolé, si vous voyez le monde en noir et blanc, c'est votre problème.
Rien n'est ni noir ou blanc en ce monde.
Tout est nuance, tout est très diversifié, et les cours de philo de mon grand professeur adoré de Terminale m'ont au moins appris une bonne chose : thèse, antithèse, synthèse, c'est encore la meilleure manière de se frayer un véritable chemin vers ce que l'on appelle le raisonnement.

MES LIVRES NE SONT ACTUELLEMENT PAS DISPONIBLES EN LIBRAIRIE.
Pardon, mea culpa, slash, slash, sortez les fouets si ça vous défoule, oui, mes livres ne sont que sur Amazon pour le moment.
Pourquoi :

Bonjour "Ignatus",

Je comprends votre mécontentement.

Malheureusement, vous devez peut-être ignorer que les auteurs indépendants ne sont pas encore les bienvenus dans les librairies (j'ai expliqué tout cela dans mon livre enquête auto-édition qui détaille la situation actuelle de l'industrie du livre), qu'un auteur, lorsqu'il vend un livre en librairie avec un éditeur ne touche généralement qu'entre 6 et 8% du tarif HT de son livre, tandis que l'éditeur touche 25% en moyenne, et le libraire entre 35 et 40%.

Je connais la rengaine. Tout le monde trouve ça normal. L'éditeur, le libraire, le distributeur, l'imprimeur, tous ces gens-là ont un métier et c'est bien normal qu'ils puissent vivre de leur travail…

Là où je ne suis pas d'accord, c'est que je connais des tas de gens qui sont musiciens professionnels, peintres, sculpteurs, etc., et tout le monde trouve "normal" (ou en tout cas entende) le fait que ce soit un métier.
Mais "écrivain" ne serait pas un métier ?
Peut-être parce qu'on commence à peine, depuis quelques années, à trouver des modules de formation dans les facultés de Lettres, mais qu'aucun diplôme ne valide cette compétence ? (à la différence des Beaux Arts, du Conservatoire, etc.)
Donc un métier reposerait sur un diplôme. Et donc, quiconque voudrait emprunter des chemins de traverse en parfait autodidacte ne pourrait être qu'un imposteur ?… ;-)

Je connais depuis 2012 des tas d'auteurs qui ont fait de leur écriture leur "métier", et qui nourrissent leur famille grâce à ce travail. Car tous ceux qui écrivent des livres savent que c'est bel et bien un travail.
Cela n'a été possible que grâce à Amazon. Parmi eux, certains d'entre eux ont reçu des propositions de grands éditeurs, car il faut savoir que ces derniers repèrent leurs nouveaux auteurs dans les classements des ventes d'Amazon. Pour ne citer qu'elles : Agnès Martin-Lugand et Aurélie Valognes ont commencé en auto-édition.
(Mais si vous avez besoin de références plus classiques, on peut aussi parler de Proust…)

J'écris des livres qui interrogent, qui bousculent, qui montrent d'autres points de vue sur la société, nos rapports les uns avec les autres, et qui cherchent à donner plus de sens dans un monde dans lequel beaucoup de choses ne tournent pas rond. J'aspire à plus d'équilibre et de respect, et cela ne peut passer que par le dialogue et par l'acceptation de regarder les choses "négatives" sous un éclairage "positif".
Car rien n'est négatif sans qu'il n'existe une contrepartie positive. (Et vive versa.)

Pour cela, l'information complète sur la réalité est nécessaire.

L'information donnée par les médias sur Amazon, par exemple, bien qu'elle soit justifiée sur de nombreux points, est totalement orientée, impartiale et hypocrite. Car derrière chaque média (sauf Arte et qq médias indépendants que je vénère) se trouve un groupe aussi dévastateur qu'Amazon, et dont, évidemment, on ne parle jamais.

Ces groupes-là détruisent eux aussi les petits commerçants à qui j'ai été parmi les premiers à proposer des partenariats (mais comme je le fais avec vous ce matin, il faut déjà prendre le temps et l'énergie de leur montrer les choses sous un autre angle, et accepter de regarder les choses sous un angle différent exige une grande ouverture d'esprit que tout le monde ne possède pas).
Ces gros groupes qui possèdent la quasi-totalité des médias, eux aussi, ne payent pas les impôts qu'ils devraient payer.
Ces groupes-là eux aussi n'ont qu'un but : toujours faire encore plus de profits, et cela sans aucun égard vis-à-vis de l'humain et de la planète.
Ces groupes-là reposent exactement sur la même logique capitaliste que le grand méchant Amazon que tout le monde pointe du doigt juste parce que c'est le surdoué de ce jeu-là.
Mais à ce jeu-là, tous, sans exception, y participent.
Du gros groupe… au petit libraire indépendant qui prend sa commission de 35% en trouvant ça normal d'exploiter le travail d'un auteur qui ne touchera que 6%… en passant par les consommateurs que nous sommes tous, et qui cherchent à acheter leurs produits le moins cher possible pour garder le maximum d'argent dans leurs économies (ou simplement pour survivre).

Ce que l'on ne dit pas dans les médias, c'est que Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, aurait lui-même voulu être écrivain, et qu'il a créé sur sa plateforme tout un service d'aide à l'autoédition, qui existe maintenant depuis 2011 en France.
Ce service a permis le retour d'un vrai "métier" d'écrivain.
Je connais rien que dans mon cercle d'amis auteurs, un certain nombre de personnes qui ont des revenus mensuels parfaitement honorables, voire même qui feraient rêver bien des motivés de l'ascension sociale, purement fondée sur le culte des chiffres !

Ce service développé par Amazon repose également sur l'impression à la demande concernant les livres au format papier.
Un client commande le livre, Amazon le livre et l'expédie.
Pas de production et de stocks inutiles, pas de pollution due à des déplacements vains, et pas de pilon.

Bien sûr, aucun système n'est encore parfait.
Nous connaissons vous et moi l'impact énergétique d'Amazon.
Mais pour ma part, me risquer à comparer les deux impacts serait bien périlleux étant donné que personne ne sait encore les mesurer de manière objective.

Pour revenir au problème du pilon, savez-vous que rien qu'en France, l'industrie du livre détruit, dans le plus profond tabou, 100 millions de livres chaque année ?

Pour revenir au modèle si parfait des éditeurs et des libraires, savez-vous qu'un premier roman se vend en moyenne à moins de 500 exemplaires aujourd'hui (sources Gallimard), et qu'un nouveau livre qui ne se vend pas en librairie au bout de 5 semaines, prend le chemin du pilon ?

Savez-vous que les auteurs doivent alors se battre pendant des années pour racheter le simple droit de pouvoir publier de manière indépendante le fruit de leur travail ? Et qu'ils doivent même payer pour racheter ce droit qu'ils ont cédé dans leur contrat d'édition ?

Savez-vous également qu'un éditeur n'hésite pas à imprimer certains livres à 100.000 exemplaires pour placarder toutes les gondoles des magasins afin d'être certain d'en vendre juste la moitié ?
(et que le reste est évidemment détruit…)

Voilà donc quelques éléments d'information qui apporteront un éclairage à votre mécontentement devant le fait que mes livres ne sont pas disponibles chez les libraires indépendants.
J'aimerais pouvoir rendre la liberté aux consommateurs du choix du monde qu'ils souhaitent défendre. Car chacun est libre de ses choix.
Mais cela nécessite plusieurs jours de travail sur chacun de mes livres.
Et comme pour moi l'écriture est un métier, c'est un service que je n'ai actuellement pas encore les moyens de proposer.

Rendre mes livres au moins accessibles à la commande en librairie, via un service d'impression à la demande, fait partie de mes projets.
Mais je m'y attèlerai dès que ma "petite entreprise" en aura elle aussi les moyens.
C'est-à-dire quand elle commencera par me permettre, déjà en terme de revenus, de m'y consacrer à plein temps.

Espérant vous avoir éclairé en partie, et surtout sans chercher à créer la moindre polémique.
Je vous remercie d'ailleurs sincèrement pour votre message, qui me permet à moi aussi de prendre en considération les besoins de certains lecteurs.

Je vous souhaite une agréable journée.
Amitiés,

Charlie.

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Et donc, tous mes livres sont détaillés ici :
http://charlie-bregman.iggybook.com

Parce que le monde ne tourne vraiment pas rond, et qu'il est temps de réfléchir à comment le remettre sur pieds.

Belle journée à celles ou ceux qui auront lu jusqu'au bout.
Je sais d'avance qu'ils ne seront pas nombreux.
Et c'est pour cette raison que je les considère comme précieux !
Merci !!!

05 Jul 2020

Seul le résultat compte…

Un des plus beaux films de l'histoire du cinéma.

À revoir en 3D cet été...
https://www.cinemaspathegaumont.com/films/il-etait-une-fois-titanic

C'est l'événement historique qui pour moi fait le plus écho avec le naufrage en cours de notre civilisation...

Et du coup, une métaphore que j'ai déjà utilisée dans plusieurs de mes livres…

La seule question que je souhaite poser, ce n'est pas celle du chiffrage des pertes, c'est celle de l'intention réelle de ceux qui ont le réel pouvoir d'organiser le sauvetage de tout ça.

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Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve :

« — Eh ! C'est pas un iceberg, droit devant ?

— Mais non ! T'occupe ! Tu es sur la civilisation Titanic, ici ! Viens t'amuser un peu et consommer les bonbons que tu viens de gagner ! On s'éclaaaaaate !!! Demain, on a beaucoup de boulot qui nous attend… Il faut qu'on démonte une partie de la coque pour booster le rendement des fourneaux. Plus on gagnera du poids, plus on gagnera de la vitesse ! Créativité, ténacité et performance ! Franchement, tu n'as pas mieux à faire que de rêvasser là dans ton coin sous le ciel étoilé ? Tu as quel âge ? Hé ! Reviens parmi nous, bon sang ! Réveille-toi ! On est des adultes responsables, maintenant ! »

C’était d’autant plus étrange, comme rêve, que ceux qui m’entouraient ressemblaient à de vrais monstres : avec des têtes d’adultes très sérieux et bien ridés sur des corps d’enfants…

[Extrait de SEUL LE RÉSULTAT COMPTE]
https://charlie-bregman.iggybook.com

Et ne commencez pas à me dire que j'en parle trop, ce n'est qu'un début. J'ai mis quasiment 7 ans avant de pouvoir accoucher de ce livre, et notamment en allant puiser mon inspiration à travers le sommeil, la méditation et d'autres expériences comme l'auto-hypnose.
Alors maintenant que le bébé est là, forcément, de savoir quel en a été le prix, j'espère qu'il saura devenir plus grand, plus fort et plus beau que moi.
Et pour ça, la dernière chose que je peux faire, c'est de le lancer vivre sa vie, et déployer ses ailes vers d'autres horizons.

Bon été à tous.

11 May 2020

#déconfinement Jour 1

Voilà, aujourd'hui, c'est jour de déconfinement.

Je sais pas vous mais moi j'ai profité de ce confinement imposé pour me débarrasser de ce qui appartient désormais à mon passé.

Le but, c'est quand même d'y voir plus clair dans ce monde dans lequel il va falloir maintenant aller de l'avant.

 

Pendant longtemps, j'ai été bon élève. Je ne parle pas de résultats scolaires. Il y a prescription. Je veux dire que j'ai toujours été bon public et surtout enseignable devant les épreuves de la vie.

J'avais des convictions intimes depuis longtemps, mais j'avais peu de confiance en moi. J'avais besoin de prendre le temps de comprendre comment fonctionnait le monde pour vérifier si c'était moi ou les conventions qui ne tournaient pas rond.

 

Je dois avouer que certaines personnes bourrées d'ego ont bien failli me convaincre que remettre en question le fonctionnement du monde comme je le faisais était bien la preuve que c'était moi qui déconnais.

 

Bah voilà.

Confinement terminé, con finement terminé.

FUCK.

 

Remettre en question le système actuel EST désormais la nouvelle manière de se comporter en adulte responsable.

Oui parce que avant, faut quand même le dire, c'était quand même une sacrée mascarade.

 

Notre civilisation Titanic a heurté l'iceberg.

Tout est déréglé, les glaces fondent, les eaux montent, tout est pollué et toutes les espèces sont décimées, le sixième continent de déchets plastiques en plein Pacifique nous sera bientôt renvoyé en pleine tronche de nos plus beaux paysages de vacances, et les intelligences très artificielles que nous sommes osent encore imaginer que nous allons pouvoir reprendre nos activités comme avant le confinement (ah non, pire, les groupes industriels ont fait pression pendant le confinement pour modifier quelques textes législatifs concernant leurs quotas de pollution autorisés).

 

Oui nous allons enfin pouvoir nous remettre à obéir aux chiffres et aux impératifs de croissance économique, avec toujours plus de déchets et d'obsolescence, toujours plus de technologies qui engendrent plus de chômage, et toujours plus de chômage pour nous faire croire qu'il n'y a pas assez de travail pour tout le monde.

 

Non mais LOL, comme dirait cette nouvelle génération que nos ainés détestent parce qu'ils n'ont pas envie de bosser.

Pas envie de bosser, dites-vous ?

À moins qu'ils aient envie de bosser différemment ? Plus intelligemment ? En donnant plus de sens à ce qu'ils font et en arrêtant de travailler pour détruire, surproduire et surconsommer ?

En envisageant par exemple des métiers qui viseraient plutôt à réparer, faire durer, reconstruire, accompagner, prendre soin ou protéger ?

 

Parce qu'en vérité, du travail, non seulement il y en a pour tout le monde mais il va falloir surtout s'y mettre sans chômer.

ON N'A PAS TOUTE UNE PLANÈTE À REMETTRE EN ÉTAT, maintenant qu'on s'est bien amusés comme des sales gosses ?

 

Donc commençons par le vrai commencement.

Non, je ne parle pas du déconfinement qui consisterait à accepter à se faire reconfiner dans le monde du travail.

Je parle de l'état d'esprit.

 

Quand mes filles étaient petites, je leur expliquais que dans la vie, il y a deux camps : le camp de ceux qui font du bien, et le camp de ceux qui font du mal. Chacun est libre de choisir le camp qui lui correspond le plus.

Mais il y a une règle : On doit toujours faire ce choix "en conscience", ce qui signifie qu'on doit toujours savoir pour quelle raison on fait ce choix.

 

Pourquoi ?

Parce que le camp de ceux qui font du mal est celui de l'ignorance. Il est dominé par l'inconscience, l'aveuglement, l'immaturité et l'irresponsabilité.

Bizarrement, il est associé à tous les états d'esprit négatifs. Impuissance, tristesse, colère, frustration, plaintes, calomnies, rôles de victime…

Dès lors que l'on devient plus conscient, on s'ouvre à la vie. Et donc à cette "envie" de faire du bien, qui fait qu'on se sent, pour le coup, vraiment "en vie".

On retrouve le sourire, plus on donne plus on s'enrichit, on aime, on pardonne, on a des projets, on est créatif, on crée des relations, des synergies…

 

"Plus conscient" ne signifie pas plus conscient des souffrances et des horreurs du monde : cela signifie avoir compris que ces souffrances et ces horreurs sont le résultat de l'inconscience collective qui est aux commandes du système Titanic dans lequel nous sommes tous embarqués.

 

Parler de croissance dans un système collectif qui ne repose que sur la destruction n'a rien d'un objectif sensé, mature, responsable et adulte.

C'est tout le contraire.

 

L'objectif numéro 1, aujourd'hui, c'est donc de passer de l'inconscience collective aux commandes… à l'émergence d'une vraie conscience collective, digne de ce nom.

 

Et donc, si je parle d'objectif, j'en reviens à la notion d'état d'esprit.

Car un état d'esprit négatif est incapable d'avoir un objectif.

Il se laisse guider, et manipuler par l'inconscience de ceux qui n'existent qu'en exerçant du pouvoir sur lui.

 

Un état d'esprit négatif ne fait pas le bien.

Il fait le mal.

Il le fait autour de lui tout autant qu'il s'en fait à lui-même, incapable de reprendre le pouvoir sur ses propres inconsciences à lui.

 

Il y a quelques temps, j'ai lu ici et là des commentaires de personnes très fières d'exposer le fait que les optimistes sont de profonds naïfs et que l'intelligence, aujourd'hui, consiste à être pessimiste.

Longue vie à eux.

Qu'ils aient fait le choix de demeurer des collabos d'un système gouverné par l'inconscience les regarde.

Moi, je ne choisis pas ce camp-là.

 

L'optimisme, c'est un vrai combat collectif.

 

Ce qui ne résout pas le problème fait partie du problème.

Or, si le pessimisme ne résout pas le problème,

C'est qu'il fait directement partie du problème !
 

Je suis quelqu'un d'optimiste.

C'est un choix. Une décision consciente de toujours chercher une manière positive d'orienter la réalité.

Pourquoi ?

 

Parce que l'état d'esprit est la clé de tout.

Un état d'esprit positif nous rapproche du bonheur, comme je l'ai expliqué dans l'introduction de mon livre L'envers de nos vies.

Le pessimisme engendre la plainte, la frustration, le sentiment d'impuissance…

L'optimisme accède à l'énergie, aux synchronicités, et au pouvoir créateur.

 

Ne vivons pas comme des morts.

Remercions nos épreuves.

Elles seules nous aident à transformer nos inconsciences en prises de conscience.

 

Ne vivons pas ce déconfinement comme un retour à l'inconscience.

Le changement n'est une perte que du point de vue d'un état d'esprit négatif.

Dans un état d'esprit positif, il n'apporte toujours que le meilleur.

14 Mar 2020

Du juste équilibre des choses…

Comme je sens que les petits délires complotistes, quand ils ne font pas réfléchir, redonnent déjà le sourire...

- Euh... Je crois que j'ai une solution pour arrêter tout ça.
- Ta gueule ! Il n'y a pas de solution.
- ...
- Laissez-le parler. Au point où on en est, autant de marrer...
- C'est quoi, ta solution ?
- Puisque personne n'a le courage de donner l'exemple en se retirant du jeu économique, il faut obliger tout le monde à le faire en même temps.
- Ah ah ! Et t'en as d'autres, dans le même genre ? La troisième guerre mondiale, on en a déjà parlé, ça serait juste le moyen le plus efficace pour tout reseter d'un coup.
- Je ne parle pas de guerre. Je parle d'une stratégie qui viserait à obliger tout le monde à rester cloîtré chez soi. Plus de déplacements, plus de course à la croissance, plus de pollution pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que la nature reprenne ses droits.
- Et on s'y prendrait comment ? On a déjà tout fait pour leur faire peur, ils s'y habituent tellement qu'on en a fait de vrais zombies !
- On crée un virus méchant. Une grosse pandémie qui va leur foutre vraiment la trouille. D'abord, ils vont banaliser, ensuite, ils vont douter, et puis au final, quand ils vont voir que c'est sérieux, ils vont prendre conscience de toute l'absurdité du monde dans lequel ils vivent. Ça s'appelle un électrochoc.
- C'est pas un peu risqué, un électrochoc comme celui-là ?
- On n'était pas d'accord sur le fait qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ?

The question is :
De quel côté faut-il regarder le monde ?
Côté pile, niveau individuel ?
Ou côté face, niveau collectif ?
Côté pile, je pense à ma gueule.
Côté face, je pense aux générations suivantes et au fait que, comme le disaient les Indiens, on ne transmet pas à nos enfants une planète qui nous appartient : ce sont eux qui nous la prêtent.

Un jour, ils nous convoqueront au tribunal pour nous poser cette question : Et toi, qu'est-ce que tu as fait de ta vie pour essayer de rendre notre monde meilleur ?

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Je précise que ce texte est purement imaginaire, hein ?
Les scientifiques sont formels. Oui, nous pouvons créer des virus, ou en tout cas modifier leur génome, mais le Coronavirus nous vient de la nature.
À force de jouer les exterminateurs de cette belle planète, il faut bien que quelque chose apparaisse pour rétablir un semblant d'équilibre, non ?

La plupart des banques sont en faillite, le système tout entier ne tient plus qu'avec des lignes d'argent virtuel créées chaque jour pour colmater les brèches de notre civilisation Titanic.
Cela ne peut plus durer.
Une économie du partage, de la réparation, de la connaissance et de la bienveillance est nécessaire.
Cela ne peut se faire qu'au bout d'un vrai déclic collectif. C'est dans cette intention à la fois naïve et responsable que j'ai publié mon bouquin "Sourire aux coqs, pardonner aux ânes, et rester zèbre".

Beaucoup de startups explorent des pistes magnifiques concernant ce point.
Beaucoup se cassent la gueule, mais c'est à ça qu'on reconnaît les grands entrepreneurs. Au fait que la prise de risques et les échecs font toujours partie de la réussite.

Ne méprisez jamais quelqu'un qui a de l'argent.
Pour certains, l'argent est un but ; pour d'autres, il n'est que le moyen.
Ne vous méprisez jamais non plus lorsque vous échouez. Car c'est souvent là que réside la carte des plus grands trésors.

11 Feb 2020

L'émotion, le GPS des explorateurs de l'âme

Dans toutes les familles, il y a des vieilles rancœurs qui se traînent comme des hyènes autour des corps qui se meurent.
Dans toutes les familles, il y a les mots qui sont dits, ceux que l'on entend, et puis ceux que l'on tait.
Les générations se succèdent, maladroites et impuissantes devant ce fardeau-là, à renouer avec des fausses pistes et à reproduire les mêmes schémas tant qu'elles renoncent à s'intéresser à leur inconscient.
En fil d'Ariane de ces enfers-là, toujours une seule et même chose : une colère qui n'a pas pu se faire entendre.

La colère est le pire danger du cœur.
Aucune reconnaissance d'âme ne peut survivre à ce poison-là.
Plus d'amour, plus de connexion, plus de cette vibration entre les êtres qui font que la vie n'existe que pour être partagée au-delà des rôles, des masques et des conventions.

"— Il est à côté de moi. Je te le passe.
Elle lui tendit le combiné sans fil avec une main sur la partie microphone.
— C’est Alain.
— Alain qui ?
— Alain ton frère…
— Hein ?
— Bah réponds ! Qu’est-ce que tu veux que je te dise, moi ?
Alain et Jean-Paul ne se voyaient plus depuis plus de trente ans. Il leur arrivait parfois de se croiser, en voiture ou bien sur le trottoir, mais lorsque cela se produisait, l’un des deux trouvait toujours un moyen pour éviter l’autre. La dernière fois, ils s’étaient croisés sur le seuil du hall d’entrée de leurs parents. Alain, qui n’avait sans doute pas encore été informé du changement de voiture de son grand frère, n’avait sans doute pas prêté attention à ce 4x4 flambant neuf sur le parking de la résidence. Après s’être annoncé à l’interphone, il s’était engouffré dans le hall d’un pas pressé, comme à son habitude. Aussitôt qu’on lui avait annoncé l’arrivée de son frère, Jean-Paul avait bondi de sa chaise pour enfiler sa veste.
— Vous ne pouvez pas passer votre vie à vous fuir comme ça, tous les deux, bon sang ! lui avait reproché son père. Vous ne pouvez pas vous expliquer une bonne fois pour toutes ? C’est malheureux, ça, tout de même ! J’ai deux fils, et ils ne se parlent même pas !"

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L'envers de nos vies, nouvelle "Une famille sans histoires"
9 nouvelles, 9 émotions qui mènent la danse pour mettre chaque personnage devant une opportunité de changer… ou de renoncer à changer.

Le changement appartient à la jeunesse.
Le renoncement, à la vieillesse.
Cessez de vous gaver de crèmes anti-rides et attaquez-vous directement au fond du problème ! 

21 Jan 2020

Journée internationale des câlins

Je suis l’ami des mamies.

Je n’ai pas d’ami, pas d’amour, pas d’argent et pas le moindre intérêt. Je suis l’être ordinaire. Celui qui croise plein de monde et contre qui personne ne se lève.

Je suis celui qui passe, celui qu’on ne regarde pas. Celui à qui personne ne parle, avec qui personne ne s’entend. Celui que personne ne peut sentir.

Un muet dans un monde d’aveugles. L’ombre d’un spectacle qui ne me mettra jamais en lumière.

Mon banquier ne m’aime que pour ce que je lui rapporte, mes collègues ne m’apprécient que pour les jours de repos que je leur procure, et si mon patron accepte de mettre la main à son porte-monnaie pour moi, je sais pertinemment qu’il ne le fait que par respect des conventions sociales.

Les hommes ne me serrent pas la main. Les femmes préfèrent encore la compagnie des maladies contagieuses plutôt que d’avoir à me faire la bise, et même ma mère m’a renié.

Je n’ai pas de compagne, pas d’enfant, pas de but et pas de plaisir.

Je suis juste l’ami des mamies.

 

Avec elles, j’ai la cote. J’ai la cote qui monte en flèche et la solitude qui se met en berne. J’ai le charme de leurs amants oubliés, et la jeunesse de leurs amis enterrés. Contre leur tendresse et leurs caniches au bout de leur laisse, je leur accorde toute mon attention. Elles pensent à moi dès qu’elles se lèvent, avant même d’enfiler leur robe de chambre molletonnée, leurs pantoufles de coton et leur dentier de fortune. Elles font un pas vers leurs volets, qu’elles font irrésistiblement grincer sur leurs gonds rouillés pour les ouvrir bien grands, me cherchent du regard le long des trottoirs, au volant d’une voiture, et puis s’aperçoivent que ce n’est pas encore l’heure. Qu’il est encore un peu tôt.

Alors elles se font couler un bon vieux café bien brûlant, un de ces cafés aux parfums âcres qui ne se racontent même pas, et à la saveur inimitable à laquelle même les éviers les plus expérimentés ne s’habitueront jamais. Leurs tasses de porcelaine se mettent à chanter du bout de leurs cuillères en inox, et les orchidées de leurs grands vases s’étirent et se réveillent pendant que l’air froid s’engouffre par la fenêtre mal refermée, en faisant valser leurs rideaux, et frétiller les rubriques nécrologiques des journaux de la veille.

Extrait de "L'ami des mamies", L'envers de nos vies.
 

15 Jan 2020

La fable des deux loups

Vous connaissez sans doute déjà la fable des deux loups :

Un vieil homme raconte à son petit-fils :

“Mon enfant, en chacun de nous se déroule une bataille entre deux loups.

Le premier est bon et ne fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tous ceux qui l’entourent et ne s’offense pas lorsqu’il n’y a pas lieu de s’offenser. Il combat uniquement lorsqu’il est juste de le faire, et il le fait de manière juste.

Mais l’autre loup… celui-là est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n’importe qui, tout le temps et sans raison. Il est incapable de penser parce que sa colère et sa haine prennent toute la place. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.

Et je peux t’avouer, qu’il m’est encore parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous les deux veulent avoir le dessus.”

Le petit fils regarde attentivement et longuement son grand-père dans les yeux et demande : “Et lequel des deux loups va gagner, grand-père ?”

Le grand-père sourit et répond simplement :
"Celui que je nourris.”

D'un côté de l'assiette : le jugement des autres, l'ignorance, et le renoncement.

De l'autre : l'amour, la connaissance, et le pardon.

Ces 3 ingrédients répondent aux 3 questions existentielles que se pose l'Homme depuis la nuit des temps :
- Qui suis-je ?
- Que dois-je faire ?
- Que puis-je espérer ?

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