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28 Oct 2015

Comment développer son imagination ?

17% des Français seraient l’auteur d’un manuscrit, publié ou non.

Écrire un livre fait partie des rêves personnels les plus répandus… mais que très peu de gens parviennent à concrétiser.

Pourquoi ?

 

Pour moi, pour mener un projet d’écriture à son terme, 5 bagages sont indispensables :

• une imagination riche et fertile

• l’envie d’écrire

• la maîtrise de l’écriture

• un engagement réel et régulier

• la patience de la réécriture

 

Mais peut-être pensez-vous ne pas avoir d’imagination ?

Si tel est le cas, je n'ai qu'un seul conseil : retrouvez votre âme d’enfant ! L’imagination, c’est le trésor de l’innocence. Le contraire de l’analyse et du jugement.

Si vous voulez développer votre imagination, il va falloir apprendre à lâcher prise. Accepter de laisser entrer l’inconnu en vous. Commencez par réapprendre à regarder ce qui se passe autour de vous sans chercher à le juger. Intéressez-vous à la diversité humaine, et cherchez à établir de nouvelles connexions, de nouvelles façons de la regarder.

Que savez-vous de l’éboueur qui s’active en bas de chez vous ? Où vit-il ? A-t-il une famille ? Pourquoi est-il éboueur ? Quel est son secret ? Votre voisine d’en face est danseuse à l’opéra ? Comment se déroulerait leur confrontation improbable, s’ils se retrouvaient coincés dans un ascenseur, tous les deux ? Se trouveraient-ils des points communs ?

Libérez votre imagination en l’obligeant à se confronter à des mondes que tout oppose en apparence. Une pratique fréquente d’exercices de ce style décuplera indubitablement votre potentiel à ce niveau.

 

Ensuite, saisissez toutes les occasions de développer votre créativité !

Créez vous-même vos cartes de vœux, vos messages d’anniversaire. Le célèbre designer Philippe Starck commençait ses journées en s’imposant un minimum de dix nouvelles idées sous forme de croquis.

Si vous avez des enfants, prenez le temps de jouer avec eux et de leur raconter des histoires ! Demandez-leur de vous imposer vos personnages. Y aura-t-il des sorcières, des fées, des dragons, des schtroumpfs ? Qui sera le plus méchant ? Quel sera son pouvoir ? Les enfants sont un excellent indicateur pour savoir si votre narration est ennuyeuse ou si vos rebondissements valent le coup. Ils ne tricheront pas. En participant au développement de leur imaginaire, ce sera votre imagination à vous, que vous solliciterez. D’une pierre deux coups… et tout ça dans l’amour familial. Que demander de plus ?

 

Enfin, relaxez-vous !

Allongez-vous confortablement sur le dos, dans un endroit calme, et faites des exercices de visualisation : les 7 couleurs de l’arc en ciel, les aiguilles d’une montre qui font le tour du cadran, sentez votre corps plus lourd, puis plus léger…

Grâce à ces exercices, souvent beaucoup plus difficiles qu’ils n’y paraissent, vous renforcerez votre capacité à vous concentrer, et la concentration est indispensable à une bonne maîtrise de l'imagination : « Sans concentration, l’imagination ne restera toujours pour vous qu’un cheval sauvage que vous ne parviendrez jamais à monter ! »

 

Quand écrivez-vous votre livre ?

20 Oct 2015

Comment écrire un e-book à vendre sur Internet ?

[Ce billet est un article invité d’Olivier Roland.]
 

Nous vivons dans l’ère de l’information, dans un monde dans lequel on peut tout obtenir immédiatement et sans délai.

La vente des e-books est devenue populaire, car ils sont facilement transmis, facilement stockés, et peuvent être lus partout, notamment sur un Smartphone dans les transports en commun.

Il est maintenant grand temps d’écrire votre propre e-book afin de réaliser, vous aussi, des profits.

 

Vous n’avez pas d’imagination, n’êtes pas doué pour la fiction ?

Et si vous écriviez des infoproduits ?

 

Petit récapitulatif des 5 conseils que le blogueur qu'on ne présente plus, Olivier Roland, présente sur son site http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr.

 

1. Choisissez un sujet !

De préférence, choisissez un sujet qui vous passionne et sur lequel vous êtes intarissable. Pensez par exemple aux expériences de votre vie qui ont été particulièrement riches d'enseignement pour vous. Quelle leçon en avez-vous tirée ? Comment pouvez-vous la partager avec vos futurs lecteurs ?

 

2. Dressez un plan !

Si vous avez su écrire des dissertations au lycée ou au collège, vous pouvez tout aussi bien écrire un livre électronique. Décidez des grands thèmes que vous aborderez et notez quelques idées dans un journal, durant quelques semaines avant de commencer à écrire le livre.

 

3. Faites des recherches !

Tout comme pour la rédaction d’un simple billet de blog, vous devez imager votre discours de différents exemples qui soutiendront vos idées. Surfez sur Internet pour y lire d’autres articles qui vont dans le même sens que les idées que vous souhaitez développer. Trouvez les ressources qui aideront vos lecteurs, sur des forums, des articles et des blogs directement concernés par votre sujet. Enregistrez les liens vers ces sites pour plus tard.

 

4. Demandez l’avis de vos proches !

Demandez à vos amis, famille et collègues de relire votre e-book. Demandez-leur d’être très honnête. N’hésitez pas à écouter toutes les suggestions qui permettront d’améliorer votre livre. Corrigez les erreurs et apportez les modifications nécessaires.

 

5. Illustrez votre livre !

Ajoutez des photos à votre ouvrage. Par exemple, un pâtissier peut vouloir montrer des photos de ses gâteaux terminés, les étapes du processus de décoration, des photos d’ingrédients, sa participation à des concours et les prix qu’il a gagné… Si vous ne disposez pas de vos propres photos, utilisez des photos libres de droit que vous trouverez sur des sites spécialisés sur Internet. Tout comme dans les magazines, les photos rendent la lecture plus intéressante.

Lien : http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr.

18 Sep 2015

Le numérique et la conquête des gens qui ne lisaient plus

Ce n'est que depuis l'automne dernier que j'ai redécouvert le plaisir d'écrire des nouvelles.
"Redécouvert" parce que c'est par le biais de ce genre très particulier que j'avais pourtant commencé à écrire, à l'âge de 13 ans. Notre professeur de français nous avait tous embarqués dans la lecture d'un recueil de nouvelles de science-fiction sur le thème des voyages dans le temps (*), et en fin d'année, elle avait invité ceux qui le désiraient à plancher sur ce thème. Pour la première fois, comme le devoir n'était pas noté, comme tous les conseils de classe étaient terminés, je lâchais prise sur les normes, les contraintes et la peur du hors-sujet, et je lui rendis une copie de 16 pages… qu'elle conserva :-)
(*) La grande anthologie de la science-fiction : Histoires de voyages dans le temps, le Livre de Poche.
 

Depuis plusieurs mois, donc, la nouvelle est un genre littéraire que j'explore dès que je le peux, dans une collection que j'ai dernièrement renommée Nouvelles évasions.

Après des nouvelles fortes en émotion, comme Amour impossible et Dernier élément, j'ai exploré un mélange de genres entre le polar et l'humour avec Une famille sans histoire, et renoué avec l'humour (un peu vache) avec Saint-Valentin premier cru.

Mais le contenu de ces nouvelles n'est pas l'objet de ce billet.
 

Pourquoi est-ce que la nouvelle est un genre intéressant pour un auteur ?

La nouvelle est un genre particulièrement formateur pour un auteur. Dès le début, elle l'oblige à ne se soucier que des effets qu'elle produira sur le lecteur. Impossible de n'écrire que pour soi en écrivant une nouvelle. Il n'y a pas de dispersion possible, pas de futilités autorisées. L'attention du lecteur doit être permanente. À aucun moment on ne peut se permettre de le laisser décrocher.
Dans un roman, ce n'est pas la même chose. On ne doit évidemment pas décevoir le lecteur non plus, mais la marge de tolérance est plus importante. On peut développer certains détails, se laisser aller au plaisir de la description ou se permettre certaines digressions, car les lecteurs habitués aux romans aiment vraiment lire. C'est un fait.
Et c'est là que la publication numérique change la donne.

Car la publication numérique ne s'adresse pas aux mêmes lecteurs.

Au delà de la petite guéguerre "livre papier" versus "livre numérique" qui ramène systématiquement le prétexte insolite de l'odeur du papier sur le tapis, je crois qu'il est préférable de simplement ouvrir les yeux sur le fait que les livres numériques amènent à la lecture des gens qui en étaient a priori dégoûtés.
Le système scolaire, avec tout son lot de lectures imposées, d'analyses de textes parfaitement indigestes pour les non-littéraires, a sans doute fait plus de mal à l'industrie du livre que de bien. Ça, personne n'ose le dire.
Et cela est encore plus vrai chez les hommes, car il faut le reconnaître, ce sont les femmes, qui lisent le plus.

Le magazine Livres Hebdo a publié à l'occasion du Salon du Livre de Paris en mars 2014, une étude exclusive intitulée "Les nouveaux lecteurs", réalisée par Ipsos et avec le soutien du cercle de la librairie.
En dehors du fait que l'étude annonce une chute de 5% du nombre de lecteurs en 3 ans seulement, il apparaît qu'il y aurait une différence entre le lecteur de livre papier et celui de livre numérique.
En effet, si le profil type du lecteur "papier" correspondrait à une femme âgée en moyenne de 46 ans et sans enfants de moins de 15 ans, le lecteur type "numérique" serait en revanche plutôt un homme âgé de 40 ans environ.

Est-ce exact ?

Ce que j'ai pu observer depuis que je me suis lancé dans l'autoédition sur Amazon, c'est que certaines personnes qui avouaient ne jamais ouvrir un livre de toute l'année sont finalement (re)venues à la littérature grâce à la lecture sur écran.

Et ça, c'est vraiment la bonne journée du jour (même si elle n'est pas du tirage de ce matin) !

Qu'il s'agisse de lire sur un ordinateur, sur une tablette ou un smartphone, tous ces découragés de la lecture ont finalement succombé à la curiosité de la lecture numérique, et ce, à mon avis, pour deux raisons principales :

- le prix tout d'abord : un livre numérique, surtout s'il s'agit d'un ouvrage auto-édité, est beaucoup plus abordable qu'un livre papier (sans parler de tous les ouvrages promotionnels gratuits)

- le format surtout : les livres numériques ont permis de relancer la mode du format court, ce qui peut attiser une certaine curiosité auprès des personnes à qui la simple idée de lire un roman de 600 pages donne des sueurs froides. En effet, au delà des petits guides pratiques en tous genres (partage d'un savoir, développement personnel, etc.) , le numérique a permis le grand retour des romans feuilletons (séries) et des nouvelles à chute…

 

En effet, à l'instar du petit écran, la série a de l'avenir devant elle. En autoédition, l'idéal étant de pouvoir vivre de ses écrits, publier un projet au fur et à mesure peut effectivement être une bien meilleure stratégie que de publier directement un premier roman de 500 pages. (Sans compter l'effet boostant d'avoir une deadline qui revient régulièrement pour la publication de chaque épisode).

Des auteurs comme Jean-Philippe Touzeau (auteur de la série "La femme sans peur"), par exemple, exploitent ce filon avec beaucoup de succès depuis déjà quelques années. On peut également citer la collection "Pulp" des éditions La Bourdonnaye, qui a recruté ses auteurs parmi des indés avec qui je suis en lien depuis plusieurs années : Marie Fontaine (Terra Divina), Chris Simon (Brooklyn Paradis)…

Pour ma part, si je n'ai pas exploité ce procédé de publication lors de la sortie numérique de mon premier roman "Vivement l'amour" en 2012, c'est malgré tout comme ça que je l'ai écrit, sur un blog, au rythme de 2 à 3 épisodes par semaine sans exception, quelques années plus tôt, tenu par mon engagement auprès de l'illustrateu Jepeh, avec qui je collaborais, mais surtout auprès de plusieurs centaines de lecteurs qui revenaient sur le site tous les jours.

Si vous le pouvez (en tout cas si vous vous lancez dans l'autoédition et que personne ne vous connaît encore, car une fois que vous avez acquis une certaine visibilité, les choses sont différentes), je vous invite donc à penser "série" dès le processus d'écriture… et de l'exploiter également au moment de la publication. Des sites comme Wattpad, monBestSeller, etc. permettent de partager gratuitement ses écrits avec une communauté de lecteurs assez conséquente. La stratégie est doublement intéressante : d'une part, vous pouvez corriger le cap ou peaufiner votre premier jet en fonction des réactions "en live" de vos lecteurs, et d'autre part, au moment de la sortie de votre livre, vous avez déjà un fan club prêt à vous suivre.
 

Bon à savoir pour un livre numérique qui s'adresse à des lecteurs qui n'aiment pas les livres papier : un bon livre numérique est un livre de 60 à 80 pages en moyenne. Pas plus.

Et si possible pas cher (genre 2,99 € pour le prix d'appel sur Amazon si vous voulez toucher 70% de royalties, ou carrément 0,99€ si vous tenez à vous faire connaître avant de toucher le pactole, car vous ne toucherez que 30% environ de la somme).

À partir de 100 à 120 pages, vous vous adressez déjà à des lecteurs plus expérimentés.

Si vous voulez toucher un lectorat nouveau, si vous voulez participer à la reconquête de ces lecteurs que le système scolaire a manifestement laissé sur le banc de touche, écrivez donc du court !

Le court est dans l'ère du temps. Tout le monde court après le temps, plus personne ne peut se permettre de perdre son temps. Si dès les premières pages, votre lecteur s'ennuie, il s'en ira. Si dès le départ, on lui annonce que le livre contient 700 pages, et surtout si c'est un homme qui aime le sport, les jeux videos, ou qui a du mal à trouver cinq minutes chaque jour pour prendre du temps avec ses gosses, alors une chose est sûre : votre livre n'en fera pas un lecteur !

 

Alors qu'est-ce qu'on fait ? On profite de l'autoédition et du format court pour conquérir un nouveau lectorat, ou bien on se cache pendant deux ans sans rien dire à personne pour revenir avec un bestseller de 700 pages qui sera propulsé par les fanatiques de lecture ?


Sources :
Le nombre de lecteurs baisse de 5% en 3 ans en France (Boursorama)
Étude IPSOS sur les nouveaux lecteurs
Infographie : comment les Français achètent et téléchargent leurs ebooks
Photo source YouBoox

12 Sep 2015

L'autoédité et l'idée de collection

En autoédition, écrire ne suffit pas, et publier non plus.

Nous aimerions parfois que nos textes soient reconnus pour ce qu'ils sont, qu'ils soient appréciés pour ce que nous y avons mis en tant qu'auteur. Mais hélas, cela ne suffit pas. Avant d'acheter un produit consommable, en grande surface, que vous en ayez conscience ou pas, le packaging joue un rôle fondamental dans votre acte d'achat. Eh bien, pour les livres (et les ebooks peut-être même plus encore, puisque tout va toujours plus vite sur Internet), c'est la même chose !

La première chose qui séduit un futur lecteur qui ne vous connaît pas encore, c'est la couverture de votre livre.

Le titre, le résumé, tout ça, ça va venir après.

La première chose que le lecteur voit sur son écran, c'est votre couverture, en format timbre poste le plus souvent. Si cette dernière suinte l'amateurisme à plein nez, ça ne le fera pas. Vous aurez beau avoir passé vos nuits blanches sur la réécriture de chacune des plus belles tournures de votre nouveau roman, vous être infligé(e) des migraines insolubles à la recherche du meilleur titre perdu, avoir rédigé des dizaines de pitchs de vente tous plus concluants les uns que les autres, avec votre couverture qui rebute le client au premier coup d'œil, l'achat ne se fera pas.

Je trouve qu' il est extrêmement difficile, en tant qu'auteur, de réaliser cette part de travail que les éditeurs confient généralement à des graphistes… parfois bons, parfois moins bons, et parfois, on se demande même comment c'est encore possible, vraiment pas bons du tout (ou alors ils sont fictifs).

Évidemment, « une belle couverture », ça fait appel à la notion de subjectivité. Certains trouveront une couverture séduisante, tandis que d'autres y resteront insensibles. Qui a raison, qui a tort, ça, ce serait vraiment du temps perdu de chercher à en débattre.

Certains, par exemple, n'aimeront pas la couleur rouge de mon titre, tandis que d'autres leur rétorqueront « Mais vous avez rien compris ! Elle est géniiiiiiale, cette couleur rouge ! » (laissez-moi rêver !) pour aussitôt couper court à toute espèce de fierté de ma part en complétant par « Ce qui ne va absolument pas, c'est l'image ! »

Ayons une petite pensée pour les publicitaires pour qui ce genre de débat relève du défi quotidien ! (Bref.)

 

En fait, je crois qu'à défaut de pouvoir le séduire, ce lecteur, il va d'abord falloir attirer sa curiosité.

Ce que j'ai voulu, en retravaillant sur les couvertures de mes nouvelles, c'était créer une idée de collection, faire en sorte que le lecteur qui tombe sur une de mes couvertures, se dise « Ah, tiens, c'est quoi, ça ? Toutes les couvertures se ressemblent et sont pourtant différentes, ce n'est jamais le même titre… Clic, je veux en savoir plus ! »

Évidemment, au moment où j'écris ces lignes (pour ne pas vous avouer l'heure qu'il est… Pff ! ces auteurs, j'vous jure, d'irrécupérables insomniaques !), comme je viens tout juste de terminer la mise à jour de mes publications, je ne sais pas du tout si ce changement sera efficace ou pas. Mais par contre, ce que je sais déjà, c'est que ces couvertures me plaisent beaucoup plus (à moi en tout cas), que les anciennes que je trouvais trop disparates et d'un graphisme trop amateur…

Est-ce qu'elles vous donnent l'envie de découvrir ce qui se cache derrière ?

Si oui, elles ont joué leur rôle.

Sinon, dommage, vous n'aurez pas le plaisir de savourer de bonnes chutes ;-)

 

Plus d'infos ?

==> Rdv dans les rubriques «Revue de presse » des titres concernés, sur ce site.
(Et pour "Saint-Valentin premier cru", comme il s'agit pour moi de la petite dernière, si elle vous tente et que vous désirez en faire une petite chronique sur votre blog – qu'elle soit bonne ou mauvaise d'ailleurs –, contactez-moi !)

Allez, hop !
Il est l'heure pour moi d'aller en tirer une autre, de couverture :-D

Bon dimanche !

10 Aug 2015

Partager ou dépérir, telle est la question…

Parce que nous avons tous quelque chose à partager avec les autres, un savoir, une expérience, une histoire, une compétence, une vision, etc., l'auto-édition fait partie aujourd'hui des moyens dont nous disposons pour apporter notre pierre à l'édifice d'un monde nouveau.

Sans qu'elle puisse remette en cause le travail des éditeurs, l'auto-édition s'adresse à tous, quel que soit l'âge.
Il est de plus en plus difficile, économiquement parlant, pour un éditeur, de miser sur un auteur inconnu. Aussi, l'auto-édition est sans doute une des meilleures stratégies à long terme pour se constituer un lectorat et gagner en visibilité auprès des éditeurs.

40% des personnes interrogées utilisent l'auto-édition dans une démarche de stratégie à long terme.

En fiction, l'auto-édition s'adresse à tous ceux qui aiment la liberté, qui ressentent le besoin d'écrire au-delà des codes et des mélanges de genres. De plus en plus nombreux sont les "auteurs hybrides", c'est-à-dire qui cumulent un statut d'auteur "indépendant" (auto-édité) et d'auteur traditionnel publié par un éditeur.

Mais l'auto-édition ne concerne pas que la publication d'œuvres de fiction.
Elle marque aussi l'émergence des infoproduits, des ouvrages dont la nécessité n'est plus à démontrer dans un monde où la quantité d'informations ne cesse de se multiplier d'années en années.

L'auto-édition, c'est une démarche en trois étapes :
- étape 1 : écrire
- étape 2 : publier
- étape 3 : vendre

Dans ce guide rédigé à partir d'une enquête menée auprès de 130 auteurs auto-édités depuis plus d'un an, vous trouverez les réponses aux questions essentielles que vous vous posez concernant les deux étapes 2+3.

http://charlie-bregman.iggybook.com/fr/l-autoedition-pourquoi-comment-pour-qui/

Pour ceux qui ressentent un manque de motivation ou de confiance en eux, ou qui ressentent un besoin de conseils pour mener leur projet d'écriture jusqu'au bout, il y a mon premier guide "Ecris ton livre"…

http://charlie-bregman.iggybook.com/fr/ecris-ton-livre/

Ne restez pas pétrifié devant de mauvaises croyances.
Savez-vous qu'écrire un livre fait partie des rêves les plus courants ?

Ne faites pas de la rétention de bien commun : vos idées, vos compétences et vos convictions ne sont pas faites pour dépérir à l'intérieur de vous.

Partagez-les !!!
 

05 Aug 2015

Une poignée de tweets dans la brume

Écrire des livres, ça sert aussi à ça : sauvegarder la meilleure partie de soi pour les jours où elle nous fait défaut…

L'avantage d'écrire vite, c'est de ne pas laisser le doute s'immiscer…
Mais l'inconvénient, c'est de prendre le risque d'écrire comme qq qui ne doute de rien.

Un écrivain, c'est quelqu'un qui invente des histoires en espérant qu'on puisse le lire entre les lignes.

Quand ses voisins partent en vacances, l'écrivain s'imagine qu'il va leur arriver les pires aventures…

Au commencement, il y eut l'intention.

Désolé, j'écris des romans, des nouvelles, des guides pratiques… Je ne rentre décidément pas dans les cases.

La crise ? une crise de valeurs et de sens, dans lq les patrimoines humain et environnemental sont systématiquement relégués au second plan.

Le #DeveloppementPersonnel, c'est juste travailler sur soi pour se reconnecter à ce que l'on veut au lieu de "vivre sa vie aux autres".

L'autoédition : d'abord une opportunité. Ensuite, une belle aventure .

J'ai beau avoir toutes les applications possibles devant moi, je n'ai toujours pas trouvé celle qui me rendra mon sommeil.

L'ennemi de l'auteur est le doute. Cumulé à l'angoisse de faire le bon choix, il est le contraire de l'angoisse de la page blanche : l'angoisse de la page noire !

Vivre libre, c'est la seule manière de vivre tout court.

J'écris pour ne pas oublier les rêves éveillés auxquels me convient mes heures d'insomnie…
… et je publie pour ne pas oublier de donner un sens à ma vie.

On aurait parfois besoin d'être différent(e) et retrouver confiance en soi, mais on s’en croit incapable...

Nous avons tous des rêves, des ambitions et des aspirations que nous renions profondément.

Twitter sert à crier "j'ai faim" au monde entier pour savoir combien de personnes sont dans le même état, et combien n'en ont rien à faire.

Les femmes sont belles pour que le cœur des hommes soit moins dur.

Quelle est la qualité qu'il faut absolument avoir pour écrire ? Être capable d'aimer ses personnages plus que soi ;-)

Quel défaut est indispensable pour être un auteur ? Avoir accueilli tous les défauts du monde en soi ;-)

Le sommeil, en somme, est une veille de nos rêves pas encore accomplis...

Même en vivant au ralenti ou à reculons, c'est à travers plusieurs vies menées en même temps qu'on se préserve l'illusion de vivre vraiment.

Faire un choix, c'est mourir en partie.

On ne devient un père qu'au moment où l'on cesse d'être un fils.

On n'écrit vraiment que lorsque nos personnages nous ont accepté.

— Je suis jeune, j'ai l'audace d'échouer ! dit-il.
— Profites-en ! Moi je me sens vieux et j'ai l'échec qui me lasse.

L'avenir ne fait peur que lorsqu'on le laisse dans les mains des autres.

On n'est jamais aussi bien assis que devant sa vie qui passe.

La lumière apporte des ombres aux tableaux.

Le jeu commence au moment où l'on prend les dés en main.

En fait, encourager un auteur autoédité, ça a un petit côté "Robin des Bois", non ?

Au départ, personne ne savait que j'écrivais.
Maintenant, personne ne veut le savoir.

Quand l'auteur autoédité dit "Aujourd'hui, relâchement promo…", il arrive souvent qu'il dérape vers le relâchement porno.

Le printemps nous vole une heure de sommeil pour nous encourager à revenir à la vie. Debout les marmottes ;-)

20% des auto-édités vivent leur activité à temps complet. Mais certains feraient bien de se reposer ;-)

On ne devient pas un auteur parce qu’on publie un livre. On le devient parce qu’un certain nombre de lecteurs l’ont apprécié.

Ne laissons pas les extémismes piétiner les libertés pour lesquelles nos générations précédentes se sont battues...

Je veux bien tourner la page… mais seulement si vous acceptez d'écrire la suite !

La vie est un marionnettiste ; l'amour en est le scénario.

Juger est le contraire d'aimer.
Aimer est un acte d'ouverture qui ne souffre aucune compréhension ni possession.

Les chiffres, c'est comme les femmes. Ça a toujours le dernier mot !

Les auteurs comptent le nombre de mots écrits en une journée parce que ce sont toujours les chiffres qui ont le dernier mot.

Un auteur rend visite à son médecin.
"Alors, ces insomnies, une amélioration ?"
L'auteur :
"Super ! J'ai encore écrit 40 pages cette nuit !"

Internet permet parfois aux cœurs meurtris de se laisser aller à l'épanchement affectif des confidences salvatrices.

L'amour et l'humour ne sont qu'une seule et même chose : du bonheur de vivre à l'état pur.

De toutes les choses que l'on puisse considérer comme essentielles, l'amour demeurera toujours, éternellement, et de loin la plus belle.

L'autofiction est un genre déplorable que seule l'autodérision peut sauver.

Les parents servent à éduquer. L'amour sert à grandir.

On ne devient vivant qu'au moment où le cœur se réveille.

L'adolescence, c'est ce qu'il reste de grand quand on se souvient d'avoir été vraiment petit.

La vie n'est qu'une immense tricherie où chacun tente de s'offrir les moyens d'être celui qu'il n'est pas.

Deux choses ne font pas bon ménage : l'adolescence et la bienséance.

Comment peut-on affirmer avec autant de sérénité que la terre est ronde alors que ça tourne de moins en moins rond dans tous les coins ?
Soit c'est la géométrie qui se perd, soit c'est le monde qui se voile la face… ;-)

Si ma cafetière tombe en rade, tous mes projets d'écriture tombent à l'eau !

L'auto-discipline, c'est quand on s'oblige à respecter certaines règles de peur que d'autres finissent par nous les imposer…

La science-fiction n’a-t-elle plus d’avenir ?

Savez-vous où vous vous situez précisément sur l'échelle des états d'esprit, et de ce que cela implique pour vous ?

Sans ambition, on se satisfait de peu, on se contente de rien, et on mesure son propre bonheur à ceux qui en ont encore le moins.

Sans ambition, on finit par se contenter du peu que l’on a en reniant les inimaginables richesses que l’on possède à l’intérieur de soi.

L’ambition, c’est de se fixer l’objectif personnel de réussir à exprimer le meilleur de soi-même.

Pourquoi les enfants croient-ils qu'on écoute de la musique pour les autoriser à faire du bruit ?

En moyenne, j'ai autant de hauts que de bas. Pas étonnant que j'aie l'impression de stagner au milieu de nulle part.

Vivre libre, c'est l'art de se laisser guider là où l'intuition nous pousse le plus fort.

Si c'était à refaire, je procrastinerais depuis le début.

Moi aussi, j'ai été jeune. Je croyais que l'insolence était une force de caractère.

Le mariage, c'est l'art de transformer une passion en pitié, et de trouver ça beau malgré tout.

On se marie parfois uniquement pour se rendre la vie plus dure, et démontrer ainsi que l'on peut relever tous les défis.

Les femmes sont belles pour nous apprendre à les toucher avec les yeux.
Et si on les écoute, il faudrait finir aveugle.

Un mauvais professeur, c'est quelqu'un qui est payé pour te faire rentrer dans le moule.
Un bon professeur, c'est quelqu'un qui fera tout pour que tu t'en échappes.

Le vrai drame de ma vie, c'est que je pense trop.

Descartes avait oublié de compléter "je pense donc je suis" par "je pense trop donc je suis mort".

L'intention, c'est le contraire du talent. C'est de croire que l'égo est supérieur à la magie.

Les gens ne s'intéressent qu'à ceux qui leur rappellent ce qu'ils sont déjà, et ils s'étonnent du fait que l'évolution bat de l'aile.

La nuit n'endort que les aveugles. Tous les autres en profitent pour se révéler à leur véritable existence.

"Mes tweets ne regardent que moi", qu'ils disent.
Alors vivement le jour où ils regarderont les autres !

 

13 Jul 2015

Pourquoi écrivez-vous, Mr Bregman ?

Par pudeur, on voudrait répondre qu'on ne sait pas pourquoi l'on écrit. La vérité, c'est que sans réponse à ce pourquoi qui nous hante, rien ne justifie de rendre public cette préférence à l'amour de l'écriture contre l'évanescence de nos échanges verbaux.

Ce que je sais, c'est que je n'aime pas parler de moi, et que l'écriture est la seule liberté illimitée que j'ai trouvée pour toucher du doigt quelque chose de bien plus grand et plus beau : notre universalité.

Pendant longtemps, j'ai eu des influences bien démarquées en terme de style. Cela m'a valu des milliers de pages d'écriture qui ne m'ont appris qu'à me détacher de ces indicibles théories qui nous entraînent toujours vers la doctrine.
Aujourd'hui, j'essaie de ne puiser mes influences que dans l'essence de celles et ceux auxquels je m'identifie le plus facilement.
Je m'imprègne de leurs pensées, de leur génie parfois, et je me sens comme accompagné de ces êtres si précieux, sans qui arpenter le chemin de mon existence ne serait qu'une longue et stérile errance sans fin…

Par bonheur, je crois que j'ai commencé à écrire parce que j'ai longtemps souffert de bégaiement.
Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais probablement choisi le métier d'acteur.
Dans les deux cas, je suis libre d'être plusieurs, libre de dépasser la prison de mon égo et d'entrer en résonance avec quelque chose qui fait véritablement lien entre nous.
Dans les deux cas, l'identification aux autres est instantanée. Ils sont moi, je suis eux, nous sommes nous et c'est tant mieux.

J'aime parler d'amour, sous toutes ses formes, me connecter aux autres grâce à l'humour, et m'adresser si possible à ce qu'ils ont de plus précieux en eux.
J'y arrive parfois, je n'y arrive pas toujours.
Dans le doute permanent, j'écris encore et encore, parfois pour publier et parfois pas, mais toujours certain d'une chose : aux petites graines hasardeuses que l'on sème à tous vents, on finit toujours par récolter les fruits de notre pourquoi.

Ah oui… Et puis autre chose : je crois que l'on n'écrit bien non pas parce que l'on est bon, mais uniquement parce que certaines personnes savent insuffler, à certains moments fébriles de nos vies, une nouvelle raison d'être à notre présence ici-bas.

Derrière toute étincelle de lumière se cache toujours une muse de l'ombre.

À celles qui l'ont été, qui le sont et qui le sauront, j'ai envie de dire merci. Merci d'être là ;-)

30 Jun 2015

Un rdv pour les vacances…

Ne me lisez pas parce que je suis un romancier,
parce que j'écris des nouvelles,
des guides pratiques,
ou que je vous encourage au développement personnel…

Lisez-moi parce qu'au moins un de ces livres a rdv avec vous ;-)

Bonnes vacances… et rdv à la rentrée !

 

PENDANT LES #VACANCES, JE M'ÉVADE…
JE RETROUVE LE #SOURIRE ET LES SOUVENIRS…
JE FAIS LE PLEIN DE #MOTIVATION ET D' #ÉMOTIONS
ET LE TOUT À TOUT PETIT PRIX GRÂCE À QUI ?
GRÂCE À CHARLIE ;-)
 
-- PROMO SPÉCIALE VACANCES D'ÉTÉ 2015 --
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* sur Kobo, Fnac, iBookStore, Amazon, IggyBook…
http://charlie-bregman.iggybook.com/
 

06 Jun 2015

3 ans en autoédition

Lorsque j'ai décidé de me lancer dans l'aventure de l'autoédition, en 2011, je ne connaissais rien au format numérique. Amazon Kindle Direct Publishing n'était pas encore opérationnel en France (je crois qu'ils sont arrivés à l'automne).
C'est donc tout naturellement que j'ai d'abord choisi de publier au format papier, via deux imprimeurs consécutifs, avant de me pencher sur l'opportunité des ebooks un an plus tard, en juillet 2012.

Cela va donc bientôt faire 3 ans que j'écris et autoédite mes livres en toute liberté, au gré de mes envies (parfois déroutantes, sans doute, pour certains lecteurs) et en misant davantage sur des résultats à long terme qu'à court terme.


Aujourd'hui, j'ai à mon actif :
- 1 roman
- 3 nouvelles à chute
- 2 guides pratiques pour l'écriture et l'autoédition
- et 2 guides de développement personnel
= soit 8 livres publiés, dont seulement 2 également au format papier (mon premier roman "Vivement l'amour" et mon guide "Ecris ton livre").
Une édition papier de "L'autoédition pourquoi comment pour qui" sera sans doute envisagée à l'automne pour que les précieuses informations contenues dans cet ouvrage puissent être offertes et accessibles à tous ceux qui n'ont pas l'habitude de la lecture numérique.

Il faut savoir que je me suis souvent demandé si un recours à plusieurs pseudos n'aurait pas été plus approprié, en fonction des différents genres pratiqués.
Pourtant, ce pseudo de "Charlie Bregman" est déjà né dans le but de partager avec les autres des histoires, des émotions, des idées et des façons de regarder le monde autrement, que je n'ai pas forcément l'occasion d'exprimer dans la vraie vie. C'est une façon pour moi d'être moi en dehors de moi, de donner une vie à ce qui vibre à l'intérieur de moi, et que je trouve parfois beaucoup plus vivant et authentique que la plupart des rôles que la société nous demande de jouer sans que nous puissions en avoir le choix.
À travers ce personnage de "Charlie Bregman", je vis une aventure que ma vie quotidienne ne m'avait jamais donné l'opportunité de vivre : des rencontres improbables avec des gens passionnés et passionnants, qui ont fait le choix, comme moi, de se donner les moyens de goûter à la liberté d'oser vivre leurs rêves, de croire et de construire plutôt que de critiquer et baisser les bras. Je vis aussi des échanges formidables avec des lecteurs, qui deviennent en quelque sorte les voisins de mon quotidien tout en habitant parfois à l'autre bout du monde. Et surtout, je vois que nous sommes nombreux à rêver et tenter d'apporter notre pierre à l'édifice d'un monde meilleur plutôt que de céder au nihilisme, au pessimisme et au cynisme (qui sont à mon avis les vraies plaies de notre époque).

Dans la vraie vie, je côtoie trop de gens qui se laissent subir la crise, ouvertement ou inconsciemment. Ces gens ont fait le choix de ne plus grandir, de ne plus rien espérer de leurs propres capacités, et surtout de tout attendre d'une société qui ne fera que les consumer.
À travers "Charlie Bregman", et paradoxalement aussi à travers nos connexions souvent "virtuelles", je découvre une autre facette de l'humanité, qui déborde d'enthousiasme et d'idées, d'ambitions et d'initiatives, de passion et d'énergie, et qui a surtout compris que toute l'ivresse de l'existence repose sur le fait de construire des aventures AVEC les autres et non au détriment des autres, dans un monde où les immuables dés de la nature restent à rejouer…
…et dans lequel 1 + 1 = 3 !

Parce que mon pseudo et mes différentes publications sont une façon pour moi de rester connecté à ce monde et à ces gens auxquels je m'identifie profondément (et aussi d'exprimer toutes ces idées-là), j'ai des raisons de croire que le recours à d'autres pseudos ne serait qu'une façon de revêtir différents masques que je tente pourtant désespérément de faire tomber.
Donc, voilà. Je suis Charlie… et c'est tout !


De mon point de vue, je publie peu, ou pas autant que j'aimerais pouvoir le faire.
Pour d'autres, je ne publie pas assez de fictions et trop de guides. Publier des guides, en France, véhicule des notions d'intention, comme vouloir faire de l'argent facilement ou vendre du vent aux gens. Pourtant, qu'est-ce qui pourrait être plus honorable que de vouloir transmettre aux autres la meilleure part de soi-même, de son expérience, de son enthousiasme et de son énergie ? Je ne comprends pas que l'on ne puisse pas comprendre ça. Sans doute suis-je trop différent. Sans doute que je ne parviens pas à me faire comprendre correctement.
Tout cela donne parfois l'impression de se battre contre des moulins à vent.
Tout cela me donne parfois la conviction que l'on n'apporte rien à ceux qui ont fait le choix de se ranger du côté des nihilistes.

Malgré tout, je continue d'écrire pour défendre ces valeurs que je porte en moi.
On peut écrire pour soi, mais on ne publie toujours que pour être lu.
Alors pour celles et ceux qui se sont sentis vibrer (ou au moins en phase) à la lecture des paragraphes précédents, je continue…

Mes travaux en cours sont les suivants :
- un 3ème guide de développement personnel (parce qu'il est enfin le résultat d'une nouvelle étape pour moi)
- mon deuxième roman (parce que mes premiers lecteurs l'attendent depuis longtemps)
- et également un roman en co-écriture (parce que c'est un vrai défi, une formidable aventure, et aussi une façon de démontrer que même en littérature, on est forcément meilleur à deux plutôt que tout seul)


En attendant ces nouvelles publications, je peux d'ores et déjà partager avec vous le bilan de ces trois années d'expérience d'auteur autoédité également au format numérique.

D'abord, même si mes livres sont "de plus en plus" lus, la satisfaction reste à la fois très encourageante… et très relative pour le moment !

Déjà, il faut savoir que jusqu'en mars dernier, mes livres n'étaient disponibles que sur Amazon.
Le mois de mars 2015 marque un tournant dans ma vie d'auteur pour plusieurs choses :
- la publication de mon guide sur l'autoédition, et donc une certaine notoriété (ou parfois adversité) auprès des autres auteurs autoédités
- la création de mon site d'auteur sur IggyBook
- des rencontres constructives au Salon du Livre à Paris
- puis, dans la foulée, une relance de ma présence sur les réseaux, avec deux participations en tant qu'invité à des podcasts d'auteurs, de nouvelles interviews consacrées à des auteurs (sur mon site "Auteurs indépendants"), une mise en avant de mon premier roman sur Amazon pour les sélections Kindle des ponts du mois de mai, etc.

Depuis le mois de mai, tous mes livres sont disponibles sur Amazon, iBookstore d'Apple, Kobo/Fnac, GooglePlay.
Grâce à l'équipe d'IggyBook, d'autres modes de diffusion sont en cours.

Compte tenu de la toute récente diffusion sur la plupart des plateformes, les chiffres dont je dispose ne concernent qu'Amazon et Kobo cumulés (sachant que mes ventes sur Kobo restent anecdotiques pour l'instant, leur plateforme restant en plein développement).

Janvier : 7 ebooks écoulés
Février : 9 ebooks écoulés
Mars : 46 ebooks
Avril : 97 ebooks
Mai : 89 ebooks

Depuis le mois de mars, les ventes ont donc augmenté pour moi, pour les différentes raisons évoquées plus haut.
J'y vois des résultats encourageants, mais malheureusement très peu représentatifs de leur véritable potentiel ainsi que de l'énergie déployée pour les obtenir.
Mon livre sur l'autoédition bénéficie par exemple de bonnes critiques, et les informations qu'il contient pourraient faire le bonheur de milliers de personnes qui écrivent et cherchent à se faire publier (et oui, l'autoédition est AUSSI une stratégie pour pousser la porte des éditeurs !), mais pour le moment, seulement plus d'une centaine de lecteurs se l'ont procuré. De plus, seulement une poignée des 130 auteurs autoédités qui ont participé au sondage initial rediffusent l'existence de cet ouvrage à leur niveau, n'ayant pas forcément compris que le but de cet ebook est aussi de redorer la réputation dont souffre l'autoédition de manière générale.


Grosso modo, je crois que 90% de mes ventes reposent avant tout sur mon premier roman et mes deux guides pratiques consacrés à l'écriture et l'autoédition.
Depuis 2012, plus de 1200 exemplaires de mon roman "Vivement l'amour" ont été écoulés (principalement la première année), et plusieurs dizaines de nouvelles ventes ont eu lieu tout récemment, depuis sa sélection par Amazon en début mai.
Mon livre "Ecris ton livre" se vend peu, mais de manière régulière.
Le livre "L'autoédition pourquoi comment pour qui" reste à promouvoir. Il faut dire que la presse française a une vraie dent contre l'autoédition : seul un article est actuellement paru dans un média… en Allemagne !
(Nul n'est prophète en son pays, vous avez dit ?)


Ensuite, moi qui pensais que le format numérique se prêtait parfaitement au genre littéraire qu'est la nouvelle à chute (texte court, excellent rapport qualité / prix), je dois me rendre à l'évidence que même à 0,99€, cela n'attire pas forcément les lecteurs, qui pourraient avoir le temps de lire ce genre de format court dans les transports en commun, sur leurs smartphones notamment.
Même si mes quelques (rares) lecteurs (ou lectrices plutôt, car j'ai l'impression qu'aucun lecteur masculin n'a encore découvert ces publications de ma part) semblent avoir apprécié l'émotion livrée et la chute finale, le bouche à oreille ne fonctionne pas sur ce genre de produits comme ce peut être le cas pour un roman. La nouvelle est un produit plus "consommable", qu'on oublie peut-être plus vite une fois que le fichier est refermé.

Je crois aussi que pour le format court, la recherche de la gratuité, sur internet, est un mode de consommation plus courant.
Je conseillerais donc aux auteurs qui écrivent des nouvelles de plutôt les utiliser pour se faire connaître, notamment en les publiant sur des plateformes de diffusion gratuite (comme monBestSeller, par exemple).
C'est de cette manière que je procéderai pour ma prochaine, même si je continuerai cette collection "Nouvelle Détente" jusqu'à obtenir suffisamment de nouvelles pour en faire un recueil cohérent que je pourrai commercialiser alors à la fois en numérique et au format papier.
Je déconseille fortement de faire trop de gratuit. D'une part, on participe à l'idée trop répandue qu'un produit culturel ne devrait rien rapporter à son auteur, ce qui est une aberration dans un monde où aucune vie n'est possible sans argent ; et d'autre part, on se tire une balle dans le pied… pour avancer en tant qu'auteur ! (Avouez que si l'on pouvait vivre de ses écrits, cela changerait tout, non ?)


Quant à mes guides de développement personnel, qui sont pourtant les projets les plus motivants pour moi (car ils me permettent d'apporter aux autres la meilleure part de ce que la vie m'a appris), ce sont actuellement ceux qui se vendent le moins. Pour ne pas dire pratiquement pas.
Certes, j'ai très mal communiqué sur le projet, et je m'y mettrai certainement plus activement une fois que le troisième volet (le plus important) sera publié.
Comme je reste persuadé que ce sont des publications qui peuvent beaucoup apporter aux autres, je continuerai donc d'avancer en ce sens, sans pression, sans délai, à mon rythme et avec le cœur ;-)


Vous aussi, vous aimez écrire ?
Vous aussi, vous avez des choses à partager ?
Alors si je n'ai qu'une seule phrase pour tout résumer, ce sera la suivante :

Quelque soit le chemin que vous décidez d'emprunter, il reste forcément imprévisible, mais l'aventure vaut vraiment le détour : laissez-vous porter dans le sens du vent, et soyez sûr que les petites graines que vous emporterez avec vous finiront tôt ou tard par germer quelque part dans le cœur d'un autre ;-)
 

28 May 2015

Mon premier salon en tant qu'auteur…

Ces auteurs peu connus qui attendent désespérément que quelqu'un s'avance vers eux pendant qu'au stand d'à côté, la foule se marche sur les pieds pour se faire un selfie avec Marc Levy, ça m'a rappelé mon tout premier salon en tant qu'auteur...

J'étais venu spécialement de Haute-Savoie, en pensant trouver en ce joli coin de Provence cette douceur printanière qui est à l'origine de la transhumance des retraités.
Après une nuit d'enfer passée dans ma chambre d'hôtel premier prix, à lutter contre tous les bruits insolites que peut faire une caméra de surveillance de parking, et un couple d'allemands particulièrement heureux de voyager sans leurs enfants, l'aube avait fini par pointer ses premières lueurs sur ma tête de zombie, que j'allais devoir arranger du mieux que possible pour présenter avec plus de cohérence un roman frais et humoristique sur la période adolescente.

Nous étions quelques dizaines d'auteurs, en pleins préparatifs.
Mais comme un clin d'œil amusé au fiasco qui nous attendait, la météo ne semblait pas particulièrement de notre côté.
Face aux bourrasques, le déroulé des nappes de papier ne fut pas une partie facile. Certains commirent l’imprudence d’utiliser leurs premières œuvres imprimées en guise de maintien provisoire, mais c’était sous-estimer le poids de nos vanités contre la force du vrai mistral gagnant. Adieu jolies poésies, adieu vaines formulations ! Les plus beaux présentoirs ne tinrent pas deux minutes, et il en fallut même de peu pour qu’un petit recueil de bonnes nouvelles ne se transforme en grosse gifle fatale pour son auteur, qui posait pourtant le plus sagement du monde en attendant l’arrivée des premiers visiteurs.
Devant cette première démonstration de la juste réalité des choses, nous dûmes alors œuvrer en équipe. À l’aide du gros scotch d’emballage que j’avais emporté avec moi pour refermer mes cartons d’invendus, nous fîmes face à l’excitation perverse des éléments, qui se moquaient ouvertement de nous comme des marionnettistes avec leurs poupées de chiffon.

Tandis que mon voisin d'en face, tel un lutteur venu tout droit de la Grèce antique, plaquait la nappe du mieux qu’il pouvait sur le bois usé des tables d’écoliers, un autre auteur, plus dandy vestimentairement parlant, s'était soudainement métamorphosé en étrange crustacé aux pinces ligotées par le ruban adhésif, et ne cessait de pester contre une femme qui détenait la paire de ciseaux sans pour autant vouloir lui venir en aide.

Au bout d'une heure, tout était finalement prêt. Nos œuvres chétives attendaient sous de grosses pierres que le vent ne pouvait pas emporter. Le sable nous lapidait le visage, nos cheveux partaient dans tous les sens, mon chapeau de cow-boy valdingua jusqu'à la jeune squaw qui était derrière moi, et une première diligence arriva doucement dans la longue allée.

Manque de bol, c'était l'organisateur. Mauvaise nouvelle : les affiches de pub n'avaient pas été distribuées !

Sur les deux jours du salon, nous eûmes une soixantaine de visiteurs, et je vendis trois livres.

J'étais une star. Je faisais partie de ceux qui en avaient vendus le plus. Mon livre était un best-seller ! Une journaliste, contactée par l'organisateur, m'accorda même le privilège de débiter mes premières foutaises à la radio.

Le dimanche soir, les plus mauvais perdants quittèrent le salon sans me dire au revoir.
Mais il faut dire qu'ils étaient justement ceux qui n'avaient pas pris la peine non plus de m'adresser un regard au moment de mon arrivée.

Je repartis avec les coordonnées de 6 ou 7 contacts fort sympathiques, et c'était bien là tout le trésor de guerre que je pouvais ramener à ma famille…

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